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Islam: le dangereux discours de la Mosquée de Paris


Islam: le dangereux discours de la Mosquée de Paris

Dalil Boubakeur et le mépris des autres religions

On sait que plusieurs instances prétendument représentatives de « l’islam de France » sont de ferventes adeptes du double discours, à l’image du CFCM. On sait moins que la Grande Mosquée de Paris et son célèbre recteur Dalil Boubakeur sont hélas aussi de ceux pour qui le respect de l’autre n’est qu’une façade.

Sur le site internet de la Grande Mosquée, on trouve toutes sortes d’articles se proposant d’expliquer ce que sont l’islam, sa foi et ses croyances. Ces textes sont, dans l’ensemble, écrits dans un très bon français, ce qui permet de supposer que les mots employés n’ont pas été choisis par hasard.

Mépris des autres religions

Or, on y trouve des affirmations qui laissent pantois, et se distinguent par un mépris affiché envers les autres religions, et une troublante vindicte à l’égard du judaïsme en particulier.

Dans un article intitulé « connaissance de l’Islam » et signé Dalil Boubakeur, on peut lire :

« L’Islam condamne le vice et glorifie la vertu, (…) interdit le fanatisme et les passions criminelles, la haine, le racisme, la cupidité, les superstitions, les pseudo miracles, le culte des idoles, les représentations figurées de Dieu, l’attachement excessif aux vaines richesses de ce monde. (…) le paganisme, les absolutions de péchés, sont frappés par l’Islam d’une condamnation majeure en tant qu’imposture flagrante. (…) Il n’y a pas de place en Islam pour les confessions, (…) ni tous ceux qui en un mot, cherchent dans la religion (…) un moyen d’abêtir les masses au point de les rendre sourdes et aveugles devant l’égarement, l’erreur et l’injustice. »

Que l’Islam refuse les « représentations figurées de Dieu » est une chose. Que celles-ci soient mises sur le même plan, dans la même énumération, que la haine, le racisme et la cupidité, en est une autre ! De même pour les confessions associées à l’abêtissement des masses.

Car le choix des mots est fondamental : « le paganisme, les absolutions de péchés, sont frappés par l’Islam d’une condamnation majeure en tant qu’imposture flagrante ». Païens, catholiques ou orthodoxes apprécieront : selon ce texte, l’islam ne désapprouve pas ce qu’il considère comme une erreur mais « condamne une imposture flagrante ». Or, contrairement à l’erreur, l’imposture suppose la volonté consciente de tromper. Dire que quelque chose est une « imposture » revient à dire que ceux qui défendent cette imposture sont des imposteurs.

La Bible tournée en dérision

Dans un autre article, qui se propose de présenter Jésus vu par l’Islam, est écrit :

« Jésus avait naturellement ses préférences, en particulier pour Jacques et Jean (…) Avec Simon Kaïfa (le futur Pierre) ils formaient une sorte de comité intime parmi ses adeptes, lesquels étaient d’une naïveté et d’une ignorance extrêmes. » ou encore « Ces raisonneurs impénitents qu’étaient les docteurs grecs, (…) et des dissertations filandreuses de la scolastique médiévale, surchargée de mythes, de superstitions, de subtilités, de mystères inutiles et de contradictions »

Je ne me prononcerai ni sur les qualités intellectuelles des Apôtres, ni sur les mérites de la scolastique médiévale, mais il me semble que si le site internet d’un évêché proclamait que les compagnons du prophète de l’Islam étaient « d’une naïveté et d’une ignorance extrêmes », et parlait des « dissertations filandreuses » des théologiens musulmans du Moyen-âge, les réactions ne se feraient pas attendre !

