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Chameau de Troie et face (de) bouc : L’espionnage de Daesh peut faire des ravages en Occident !


Chameau de Troie et face (de) bouc : L’espionnage de Daesh peut faire des ravages en Occident !

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On se rappelle l’anecdote de la Belgique qui fit construire le Canal Albert (censé être une ligne de défense contre l’Allemagne nazie et inauguré, le 30 juillet 1939, pour remplacer la continuation de la Ligne Maginot) par des ingénieurs allemands, et ce, officiellement car le prix qu’ils proposaient était le moins cher. Moralité, lors de l’invasion allemande, l’état-major de la Wehrmacht était donc en possession de tous les plans et aucun des ponts qui devaient sauter ne l’a fait sauf un seul… qui était justement celui qui ne le devait pas, afin de permettre le retrait des troupes belges sises de l’autre côté !

« Bis repetita placent »… du moins dans nos états-majors occidentaux ! Mais, cette fois, l’erreur se fait sur une grande échelle et au point de vue mondial. Depuis quelques mois, sous prétexte de lutte contre le terrorisme, ceux-ci ont autorisé Facebook à exiger de ses abonnés photo de leur carte d’identité, photo personnelle et numéro de portable (un seul n° valable pour tous les comptes) mais ont aussi permis à ses modérateurs de désactiver (sans préavis) les internautes qui doivent alors impérativement fournir ces informations afin d’être réactivés.

Dans un article du 3 mai 2017, Le Monde annonce même que ce réseau va augmenter le nombre de ses modérateurs qui passeront de 4.500 à 7.500. Or, depuis quelques mois, les « désactivations » se sont multipliées (plusieurs dizaines de milliers, sans raisons valables et alors même que, souvent, les documents susmentionnés avaient été produits) visant – comme par hasard – certains milieux pro-israéliens, d’autres d’importance économique (directeurs de banques, par exemple) et/ou des journalistes dits « de droite ». Certes ! Ces comptes sont ensuite réactivés, plusieurs jours plus tard et après plaintes, mais cela n’empêche que les victimes soient obligées de passer par les fourches caudines des modérateurs.

Sachant que les modérateurs de FB ont accès tant à la carte d’identité des intervenants, à leur E-mail, à leur n° de portable, à leur MAC-adresse , à leur IP (donc à leur prise réseau) et peuvent voir le contenu de leur « mur », il ne leur est pas trop difficile – avec un peu d’astuce et/ou de complicités au sein des fournisseurs d’accès internet (Voir ici*) – d’obtenir l’adresse de leur domicile et de précieux renseignements sur leur famille (dans le cas des directeurs de banque, par exemple, cela permet aussi de prendre leur famille en otage car on sait que grand banditisme et terrorisme sont souvent liés). D’autant que FB sous-traite sa modération avec plusieurs pays arabes ! Cela permet aussi à d’éventuelles « taupes » de DAESH – ou d’autres organisations islamistes – parmi les modérateurs de repérer leurs opposants les plus actifs et de les mettre dans l’incapacité de faire de la « com. » anti-terrorisme.

On me dira que je verse dans la paranoïa… Ah, bon ?! Pour ma part, je m’étonne que les services de sécurité occidentaux n’aient pas pensé (ou voulu penser ?) à cette hypothèse, pris les précautions élémentaires qu’un enfant comprendrait ! Les modérateurs de FB n’ont-ils été engagés qu’après une enquête approfondie sur leurs opinions, leur passé, leur casier judiciaire ? Et quand je dis « enquête approfondie », c’est par des services anti-terroristes occidentaux car – n’y voyez pas du « racisme » mais une vérité toute nue – les « services de renseignements » de pays arabes sont quelque peu, à mon humble avis, euh… « sujets à caution » !

A l’appui de ma « paranoïa », deux faits viennent étayer celle-ci :

Ce 10 juin 2017, « une page Facebook listait et affichait des juifs avec leurs noms, prénoms, adresses, tel, etc… en les dénonçant comme sionistes » . Comment ces noms, prénoms, adresses et opinions politiques ont-ils pu être obtenus sans complicités dans certains réseaux officiels ?

