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Trump accuse Obama de l’avoir mis sur écoute. Obama dément. Qui dit vrai ?


Trump accuse Obama de l’avoir mis sur écoute. Obama dément. Qui dit vrai ?

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Alors que les médias nous parlent des vacances de l’ancien président des États-Unis, Barak Hussein Obama, et de sa forme physique,  ou encore du contrat de 65 millions de dollars qu’il vient de passer avec un éditeur pour parler de sa vie, voilà qu’éclate une nouvelle qui fait l’effet d’une bombe dans le camp démocrate : Obama aurait mis Donald Trump sur écoute un mois avant les élections du 8 novembre. C’est Donald Trump qui nous l’a appris à travers une série de 6 tweets

« Exécrable ! Je viens de découvrir que le président Obama avait mis mes lignes sur écoute dans la tour Trump juste avant ma victoire », a –t-il twitté. Et il ajoutait en parlant de Obama « Il n’a rien trouvé. C’est du Maccarthysme ! »

Et dans un autre tweet, il notait: «À quel point le Président Obama s’est-il rabaissé pour mettre sur écoutes mes téléphones pendant le très sacré processus électoral. C’est le Watergate de Nixon. Un mauvais garçon (ou un malade)!»

Donald Trump n’hésite pas alors à traiter Obama de « personne malfaisante (ou malade) ».

Vrai? Faux?  Les réactions

1 – Obama et les médias

Réponse d’Obama. Si Obama ne s’est pas  exprimé, en revanche des démocrates se sont portés à sa rescousse . Et la  machine médiatique s’est alors mise en branle pour relayer leurs déclarations. Les médias étaient trop contents de pouvoir s’attaquer de nouveau au président, et ce d’autant plus que son premier discours ne leur avait rien donné à se mettre sous la dent.

Et nous avons appris alors ce qu’a déclaré le conseiller de Barack Obama, Ben Rhodes, à propos de cette mise sur écoute: « Aucun président ne peut ordonner des écoutes téléphoniques ». Peut-être aurait-il dû ajouter « à l’exception du président Obama ». Mais au lieu de cela, il a lancé une véritable insulte à l’adresse du nouveau président : « Ces restrictions ont justement été mises en place pour protéger les citoyens de gens comme vous »!

Les médias nous ont aussi rapporté les propos tenus par Nancy Pelosi, la chef des démocrates à la Chambre des représentants. Elle a prétendu que Donald Trump voulait faire reléguer aux oubliettes les vrais problèmes ( entendons par là les relations avec la Russie),  et elle lui a accolé l’épithète de « Deflector-in-Chief ».

Et quelques heures plus tard, le porte-parole de Obama,  Kevin Lewis, est venu démentir les propos tenus par le président des États-Unis : «Le président Obama, ni aucun responsable de la Maison Blanche, n’ont jamais ordonné la surveillance d’un quelconque citoyen américain», a-t-il déclaré.

Obama peut être assuré du soutien des médias non seulement américains,  mais aussi européens : tous réagissent fortement chaque fois que Trump ose mettre en cause l’empereur Obama, et ils s’empressent de relayer les réactions des démocrates comme si ces derniers détenaient la vérité. Aussi surprenant que cela puisse paraître, les médias ne s’interrogent pas sur la véracité des accusations portées par Donald Trump,  mais ils laissent entendre d’ores et déjà que le président s’est permis une fois de plus un grossier mensonge. Ils annoncent que Donald Trump tiendrait ces informations du site « Breitbart News », un site dirigé par « le sulfureux Steve Bannon ,  devenu depuis conseiller à la Maison-Blanche ». Ce qui, à leurs yeux, veut tout dire! Et ils font pleuvoir des accusations à  l’encontre de Donald Trump avec qui ils ont eu maille à partir à plusieurs reprises.