De la “stérilité” du polythéisme

Dans l’article sur Moïse, on lit au sujet du paganisme :

« La condamnation d’un polythéisme (qui n’était pas toujours grossier notamment chez les Grecs) dont la stérilité, l’illusion, l’incohérence étaient, certes, patentes d’une part, et d’autre part la proclamation d’une divinité unique et transcendante, furent précisément les deux composantes de la mission surnaturelle de Moïse. »

Au risque de souligner l’évidence, je ne crois pas que soit « patente » une quelconque « stérilité » de l’ancienne religion égyptienne !

Le trésor de Toutankhamon, le Livre des Morts ou les temples de la Vallée du Nil me semblent au contraire les marques d’une tradition religieuse d’une très grande richesse intellectuelle et artistique.

La généralisation de la formulation, en outre, impose de rappeler la créativité magnifique de nombreux autres polythéismes à travers le monde, à commencer évidemment par l’Hellénisme, de Homère à Phidias, en passant par Pythagore et Hippocrate.

Enfin, puisque le polythéisme est « condamné », quelle place l’auteur de ce texte envisage-t-il au sein de la République pour nos concitoyens polythéistes, qu’ils soient hindouistes, shintôs, bouddhistes ou druides ?

Les “faussaires” judaïques

Ce dédain mêlé d’hostilité se dégage aussi des commentaires sur le judaïsme, notamment dans l’article consacré à Abraham.

Le texte disserte longuement sur une question qu’il estime fondamentale : quel fils, d’Isaac ou Ismaël, devait être sacrifié ? Querelle de préséance, obsession de fonder sur cette question une légitimité à se dire les véritables héritiers d’Abraham au détriment des Juifs.

Le rédacteur écrit donc :

« les légendes immorales, les invraisemblances et les niaiseries de la Bible doivent être sinon acceptées, du moins jugées de bon cœur et avec une indulgence souriante. »

Quant à la circoncision : 

« L’islam rejette comme grossièrement naïve et prétentieuse toute idée d’alliance avec Dieu fondée sur l’écoulement du sang des parties génitales » 

« Selon la Genèse, le « candidat » à l’immolation était Isaac. Selon la thèse musulmane, il s’agit d’Ismaël. Les sémitisants (…) ont souligné cette falsification et considèrent, en outre, les chapitres suivants surtout le chapitre XXII, comme transformés et pratiquement vidés de leur substance, à cause des compilateurs tardifs des traditions juives qui se sont évertués, en arrangeant les textes à leur manière, à faire d’Isaac et de son fils Jacob les seuls dépositaires de la révélation et les seuls fondateurs du culte. Pour rendre cohérente la narration biblique et leur conception de la prophétie comme un privilège exclusif d’Israël, ils ont modifié le Texte sacré et substitué Isaac à Ismaël. »

« Le faux ressort d’ailleurs du style « ton fils unique, celui que tu aimes, Isaac, etc. ». Cette insistance et ces précisions nullement indispensables trahissent à elles seules chez le faussaire anonyme, une détermination intéressée et donc obstinée, à convaincre ses lecteurs, malgré la matérialité des faits, d’une contrevérité patente. »

L’entretien d’un climat d’hostilité

A nouveau, le choix des mots. Après avoir refusé de prendre au sérieux le texte commenté : « les invraisemblances et les niaiseries »« grossièrement naïve et prétentieuse », on en condamne les intentions : « falsification »« se sont évertués, en arrangeant les textes »« faussaire »« détermination intéressée et donc obstinée »« contrevérité patente ».

L’hypothèse de deux traditions différentes mais toutes deux sincères n’est même pas envisagée : la tradition juive ne peut résulter que d’un mensonge conscient et volontaire.

Certes, il n’y a pas là à proprement parler d’appel à la violence. Mais est-il vraiment opportun, après Merah et Coulibaly, de diffuser ainsi l’idée selon laquelle les Juifs auraient sciemment falsifié les textes sacrés pour usurper une place qui ne devrait pas leur revenir ?