Ce 17 juin 2017, Le Point révélait – à la suite du Guardian – que les noms de plus de 1.000 (sur 4.500 ou 7.500) de ses modérateurs avait été révélé à des groupes terroristes et que certain avaient reçu des menaces de mort (« La punition de l’État islamique pour ceux qui travaillent à l’antiterrorisme, c’est la décapitation. »). Même en supposant naïvement qu’il n’y ait aucune « taupe » de DAESH infiltrée à l’origine parmi les modérateurs de FB, on peut se demander si certains de ceux-ci n’ont pas été forcés de céder au chantage et à la menace !

De plus, accessoirement, vouloir supprimer les contenus islamistes sur FB est une aberration car, ainsi que le révèle un récent article de L’Express, c’est grâce à la surveillance active du contenu des « murs FB » qu’il est possible de repérer, avant qu’ils ne passent à l’acte, les intentions des « loups solitaires ».

Il nous faut donc constater que en voulant lutter (ou « faire semblant de lutter ») contre les terroristes – outre le fait que pour les conseiller, ce sont souvent des Frères musulmans (aussi islamistes mais plus « discrets » que DAESH et Al Qaïda) qui sont sollicités – les services chargés de nous protéger ont introduit un « Chameau de Troie », lui déroulant le tapis rouge du sang des innocentes victimes occidentales.

Cet article est un cri d’alarme ! Dans la mythologie moyenâgeuse, le bouc était souvent la représentation du diable… que nos élus et les responsables sécuritaires fassent très attention car eux aussi (et leur famille), à force de sacrifier à cet animal, pourraient bientôt – en retour de bâton – subir l’enfer de par les maléfices et la dissimulation de sa face cachée !

© Yéh’ezkel BEN AVRAHAM pour Europe Israël

* Je cite :
« Hackadémicien Membre impliqué
Inscription: mai 2014
Messages: 242
#2
23 mai 2014, 15h49
Si son ip est dynamique, déjà il n’est pas abonné chez Free a condition qu’il soit en zone dégroupé
je ne pense pas qu’il existe un moyen de retrouver une personne avec son ip sans utiliser du social engineering
tu peux appeler son FAI (en masqué) et faire croire que tu es la personne concerné (ou un technicien qui transfert un dossier), à condition que tu possèdes les information requise (Nom, prénom, numéros de tel, adresse email)
pour récupérer ces informations jette un coup d’œil au logiciel maltego en renseignant son ip ou son adresse mail si tu la récupères (rien ne garantit que tu puisses récupérer des infos, mais tu peux toujours essayer) »







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  • 8 thoughts on “Chameau de Troie et face (de) bouc : L’espionnage de Daesh peut faire des ravages en Occident !

    1. Salmon

      mes identifiants en permanence sur Europe Israël disparaissent , pourquoi ?
      dés que j’écris quelque chose sur le site ou que je regarde un site un klaxon se déclenche
      sur ma chaine HiFi la radio me met des codes , est ce que c’est isis , tout ça ?

    2. Ntb

      Sans vouloir réveiller Paul et Mike, l’anecdote des plans racontée du canal Albert est une légende urbaine: aucun Allemand n’est intervenu dans sa construction, c’est une réalisation belge pour relier deux villes industrielles. La Belgique, pays neutre à l’époque, a été surprise par la rupture de cette neutralité et la rapidité de l’invasion de l’armée la plus puissante du monde. Il y avait peu de personnel et un trop faible commandement ce jour-là dans le poste de défense pour y faire face. D’accord 100% avec le reste de l’article.

    3. BobbyFR94

      Question de bon sens, pas besoin d’être ingénieur en informatique pour comprendre que cet article tape très juste !!

      Je le sais, le compte face de bouc que j’avais a été bloqué sans qu’aucune raison ne m’est été donnée !!!

      Comme toutes les informations que j’avais fournie étaient fausses, et que j’avais déjà compris que face de bouc est pro-NAZISLAMISTE, ça fait plus d’un an que je n’ai plus d’accès à cette MERDE social !!!

      Comme le dit l’article, la censure est faite par des « employés » situés au Maghreb, musulmans donc !!!

      Ceci explique cela !!!

      EURABIA poursuit sa « route », et les moutons lobotomisés vont à l’abattoir (halal) en chantant !!!

