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Référendum en Turquie : Recep Tayyip Erdogan veut donner une leçon à l’Occident


Référendum en Turquie : Recep Tayyip Erdogan veut donner une leçon à l’Occident

Neuf mois après un putsch manqué contre Recep Tayyip Erdogan, les Turcs sont appelés à voter ce dimanche 16 avril pour ou contre une révision constitutionnelle, qui prévoit notamment la suppression du poste de Premier ministre au profit d’un hyperprésident qui concentrera entre ses mains de vastes prérogatives.

 Le gouvernement présente cette réforme comme indispensable pour assurer la stabilité du pays, et pour lui permettre d’affronter les défis sécuritaires et économiques. Mais l’opposition y voit une nouvelle dérive autoritaire d’un homme qu’ils accusent de chercher à museler toute voix critique, surtout depuis la tentative de coup d’Etat du 15 juillet par des militaires factieux.
Recep Tayyip Erdogan tenait samedi ses ultimes meetings de campagne pour rallier les électeurs à la veille du référendum crucial.

« Demain, la Turquie prendra l’une des décisions les plus importantes de son histoire », a notamment déclaré Erdogan, appelant les Turcs à voter en masse. « Les résultats s’annoncent bon », a-t-il affirmé. « Mais cela ne doit pas nous rendre léthargiques. Un oui fort sera une leçon donnée à l’Occident », a-t-il ajouté, après s’en être régulièrement pris à l’Union européenne pendant la campagne.

Le texte a d’ores et déjà été voté par le Parlement le 21 janvier et adopté avec 339 voix pour, soit neuf de plus que la majorité des trois-cinquièmes requise avant le référendum.

 Désormais, l’avenir de la réforme ne dépend donc plus que du vote populaire. Et pour faire adopter une réforme dénoncée par certains partis d’opposition et les mouvements pro-kurdes, le gouvernement turc s’est lancé dans une vaste campagne pro-Erdogan, en Turquie mais aussi en Europe pour y atteindre la diaspora turque, avec les conséquences que l’on sait.

AFP

Plus de Premier ministre

Le projet de réforme prévoit le transfert de l’essentiel du pouvoir exécutif au président Recep Tayyip Erdogan qui nommera lui-même les ministres. Il désignera également un ou plusieurs vice-présidents. Le poste de Premier ministre, actuellement occupé par Binali Yildirim, disparaîtra.

L’abolition de ce poste qui a existé non seulement depuis la création de la Turquie moderne en 1923, mais aussi sous l’Empire ottoman, est l’un des changements les plus radicaux apportés par cette réforme. « Avec deux capitaines, le bateau coule. Il ne doit y avoir qu’un capitaine », a récemment affirmé Binali Yildrim. Si le texte est adopté, l’abolition de la fonction de Premier ministre sera effective après les élections législatives et présidentielle de novembre 2019.

La réforme constitutionnelle autorise en outre le président à intervenir directement dans le domaine judiciaire. Le chef de l’Etat choisira ainsi six membres du Haut conseil des juges et procureurs (HSYK), chargé de nommer et de destituer le personnel du système judiciaire. Le Parlement en choisira sept. Les tribunaux militaires, qui ont par le passé condamné à mort de nombreux officiers et même l’ancien Premier ministre Adnan Menderes après le coup d’Etat de 1960, seront bannis, sauf exception.

Autre point susceptible de profiter au président en place, la possibilité pour Recep Tayyip Erdogan de se maintenir légalement au pouvoir jusqu’en 2029. Si la réforme est adoptée, le président sera élu pour un mandat de cinq ans renouvelable une fois, à partir du 3 novembre 2019, date à laquelle le projet de réforme fixe les prochaines élections présidentielle et législatives. Si le nombre maximum de mandats était réinitialisé à partir de l’élection de 2019, ce qui n’a pas encore été établi clairement, le président turc pourrait rester au pouvoir jusqu’en 2029.

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  • 3 thoughts on “Référendum en Turquie : Recep Tayyip Erdogan veut donner une leçon à l’Occident

    1. Jean-Francois Morf

      1) Ce n’est pas ceux qui votent qui décident, mais ceux qui comptent les votes.
      2) Ceux qui comptent les votes ne sont certainement pas contre Erdogan.
      3) Erdogan se comporte déjà comme un dictateur, et Hitler est son modèle.
      4) Les milliers d’imams ordonnent aux turcs de voter oui au calife Erdogan.
      5) J’en conclu qu’Erdogan deviendra calife avec une majorité écrasante.
      6) ceux qui ont voté non seront destitués et mis en prison, voir assassinés.
      7) comme au bon vieux temps du terroriste menteur Mahomet…

    2. sergei

      HER DOGAN est sur la voie de la DICTATURE et le bon peuple ne peut lui refuser ce poste, le peuple turc se prépare des lendemains douloureux.

    3. Armand Maruani.

      On enferme de plus en plus d’intellos et de journallistes en Turquie c’est le compte à rebours qui commence pour Her Dog .

      Aucun dictateur aussi puissant qu’il soit ne peut rien sans l’appui de son peuple .

      Encore un qui n’a rien compris et n’a pas retenu l’histoire des dictateurs .

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