A tout le moins, par de tels écrits la Grande Mosquée de Paris contribue à entretenir un climat d’hostilité, qui ne peut que favoriser d’éventuels passages à l’acte antisémites.

Dalil Boubakeur, convive habituel des cérémonies officielles, est-il christianophobe, paganophobe et antisémite ? Ou a-t-il tellement l’habitude de telles attitudes dans son entourage qu’il les juge banales, et estime de bonne foi modérés des messages de mépris et de condamnation ?

Causeur

 







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  • 17 thoughts on “Islam: le dangereux discours de la Mosquée de Paris

    1. Malcolm Ode

      Bien que scandalisé, je trouve ces écrits très révélateur du véritable projet politique que n’arrive plus à cacher les prêcheurs de haines sous des dehors de docteur de la loi :

      « …Dire que quelque chose est une « imposture » revient à dire que ceux qui défendent cette imposture sont des imposteurs…. » : COMME D’HABITUDE, ils projètent sur autrui leurs propres travers ; les imposteurs ce sont ceux qui font mine de croire eux-même à leurs propres mensonges ;

      « …il me semble que si le site internet d’un évêché proclamait que les compagnons du prophète de l’Islam étaient « d’une naïveté et d’une ignorance extrêmes », et parlait des « dissertations filandreuses » des théologiens musulmans du Moyen-âge, les réactions ne se feraient pas attendre !… » : EN INVERSANT les causes et les effets on comprend mieux l’énormité de ces avanies : Benoît XVI, un Pape (!) a été démis de ses fonctions pour moins que ça! (son intervention sur l’islam en Allemagne)

      « …Pour rendre cohérente la narration biblique et leur conception de la prophétie comme un privilège exclusif d’Israël, ils ont modifié le Texte sacré et substitué Isaac à Ismaël. … » : s’ils avaient dû modifier les textes sacrés, ils auraient fait comme les oulemas depuis le 7e siècle, ils auraient tout réécrit en prétendant détenir de véritables écrits divins dictés par un ange. Dieu ne va pas écrire une Bible par culture ni se contenter d’une seconde place. La Torah précède le coran de trois millénaire. Basta!

      Dalil Boubakeur est un DANGEREUX PERSONNAGE. Comme le prix Nobel de la Paix, Yaser Arafat, qui tramait des attentats entre deux négociation de taqiya.

      « On peut mentir à tout le monde une fois ; on peut mentir à une personne tout le temps ; mais on ne peut mentir à tout le monde tout le temps. »

    2. Slam

      L’emboucaneur sort les griffes et se révèle aussi vil et faussaire qu’il était légitime d’en attendre de lui. Selon ses thèses pour le moins fétides, seul l’islam détient la vérité sur la bonté et la pureté de l’âme. Il est vrai que jusqu’ici les musulmans nous ont habitués à l’honnêteté, au refus du vice et à la volonté de vivre en harmonie et dans la paix avec les autres. Mentir, couper des têtes violer des femmes et tuer des enfants fait sûrement partie d’un plan, le plan du diable, sûrement pas le plan de Dieu. Alors les foutaises de ce faussaire bourrent un peu plus encore le crâne vide des ahuris qui ne pensent qu’au cul des vierges qu’ils baiseront au paradis. La démocratie française devrait avoir honte de tolérer de telles conneries.

    3. Armand Maruani

      Il a endormi son monde pendant des années et n’a pas hésité à prendre le train des djihadistes quand le vent a tourné .

      Il ne quitterait pour rien au monde son lit douillet de la mosquée de Paris et continuera à nous enfumer avec ses beaux discours que tous nos gouvernants feignent de gober .

    4. Armand Maruani

      Une minute de détente .

      Quelle cuite .