    4. Bertrand Jean-Michel Escaffre

      « DEVS:LO:VOLT! »

      La création et la défense des États latins d’Orient (Ire – IIIe croisade)

      La première croisade (1096 – 1099)

      1099 : la prise de Jérusalem

      La croisade populaire

      Articles détaillés : croisade populaire et persécution des Juifs pendant la première croisade.

      De nombreux prédicateurs populaires relaient l’appel de la croisade. Le plus connu est Pierre l’Ermite. Beaucoup attendant l’Apocalypse partent sans espoir de retour avant la date officielle fixée par le pape. Pierre l’Ermite commence sa prédication dans le Berry, puis l’Orléanais, la Champagne, la Lorraine et la Rhénanie, emmenant dans son sillage quinze mille pèlerins, encadrés par des nobles et des chevaliers dont Gautier Sans-Avoir. Arrivé à Cologne le 12 avril 1096, il continue de prêcher auprès des populations germaniques, tandis que Gautier Sans-Avoir conduit les pèlerins en direction de Constantinople26.

      Des bandes parties de Rhénanie s’acharnent au départ sur les communautés juives des villes rhénanes, cherchant à les convertir de force. Le refus du baptême est, pour le peuple, considéré comme une insulte à Dieu pouvant attirer sa colère sur les hommes27. Présents depuis des siècles, les Juifs deviennent soudain des étrangers et des assassins du Christ qu’il convient de punir avant de délivrer les lieux saints28. Peut-être douze mille Juifs ont-ils péri en 109629. Certains évêques protègent la communauté de la ville30,31. Le pape condamne ces violences, souvent l’œuvre de la lie de la société. Il ne semble pas que Pierre l’Ermite ait appelé à persécuter les Juifs, mais les terreurs créées par les pogroms commis en Germanie lui permettent d’obtenir des communautés juives des régions qu’il traverse le ravitaillement et le financement des croisés.

      Ayant persuadé un certain nombre de Germaniques à partir, il quitte Cologne à la tête d’environ douze mille croisés le 19 avril 1096 et traverse le Saint-Empire et la Hongrie en suivant le Danube. Sur le chemin, les troupes dirigées par Pierre l’ermite se livrent à des confrontations locales dans Belgrade et dans le faubourg de Constantinople, incapables de s’acheter par leur propres moyens leur nourriture. Les groupes partis du Nord de Francie occidentale et de Rhénanie en avril 1096, arrivent sans trop de difficultés à Constantinople quelques mois plus tard. Mais la plupart des groupes germaniques ne sont jamais arrivés à Constantinople, anéantis ou dispersés par les troupes hongroises30.

      Le voyage des chevaliers vers Jérusalem

      Quatre armées de chevaliers partent à la date prévue. Celle de la Francie du Nord et de la Basse-Lorraine, conduite par Godefroy de Bouillon suit la route du Danube. La deuxième armée venant des régions du Sud de la Francie, dirigée par le comte de Toulouse, Raymond de Saint-Gilles, et le légat du pape, Adhémar de Monteil passe par la Lombardie, la Dalmatie et le Nord de la Grèce. La troisième, d’Italie méridionale, commandée par le prince normand Bohémond gagne Durazzo par mer. La quatrième, de la Francie centrale, dont les chefs sont Étienne de Blois et Robert de Normandie passe par Rome32.

      Si les premières arrivées se passent bien, au fur et à mesure que les troupes croisées arrivent, les incidents se multiplient. Les croisés se livrent à des pillages et à des violences33. L’empereur Alexis Ier Commène cherche à obtenir un serment d’allégeance de la part des chefs croisés, et à rendre à l’empire toutes les terres qui lui appartenaient avant l’invasion turque. La plupart acceptent34. Les croisés assiègent Nicée qui est rendue en juin 1097 aux Byzantins. Ils battent plusieurs émirs turcs en marchant à travers l’Anatolie, traversent le Taurie, parviennent en Cilicie et mettent le siège devant Antioche le 20 octobre 109735. Les croisés manifestent des ambitions territoriales pour leur propre compte. Baudouin de Boulogne aide l’arménien Thoros à secouer la tutelle turque à Édesse et devient son héritier. Le siège d’Antioche est long et difficile. Les croisés développent un fort ressentiment contre les Byzantins qu’ils accusent de double jeu avec les Turcs. Bohémond réussit à faire promettre aux combattants qu’il prendrait possession de la ville, s’il y entrait en premier et si l’empereur byzantin ne venait pas lui-même prendre possession de la ville. Grâce à une complicité intérieure, il parvient à entrer dans la ville. Aussitôt les assiégeants se retrouvent assiégés par les Turcs et subissent un siège très éprouvant. L’armée de secours, dirigée par Bohémond parvient à vaincre les Turcs sans l’aide de l’empereur. Les croisés s’estiment déliés de leur serment de leur fidélité et gardent la ville pour eux36.

