Le tribunal correctionnel de Liège a poursuivi l’examen du dossier à charge d’Azzeddine, Mohamed et Marianna trois returnees, ces jeunes partis combattre en Syrie aux côtés de Daesh et revenus sur le territoire belge.

Ainsi, ils sont poursuivis pour prosélytisme, recrutement et avoir participé à une organisation terroriste. Selon les explications de ces jeunes, ils ne s’attendaient pas à découvrir ce qu’ils ont vu en arrivant en Syrie.

Mohamed a travaillé dans une prison dans laquelle la torture était régulièrement pratiquée. Il travaillait sous les ordres d’un homme qui se faisait appeler Ben Laden. « Ils nous ont pris nos passeports. » D’après ses explications, il n’était pas d’accord avec les pratiques appliquées sur place. Il n’épouserait plus les thèses de l’État islamique et aurait aidé à faire arrêter des personnes qui participaient au réseau. « On ne parlait que de guerre, de torture et de mort. »

Les deux autres prévenus ont expliqué avoir vécu un traumatisme sur place. Le parquet fédéral a estimé que les suspects avaient pu revenir en échange d’une mission à accomplir en Belgique.

Le substitut a retracé les liens entre les suspects et d’autres filières djihadistes comme celle démantelée à Verviers, mais aussi celle des attentats commis à Paris.

Le parquet a requis des peines de 30 mois de prison à l’encontre d’Azzeddine et de 2 ans contre Mohamed et Marianna. Il ne s’est pas opposé à un sursis probatoire pour ce qui excède la durée de la détention préventive.