      C’est un type qui est accoudé au comptoir dans un bar et qui décide de rentrer chez lui car il est trop bourré. Il s’éloigne du comptoir, fait 2 mètres et s’écroule par terre.
      –  » Je suis trop bourré. Je vais ramper jusqu’à l’extérieur  »
      Arrivé dehors notre bonhomme se dit que l’air frais va lui faire du bien et il décide de se remettre debout. Et là, au bout de 2 mètres, vlan ! il s’écroule encore.
      –  » J’habite à 800 mètres. Je vais ramper jusqu’à la maison  »
      > Arrivé devant chez lui, il se dit qu’il a du dé-cuiter et essaie de se remettre debout. Et encore une fois au bout de 2 mètres, vlan ! par terre.
      > –  » Bon.. je vais ramper jusqu’à la chambre ».
      > Alors il ouvre sa porte d’entrée en rampant, monte les escaliers en rampant, ouvre en rampant la porte de la chambre ou dort sa femme, se déshabille par terre et avant de se mettre au lit, il se dit qu’il doit pouvoir enfin se lever.
      Il se lève, fait 2 mètres et s’écroule encore mais cette fois, sur le lit. Il s’endort en se disant que sa femme n’a rien entendu.
      > Sauvé!
      Le lendemain matin, sa femme le réveille:
      –  » Toi, t’as encore picolé hier soir !!!  »
       » Hein ? Non ! Pourquoi ?  »
      –  » Le bar a appelé : t’as encore oublié ton fauteuil roulant….

    5. Jacques B.

      Bah, qu’attendre d’autre de musulmans militants comme ce Boubakeur ou d’autres ? Qu’ont-ils de fondamentalement différent des islamistes armés de Kalchnikovs ? Rien, c’est juste le moyen qui diffère : la terreur physique pour les uns, le mensonge et la menace pour les autres. Mais le but est le même : imposer à terme l’islam, la charia.

      Dès lors, on ne peut s’attendre qu’à ce genre de propos. Sinon Boubakeur changerait de métier, et apostasierait l’islam, cette secte criminelle.

      On reconnaît l’arbre à ses fruits : le judaïsme à ses fruits, le christianisme à ses fruits, l’islam à ses fruits.
      Les pays de tradition judéo-chrétienne (comprenant évidemment Israël) ont produit la démocratie, des tas de progrès scientifiques, techniques, médicaux, sociaux… au point qu’ils sont copiés dans le monde entier et que des gens du monde entier veulent venir y vivre.
      Les pays d’islam… ben, il suffit d’ouvrir les yeux. Quatorze siècles d’échec, et encore, sans le pétrole qui ne leur a rien coûté à produire, ils en seraient encore à l’âge de pierre.

      Boubakeur et tous ses semblables devraient être renvoyés d’où ils viennent, et nous ne subirions plus ce genre de propos délirants et lourds de menaces.

    6. Armand Maruani

      Toutes ces mosquées grandes ou petites représentent un véritable cheval de Troie dans notre pays .

      Un repaire de criminels qui ont un point commun : le petit livre vert , véritable mode d’emploie pour secte avec la charia comme code civil .

    7. Salmon

      « L’islam est une religion française et le français la langue de l’islam » déclarait Tariq Ramadan. En 1989, Dalil Boubakeur, recteur de la Grande Mosquée de Paris, a justifié la fatwa lancée par l’Ayatollah Khomeiny contre Salman Rushdie. L’an dernier, Boubakeur a appelé à la transformation des églises abandonnées en mosquées.