      Godefroy de Bouillon dans son château roulant à l’assaut de Jérusalem

      Pendant l’été, les chefs croisés prennent le contrôle des places-fortes dans les régions voisines d’Antioche. L’historien arabe Ibn Al Athir rapporte que de nombreux actes de barbarie ont été perpétrés par de très nombreux croisés fanatisés. C’est le cas lors de la prise de Maara où la population est massacrée malgré la promesse de Bohémond de laisser la vie sauve à ses habitants. « A l’aube, les Franj arrivent : c’est le carnage. Pendant trois jours ils passèrent les gens au fil de l’épée »37. Mais le plus terrifiant reste ces actes de cannibalisme rapportés par le chroniqueur franc Raoul de Caen « A Maara, les nôtres faisaient bouillir des païens adultes dans les marmites, ils fixaient les enfants sur des broches et les dévoraient grillés » ou par un autre chroniqueur franc Albert d’Aix « Les nôtres ne répugnaient pas à manger non seulement les Turcs et les Sarrasins tués mais aussi les chiens ! »38. Le supplice de la ville de Maara ne prend fin que le 13 janvier 1099 (soit environ un mois après la prise de la ville), lorsque des centaines de Franj armés de torche parcourent les ruelles, mettant le feu à chaque maison. Ce terrible épisode contribue à creuser entre les Arabes et les Franj un fossé que plusieurs siècles ne suffisent pas à combler. Les populations paralysées par la terreur ne résistent plus et les émirs syriens s’empressent d’envoyer aux envahisseurs des émissaires chargés de présents pour les assurer de leur bonne volonté, leur proposer toute l’aide dont ils auraient besoin.

      L’armée ne prend la route de Jérusalem qu’en janvier 109939. Les chrétiens syriens indiquent la route la plus sûre aux chevaliers latins. Ils descendent le long de la côte, prenant plusieurs villes. Ils prennent Bethléem le 6 juin et assiègent Jérusalem le lendemain. Par une ironie de l’histoire, les Arabes avaient entretemps repris la ville aux Turcs[réf. souhaitée]. Les croisés manquent d’eau, de bois, d’armes et ne sont pas assez nombreux pour investir la ville. Une expédition à Samarie et l’arrivée d’une flotte génoise à Jaffa leur fournissent tout ce qui leur manque. La ville est prise le 15 juillet 1099 après un assaut de deux jours. Une fois les croisés entrés dans la ville, de nombreux habitants furent tués jusqu’au matin suivant. Le bilan humain varie selon les sources : pour les auteurs chrétiens, 10 000 morts, pour les musulmans, de 30 000 à 50 000. Le gouverneur de Jérusalem s’était barricadé dans la Tour de David, qu’il donna à Raymond en échange de la vie sauve pour lui et ses hommes. Ils purent se rendre à Ascalon avec la population civile musulmane et juive survivante.

      Consultez la documentation du modèle
      Le siège de Jérusalem lors de la première croisade dura du 7 juin au 15 juillet 1099. La situation est alors singulière : partis pour libérer les lieux saints de la domination turque seldjoukide afin de pouvoir rétablir la route des pèlerinages, ils se retrouvent face à une ville reprise entre-temps par les Fatimides qui n’y avaient jamais fait obstacle. Point culminant de la première croisade, ce siège permit aux croisés de se saisir de Jérusalem, et de fonder le royaume de Jérusalem.