(1) Les médias lui reprochent  de porter des accusations sans preuves. Certes, il n’a pas fourni de preuves, du moins pour l’instant.  Quand Obama se permettait  de porter quelque accusation que ce soit contre Trump, on ne lui demandait aucune preuve à l’appui. On le croyait sur parole. Il faut peut-être rafraichir la mémoire des médias et leur rappeler que les démocrates, dans les accusations qu’ils ont portées contre Donald Trump, n’ont pas toujours appuyé leurs dires sur des preuves incontestables. Ainsi, 10 jours avant la passation des pouvoirs, Obama croyait réussir à porter le coup fatal au futur président en annonçant aux Américains qu’il disposait d’un dossier explosif de 35 pages dans lequel l’auteur, un nommé Christopher Steele, ancien agent du renseignement britannique, décrivait les liens étroits qui unissaient Donald Trump et Poutine.  Mais l’homme resta introuvable, et  les preuves de l’authenticité de ce dossier compromettant demeurèrent inexistantes.

En dépit de cela, aucun média ne s’est permis de critiquer Obama. Trump posta alors un message sur Twitter avec une note d’humour : «La réunion des « renseignements » sur le pseudo « piratage russe » a été retardé jusqu’à vendredi, peut-être faut-il plus de temps pour monter un dossier. Très étrange!»

En revanche, on juge extrêmement grave toute accusation portée sans preuves par le nouveau président contre l’ancien. Ainsi, un professeur d’histoire spécialiste des États-Unis, Corentin Sellin, est allé jusqu’à déclarer que « Donald Trump a même franchi une ligne rouge », parce que non seulement il manque de respect à son prédécesseur – « ce qui représente  une véritable rupture par rapport à cette tradition de cordialité entre présidents »- mais, poursuit ce spécialiste avec une pointe d’ironie, «  il rompt aussi avec son essai de présidentialisation qui avait commencé en début de semaine lors de son discours au Congrès où il était apparu pour la première fois endossant le costume d’un président au-dessus de la mêlée et depuis lors il avait essayé de moins tweeter. Or ce matin à 6h30 un samedi, le président des États-Unis ne trouve rien de mieux à faire que d’attaquer son prédécesseur et de l’accuser de forfaiture, cela est totalement inédit. On peut penser que Donald Trump a de nouveau franchi un palier. »

(2) La presse du monde entier se lance dans une explication de son geste : il voudrait faire diversion à la suite du scandale qui l’éclabousse. Elle en profite alors pour revenir jusque dans les moindres détails sur les révélations concernant les rencontres de l’am­bas­sa­deur russe aux États-Unis, Sergueï Kisliak, avec plusieurs conseillers ou proches du président répu­bli­cain.

  1. Monsieur et Madame-tout-le-monde

Que pensent-ils de cette accusation lancée par Donald Trump? Pour ceux qui suivent l’actualité, il n’est pas étonnant que Barak Obama ait mis Donald Trump sur écoute, même si les démocrates prétendent qu’il s’agit là d’un mensonge. Obama, ses soutiens démocrates et les médias s’imaginent sans doute que tout le monde a oublié l’atmosphère qui prévalait à la Maison Blanche en ce mois d’octobre 2016, ainsi que les scandales qu’a déclenchés l’écoute des chefs d’état étrangers.

Premièrement, on se souvient qu’à pareille date, donc un mois avant les élections, Trump montait dans les sondages tandis que l’inquiétude gagnait le camp démocrate. Il fallait donc tout mettre en œuvre pour prouver au peuple américain que  la Russie était intervenue dans cette campagne, qu’elle avait piraté des comptes de démocrates pour que Donald Trump soit élu. D’ailleurs, jusqu’à maintenant, les démocrates n’en démordent pas : si Trump a été élu, c’est grâce à la Russie.