      En Grande Bretagne, les grandes organisations musulmanes ont mis en place une « justice islamique » à travers un réseau de 85 tribunaux de la charia chacun relié à une mosquée.
      L’Etat islamique veut la guerre civile en France : il espère qu’une répression aveugle amènera les musulmans à se solidariser avec la minorité révolutionnaire. Une autre possibilité, pire que la guerre civile, peut aussi se produire : qu’il ne se passe rien et que tout continue comme avant.
      Les vrais « musulmans modérés » sont réduits au silence ou assassinés.
      Le mois dernier, le Wall Street Journal a publié un entretien avec Patrick Calvar, directeur général de la sécurité intérieure (DGSI) en France. « La confrontation est inévitable », a déclaré M. Calvar. Sur sept millions de musulmans, la France compte 15.000 Salafistes « dont le credo radical fondamentaliste est dominant au sein de plusieurs quartiers à forte population musulmane, notamment à la périphérie de villes comme Paris, Nice ou Lyon. Ils prêchent la guerre civile et leurs prédicateurs appellent les musulmans à anéantir les mécréants dans la rue ».
      Ces salafistes défient ouvertement le mode de vie qui prévaut en France et ne font pas mystère de leur volonté de renverser l’ordre existant en Europe par la violence, les attaques terroristes et l’intimidation physique. Mais si la menace islamiste en Europe se réduisait aux Salafistes, elle serait facile à vaincre.
      Une autre menace existe, bien plus dangereuse, car plus difficile à vaincre. Une menace à laquelle l’hebdomadaire Valeurs Actuelles a donné le nom de « conquête tranquille ». Soit le « projet de l’islam « modéré » de produire de la soumission. « Son ambition est claire : changer la société française. Lentement mais surement ».
      Dans Soumission, le roman de Michel Houellebecq, la menace est personnifiée par Mohammed Ben Abbes, le musulman « modéré » qui devient président de la République française et entreprend d’imposer l’islam comme religion officielle. Et par où le Président Ben Abbes démarre-t-il le processus d’islamisation ? Par la Sorbonne. Une université prestigieuse à laquelle le Qatar vient de faire don d’une somme importante pour parrainer l’éducation des migrants.
      En France, cette conquête tranquille prend le visage de l’Union des organisations islamiques de France (UOIF), une organisation qu’un rapport du Centre Simon Wiesenthal accuse d’ « antisémitisme, de soutien et de financement du terrorisme et d’appel au djihad. »
      Non seulement « l’UOIF n’encourage pas à l’intégration des musulmans en France », indique le rapport, mais « il représente un laboratoire pour l’élaboration des positions islamistes les plus radicales ».
      En Italie, cet « islam modéré », est incarné par l’Unione delle comunità e organizzazione islamiche (UCOII). Cette organisation islamique, la plus grande et la plus influente de la péninsule, a parrainé la candidature de la première conseillère musulmane de Milan, Sumaya Abdel Qader, candidate voilée de la coalition de centre-gauche. Le mari de Qader, Abdallah Kabakebbji, a ouvertement appelé à la destruction de l’Etat d’Israël : « une erreur historique, une escroquerie », a-t-il écrit sur sa page Facebook. Sa solution ? « Ctrl + Alt + Suppr ».
      Qader l’a emportée sur une candidate musulmane réellement modérée, la militante somalienne non voilée, Maryan Ismail. J’ai rencontré Mme Ismail à Milan, lors d’un forum pro-israélien. Après avoir perdu l’élection, elle a rompu avec le Parti démocrate italien dans une lettre ouverte: « Le Parti démocrate a choisi de dialoguer avec l’islam obscurantiste. Une fois de plus, les voix plurielles et inclusives de l’islam moderne n’ont pas été entendues ».
      Prenez deux « stars » de cet « islam modéré » français. Le premier est Tariq Ramadan, petit-fils de Hassan al-Banna, fondateur des Frères Musulmans, dont la devise est: « Allah est notre objectif, le Prophète est notre chef, le Coran est notre loi; Le djihad est notre chemin ; mourir dans la voie d’Allah est notre plus grand espoir ».
      Ramadan ne se cache pas à Raqqa, ni ne tire sur les citoyens français. Il aurait même déposé une demande pour obtenir la citoyenneté française. Son bureau est en banlieue parisienne, à Saint-Denis; il a écrit 30 livres et deux millions de personnes le suivent sur Facebook. Ramadan a des chaires dans plusieurs universités de par le monde : il est directeur du Centre de recherche en droit islamique à Doha (Qatar) et président de l’European Muslim Network. Il fait campagne publiquement pour l’islam aux côtés de l’ancien Premier ministre italien, Massimo d’Alema.
      Ramadan a récemment expliqué sa vision pour l’Europe et la France: « L’islam est une religion française et la langue française, une langue de l’islam ».
      Le projet de Ramadan n’est pas la création d’un islam européen, mais de rendre inéluctable l’islamisation de l’Europe. Il milite contre l’intégration des musulmans dans la culture et la société française. Quelques jours avant l’élection de Milan, Ramadan était en Italie pour soutenir la candidature de Sumaya Abdel Qader.