      Sommaire
      1 Contexte
      2 Déroulement
      2.1 L’assaut final et le massacre
      2.2 Le miracle de Frère Gérard
      3 Conséquences
      4 Notes et références
      5 Annexes
      5.1 Sources
      5.2 Articles connexes
      5.3 Liens externes
      Contexte
      Après la prise d’Antioche le 3 juin 1098, les croisés sont restés dans la région jusqu’à la fin de l’année. Le légat pontifical Adhémar de Monteil était mort, et Bohémond de Tarente avait réclamé Antioche pour son compte. Baudouin de Boulogne s’était installé à Édesse où il avait jeté les bases du comté. Il y avait des dissensions entre les chefs croisés sur la conduite à tenir ; Raymond IV de Toulouse, mécontent d’avoir été mis à l’écart lors de l’attribution d’Antioche, avait quitté la ville pour assiéger Ma’arrat al-Numan. À la fin de l’année, une petite armée de chevaliers et de soldats commença à marcher sur Jérusalem3,4,5.

      Le 5 janvier 1099, Raymond démantela la forteresse de Ma’arrat, et le 13 janvier, l’armée reprit sa marche vers le sud, nu-pieds et vêtus en pèlerins, suivie par Robert et Tancrède. Longeant la côte méditerranéenne, ils rencontrèrent peu de résistance, les seigneurs musulmans locaux préférant acheter la paix en les approvisionnant. Les musulmans sunnites préférèrent aussi la domination des croisés à celle des Fatimides chiites6,7.

      Raymond projeta de prendre la ville de Tripoli pour se tailler un fief analogue à celui de Bohémond. Il commença par assiéger la ville voisine d’Arqa du 14 février au 13 mai, ville qu’il ne prit pas. De leur côté, Godefroy et aussi Robert II de Flandre, qui avaient refusé d’être vassaux de Raymond, ainsi que les croisés restant à Lattaquié, prirent le chemin du sud en février. Bohémond les accompagna quelque temps, puis retourna rapidement à Antioche. À cette date, Tancrède quitta le service de Raymond et se joignit à Godefroy, pour une raison inconnue. Une autre troupe, mais alliée à Godefroy, prit un autre chemin sous la conduite de Gaston IV de Béarn8,9,7.

      Godefroy, Robert, Tancrède et Gaston arrivèrent à Arqa en mars, alors que le siège se prolongeait. La situation était tendue, non seulement entre les chefs croisés, mais aussi au sein du clergé : depuis la mort d’Adhémar de Monteil, le 1er août 1098, il n’y avait pas vraiment de chef religieux, et après la découverte de la Sainte Lance par Pierre Barthélémy, des accusations de fraudes s’échangeaient entre les différentes factions cléricales. Finalement, en avril, Arnoulf de Rœux mit Pierre au défi d’une ordalie par le feu. Pierre subit l’épreuve et mourut de ses brûlures, discréditant ainsi la Sainte Lance et sapant définitivement l’autorité de Raymond sur la croisade8,10,7.

      Déroulement
      Le siège d’Arqa prit fin le 13 mai, quand les croisés quittèrent les lieux, sans avoir pris la ville. Les Fatimides avaient tenté de faire la paix, à la condition que les croisés ne continuassent pas jusqu’à Jérusalem, mais ceux-ci rejetèrent évidemment cette offre ; apparemment, le gouverneur fatimide de Jérusalem ne comprenait pas pourquoi les croisés étaient venus jusqu’en Terre sainte. Ils arrivèrent à Tripoli où le dirigeant de la ville leur donna de l’argent et des chevaux. Selon la chronique anonyme Gesta Francorum, il aurait émis aussi le vœu de se convertir au christianisme si les croisés réussissaient à prendre Jérusalem à ses ennemis fatimides. Continuant leur route vers le sud, les croisés dépassèrent Beyrouth le 19 mai, Tyr le 23 mai et changèrent de direction à Jaffa, gagnant le 3 juin Rama abandonné par ses habitants. L’évêché de Rama-Lydda y fut établi à l’église Saint-Georges (un héros de la croisade populaire), avant de continuer vers Jérusalem. Le 6 juin, Godefroy envoya Tancrède et Gaston prendre Bethléem, où Tancrède planta sa bannière sur l’église de la Nativité. Le 7 juin, les croisés atteignirent enfin Jérusalem. Beaucoup pleurèrent en voyant enfin la ville pour laquelle ils avaient entrepris un si long voyage11,12,13.