Il y eut le soi-disant dossier de Christopher Steele, et parallèlement Obama s’acharnait avec une violence inqualifiable sur Donald Trump. Il déclarait aux Américains qu’avec  Donald Trump «C’est la démocratie même qui est en jeu», car celui-ci  «menace d’emprisonner ses opposants politiques. Ou de faire taire les médias. Il salue l’ingérence des Russes dans notre processus électoral, et suggère maintenant que si la campagne ne se déroule pas comme il l’entend, ce n’est pas à cause de ce qu’il a dit, mais parce que l’élection est truquée et que c’est une imposture. Vous savez, certains pays fonctionnent comme ça, et ce sont des tyrannies qui pratiquent l’oppression»,

Deuxièmement, les médias se sont bien gardés évidemment de souligner qu’avec la mise sur écoute de celui qui était l’adversaire de sa protégée, Obama n’en était pas à son coup d’essai. Peut-être espérait-il même réaliser un véritable coup de maitre. Mais le citoyen ordinaire se souvient, et il sait que Obama et sa protégée Hilary étaient bien entrainés pour ce genre d’opérations et qu’ils  devaient être persuadés que personne ne découvrirait leur stratagème. L’accusation portée contre Obama ne le surprend nullement : un grand nombre de dirigeants européens avaient déjà été mis sur écoute par la Maison Blanche. Et bien de l’eau a coulé sous les ponts avant qu’on ne s’en aperçoive.

Par exemple, Angela Merkel, la chancelière allemande, avait été mise sur écoute dès 2002 alors qu’elle n’était encore que chef de l’opposition.  Ce n’est qu’en 2013 que le magazine Der Spigel avait rapporté le fait. Obama avait prétendu qu’il n’était pas au courant, et il avait ajouté que s’il l’avait été, il y aurait mis fin.

Or, selon le journal allemand Bild am Sonntag, c’est le chef lui-même de l’Agence de sécurité nationale (NSA) Keith Alexander, qui en aurait informé le président en 2010. Et selon un haut responsable des services secrets américains, Barack Obama « n’a pas mis fin à cette opération et l’a au contraire laissé se poursuivre ». Il  aurait même, non seulement encouragé cette surveillance,  mais exigé de la NSA qu’elle renforce sa surveillance et qu’elle lui fournisse un « dossier exhaustif ». Et il semblerait que « les écoutes visaient non seulement le téléphone portable utilisé pour communiquer avec son parti la CDU, mais aussi son appareil crypté officiel » .

Il fallait à tout prix blanchir le premier président noir : immédiatement,  la NSA a démenti catégoriquement les révélations des médias allemands. Le cabinet d’Angela Merkel et la Maison Blanche ont refusé de commenter les affirmations de la presse allemande. Puis Obama a présenté des excuses à la chancelière et l’a assurée  que jamais plus cela ne se produirait. Très vite, cette affaire a été étouffée.

Alors, on n’est pas surpris si, dans l’affaire de mise sur écoute de Donald Trump, Obama nie ces accusations et qu’il les considère mensongères. Et il compte certainement sur les médias non seulement pour manipuler les Américains afin qu’aucun doute le concernant ne subsiste dans leur esprit, mais aussi pour les inciter à se révolter contre leur président, Donald Trump.

Toujours est-il qu’il faut envisager le cas où la nouvelle serait avérée. Barak Hussein Obama risquerait-il alors d’être poursuivi? C’est en tout cas la menace que laisse planer Donald Trump  dans les deux tweets suivants: « Est-ce légal qu’un président en exercice mette sur écoute une campagne présidentielle? Ça va finir devant un tribunal. Un nouveau record!», et « Je suis sûr qu’un bon avocat pourrait faire une excellente affaire du fait que le président Obama a mis mes téléphones sur écoutes en octobre, juste avant l’élection ! »

À la question Qui dit vrai?, il est donc bien difficile de répondre. Comment aujourd’hui, avec ce que l’on sait des politiques et des médias, pourrait-on leur faire confiance? Mais le temps nous permettra certainement d’avoir la réponse à cette question. À moins que l’affaire ne soit étouffée, ce à quoi il faut s’attendre également.

© Dora Marrache pour Europe-Israël







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  • 4 thoughts on “Trump accuse Obama de l’avoir mis sur écoute. Obama dément. Qui dit vrai ?

    1. LeClairvoyant

      Obama veut reprendre la place de Trump à la Maison Blanche, celle de Pape à Rome et celle de l’Émir du Qatar à Doha, pour occuper sa retraite et… « pour nous rendre service »

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