      La seconde « star » française est Dalil Boubakeur, recteur de la Grande Mosquée de Paris. En 1989, Boubakeur a justifié la fatwa de l’ayatollah Khomeiny qui condamnait Salman Rushdie à mort. En 2002, il a témoigné contre l’écrivain Michel Houellebecq. En 2006, il a poursuivi Charlie Hebdo en justice après la publication des caricatures danoises de Mahomet. L’an dernier, Boubakeur a plaidé pour un « doublement » du nombre de mosquées en France et suggéré que les églises désaffectées soient converties en mosquées.
      Dalil Boubakeur, recteur de la Grande Mosquée de Paris, a plaidé l’an dernier pour un « doublement » du nombre de mosquées en France et suggéré que les églises désaffectées soient converties en mosquées. (Image source: TV5 Monde)
      Au Royaume-Uni, les grandes organisations musulmanes ont mis en place une « justice islamique » à travers plus de 85 tribunaux de la charia, chacun rattaché à une mosquée. Divorce, polygamie, adultère et violence conjugale sont les sujets qui, parmi d’autres, contribuent à la formation d’une jurisprudence islamique. En Allemagne, le vice-chancelier Sigmar Gabriel a critiqué l’Arabie Saoudite pour son rôle dans le financement de l’extrémisme islamique en Europe. Le même royaume saoudien a, l’an dernier, offert de construire 200 nouvelles mosquées en Allemagne.
      Le Qatar, et son mégaphone audiovisuel Al Jazeera, fait preuve d’un dynamisme certain dans la promotion du radicalisme des Frères Musulmans en Europe. La famille royale du Qatar, a, en 2015, fait don de 11 millions de livres (12,7 millions d’euros) au St. Anthony Collège d’Oxford où enseigne Tariq Ramadan. Le même Qatar a aussi annoncé qu’il était prêt à dépenser 65 millions de dollars (57,4 millions d’euros) pour financer l’activité économique dans les banlieues françaises, ou réside la grande majorité des six millions de musulmans de France
      Aujourd’hui, en Europe, plusieurs scénarios sont possibles. A commencer par le pire : une guerre civile que de nombreuses personnes évoquent, y compris Patrick Calvar, directeur général de la sécurité intérieure (DGSI) en France. A travers la multiplication des attentats, l’État islamique cherche à déclencher une répression aveugle qui poussera la population musulmane à se solidariser avec la minorité révolutionnaire. Mais, pire que le pire serait peut-être que rien ne se passe et que tout continue comme avant.
      La fin justifiant les moyens, l’État islamique a le même objectif que la plupart des autres acteurs du soi-disant « islam modéré» : la soumission à la charia. Nombreux sont les « musulmans dits modérés » qui, s’ils ne commettent pas eux-mêmes d’actes violents, les soutiennent volontiers. Ils les soutiennent en se taisant. Quand ils daignent s’exprimer, ils le font en termes codés, affirmant par exemple qu’ils sont «contre le terrorisme», ou qu’ils craignent que le terrorisme islamique ne déclenche un « retour de bâton » dont ils seraient, eux, les victimes.
      La violence djihadiste n’est pas le seul moyen de transformer l’Europe, et peut même se révéler contre-productive car elle peut provoquer le réveil des nations attaquées. Des moyens souples et plus discrets, tels que la pression sociale et la propagande, sont tout aussi dangereux, et peut-être plus efficaces : certains sont même difficiles à voir, comme l’acceptation par les pays occidentaux d’un double système légal et judiciaire ; ou comme l’existence d’une finance charia compatible (quel effet une « finance nazie » qui aurait capté l’ensemble des transactions financières dans le but de renforcer le Troisième Reich, aurait pu avoir sur la Seconde Guerre mondiale ?) ; ou encore comme la prolifération des mosquées et des sites Internet islamistes. Même s’il existe de vrais et nombreux « musulmans modérés », il en existe aussi beaucoup qui ne le sont pas.
      Pour les musulmans conservateurs, tout musulman qui n’accepte pas l’intégralité du message d’Allah – le Coran dans son entier – n’est pas un vrai musulman, et mérite d’être traité d’ « apostat », ce qui équivaut à une condamnation à mort. Selon le fameux théologien sunnite, Yusuf al-Qaradawi, basé au Qatar, « S’ils [ les musulmans] avaient renoncé à punir de mort les apostats, l’ islam n’existerait plus aujourd’hui ».
      Voilà pourquoi l’écrivain Oriana Fallaci a déclaré au magazine The New Yorker : « Je n’accepte pas le mensonge du soi-disant islam modéré ». Car les vrais « musulmans modérés » sont soit réduits au silence, soit assassinés.
      La pensée islamique dominante pourrait se résumer ainsi : « chers Européens, continuez de penser à une réduction de la durée du travail, à la retraite anticipée, à l’avortement à la demande et à l’adultère l’après-midi. Avec vos lois, nous vous vaincrons ; avec nos lois, nous vous convertirons »
      .
      Giulio Meotti, journaliste culturel pour Il Foglio, est un auteur et journaliste italien..Europe Israel