      De même qu’au siège d’Antioche, les croisés ont probablement plus souffert pendant le siège que les habitants de la ville, à cause du manque de vivres et d’eau autour de Jérusalem. La ville s’était bien préparée pour le siège, et le gouverneur avait fait expulser de nombreux chrétiens à l’approche des troupes croisées. De l’estimation de 7 000 chevaliers ayant pris part à la croisade, il n’en restait qu’environ 1 500, avec environ 12 000 fantassins14 (sur peut-être 20 000 au départ). Godefroy, Robert de Flandre et Robert de Normandie (qui a maintenant quitté Raymond pour rejoindre Godefroy), encerclèrent la ville au nord et au sud, tandis que Raymond installait son camp à l’ouest, face à la tour de David et à la colline de Sion. Un premier assaut le 13 juin fut un échec. Sans eau ni nourriture, de nombreux hommes et animaux mouraient de soif et de faim, et les croisés surent que le temps leur était compté. Heureusement, peu après le premier assaut, plusieurs navires chrétiens, notamment génois abordèrent à Jaffa, et les croisés purent s’approvisionner pour quelque temps. Les croisés allèrent chercher du bois en Samarie pour construire des machines de siège. Ils avaient peu de vivres et à la fin du mois de juin, ils apprirent qu’une armée fatimide marchait vers eux15,16.

      L’assaut final et le massacre
      Pendant le siège, plusieurs tentatives avaient été faites, mais furent toutes repoussées. Trois machines de siège furent terminées et amenées près des murs dans la nuit du 14 juillet. La tour de Godefroy de Bouillon atteint la première les murs. Auger de Membrède17, un Béarnais, et deux Flamands de Tournai, des frères du nom de Lethalde (Lethold) et Engelbert furent les premiers à mettre le pied dans la ville, suivi par Godefroy, son frère Eustache, Tancrède et leurs hommes. La tour de Raymond fut retardée par un fossé, mais comme les croisés avaient déjà pénétré dans la ville, les gardes musulmans se rendirent et leur ouvrirent les portes18,19,20.

      Une fois les croisés entrés dans la ville, tous les musulmans qui n’avaient pas fui furent passés au fil de l’épée. Les juifs furent brûlés dans leurs synagogues. Les tueries durèrent jusqu’au matin suivant. Le comte de Toulouse Raymond assura la population de sa protection. Le bilan varie selon les sources : pour les chrétiens, 10 000 morts, pour les musulmans, 70 00014. Toutefois, ces chiffres sont déclarés irréalistes par Peter Thorau, qui affirme qu’il est très peu probable que la ville à l’époque ait une population totale de cet ordre ; les chroniqueurs médiévaux ont tendance à exagérer les forces armées et le nombre de morts. Tancrède avait demandé le quart du Temple pour lui et accorda sa protection aux habitants et soldats, mais ne put empêcher le massacre de ces derniers par les autres croisés. Le gouverneur de Jérusalem s’était barricadé dans la tour de David, qu’il donna à Raymond en échange de la vie sauve pour lui et ses hommes, ils purent se rendre à Ashkelon avec la population civile femmes et enfants selon le récit de l’émir d’Ashkelon21,22,23,24.

      Montefiore25 : « à en croire les recherches les plus récentes, le massacre fut plus limité, faisant peut-être dix mille victimes, soit nettement moins que les futurs massacres commis par les musulmans à Édesse et à Acre. Le contemporain le mieux placé, al-Arabi, qui avait vécu à Jérusalem et se trouvait en Égypte en 1099, parle de trois mille personnes assassinées à Al-Aqsa. Tous les juifs non plus ne périrent pas. Il y eut évidemment des survivants, tant chez eux que chez les musulmans. Curieusement, il semble que, à des fins religieuses et de propagande, les chroniqueurs croisés aient considérablement exagéré l’étendue de leurs propres crimes. Ainsi en allait-il de la guerre sainte. »
      Richard26 : « Ce massacre, dont la description a été répétée à satiété, n’a cependant pas été systématique. Des lettres hébraïques retrouvées dans la Guéniza du Caire rapportent qu’une partie des juifs de Jérusalem furent amenés sous escorte à Ascalon où leurs coreligionnaires d’Égypte les rachetèrent, eux et leurs livres. Et on y note, avec surprise, que les Francs avaient respecté les femmes. Les chrétiens avaient été expulsés par le gouverneur fatimide ; les croisés à leur tour paraissent avoir vidé la ville de sa population musulmane ».
      Le miracle de Frère Gérard
      Frère Gérard, supérieur du xenodochium d’Amalfi à Jérusalem est resté dans la ville lors de l’attaque des croisés. Il aidait ceux-ci en leur jetant du haut de la muraille des miches de pain. Surpris, il fut conduit devant le gouverneur de la ville. Les miches de pain s’étaient transformés en pierres. Le gouverneur n’y vit pas malice et renvoya Gérard lapider les croisés avec… des miches de pain27.