    8. Salmon

      oh , les Chrétiens c’est boubaker qui veut tranformer les Eglises en mosquées
      il avait demandé 2000 Eglises , vous ne dites rien ?
      A moins que vous soyez d’accord ?

    9. Jan Favre

      « Selon la Genèse, le « candidat » à l’immolation était Isaac. Selon la thèse musulmane, il s’agit d’Ismaël. »
      Sans préjuger de qui a raison, Abraham a été prêt de sacrifier Isaac, Ibrahim (Abraham musulman) Ismaël.
      Ibrahim et Abraham ne sont pas les mêmes personnes. De plus tous les prophètes sont issus de la ligne Isaac, y compris pour les chrétiens Jean Baptiste (un Cohen) et Jésus. Isa (du coran) n’est ni le fils de Dieu, ni est mort sur la croix. Isa a été pris auprès d’Allah où il attend le combat eschatologique pour combattre avec le Mahdi contre les ennemis d’Allah et confirmer auprès des chrétiens que l’islam est la vraie religion. Donc Isa et Jésus ne sont pas les mêmes personnes. Le concept musulman des religions Abrahamiques est une illusion, car l’islam est antinomique et du judaïsme et du christianisme. Donc il y a une filiation de la ligne prophétique abrahamique (Abraham, Isaac, Jacob et tous les prophètes juifs) qui inclut Judaïsme, Judaïsme messianique et christianisme, et une deuxième ligne prophétique ibrahimique (Ibrahim Ismaël Muhammad) donc Islam sunnite, Islam chia, Bahaïsme et Amadiya.
      Les deux lignées prophétiques sont incompatibles.

    10. alauda

      La citation qui me fait le plus rire sous la plume de Boubasanscoeur c’est celle-ci : « la vie monastique est contraire à la Tradition du Prophète ».

      La vie monastique a défriché les territoires de France au Moyen-âge, tandis que le prophète du désert n’avait rien d’autre à défricher que ses femmes.

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