      Conséquences
      Après le massacre, Godefroy de Bouillon devient Advocatus Sancti Sepuchri (Avoué du Saint-Sépulchre) le 22 juillet, refusant d’être roi dans la ville où mourut le Christ. Raymond ayant refusé de prendre aucun titre, Godefroy le convainquit d’accepter la tour de David. Etc etc etc…

      Moyen Âge

      L’Arménie vers l’an mille.
      Article détaillé : Histoire de l’Arménie médiévale.
      La région est ensuite envahie par les Arabes qui établissent l’Émirat d’Arménie. Vers l’an 885, la dynastie bagratide s’impose en Arménie, et l’indépendance du pays est alors reconnue. À l’époque, l’Arménie a comme capitale Ani. Avec une population surpassant celle des métropoles européennes comme Paris, Londres et Rome, la ville devient le centre culturel, religieux et économique du Caucase.

      L’Empire byzantin s’engage dans une lutte pour subjuguer l’Arménie et réussit finalement en 1045. Mais il est ensuite trop affaibli pour défendre la région contre les Turcs Seldjoukides qui, en 1064, ruinent l’Arménie et continuent d’avancer vers le reste de l’Asie Mineure. Malgré la renaissance zakaride dans la seconde moitié du xiie — première moitié du xiiie siècle, des milliers d’Arméniens partent en exil pour s’établir dans des régions plus prometteuses telles que la Moldavie, la Transylvanie, la Hongrie, l’Ukraine, la Pologne, Chypre, divers ports de la Méditerranée et surtout en Cilicie. Dans cette dernière région est fondé en 1137 un royaume arménien qui prolonge la souveraineté arménienne jusqu’en 1375, le royaume arménien de Cilicie.

      L’Arménie est l’alliée des croisés de Terre sainte. Plusieurs mariages ont lieu entre princesses arméniennes et souverains francs d’Orient — par exemple le comte Baudouin de Boulogne épouse une Arménienne et devient maître du Comté d’Édesse. Il y a aussi des mariages entre des princes arméniens et des princesses chypriotes. En 1190, Henri VI, empereur romain germanique, remet la couronne royale à Léon II d’Arménie. En 1199, Léon II lui rend la pareille en lui offrant lui aussi une couronne. La culture arménienne est alors très ouverte sur celle de l’Europe et des États latins d’Orient. En 1374, Léon VI de la Maison de Lusignan est le dernier roi arménien avant l’invasion du pays par les Mamelouks en 1375.

      L’Arménie ottomane
      Articles détaillés : Histoire des Arméniens dans l’Empire ottoman et Massacres hamidiens.
      À la fin du xixe siècle, sous le règne du sultan Abdülhamid II, que les Turcs se livrent aux premiers massacres contre le peuple arménien (1894-1896) vivant sur la partie du territoire qu’ils contrôlent, c’est-à-dire l’Asie Mineure orientale ou l’Arménie occidentale. Ces massacres font entre 80 000 et 300 000 morts22.

      Le génocide arménien

      Déportés arméniens.
      Article détaillé : Génocide arménien.
      Le 24 avril 1915, le gouvernement Jeunes-Turcs de l’Empire ottoman décide d’en finir avec la minorité arménienne vivant dans l’actuelle Turquie et organise la déportation et le massacre d’Arméniens qui serait chiffré entre 1 200 000 et 1 500 000 Arméniens ottomans23, perpétrant ainsi un génocide qui est souvent considéré comme le premier du xxe siècle. L’Arménie occidentale est vidée de sa population arménienne natale. Ce génocide n’a jamais été reconnu en tant que tel par la Turquie, dont les lois condamnent ceux qui mentionnent un génocide arménien24. Après l’effondrement de la Russie (1917) et de l’Empire ottoman (1918), les Arméniens parviennent à créer une république indépendante, à l’existence éphémère (1918-1920)

      Moi ? J’ai rien dit :^

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