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Le frère musulman Tareq Oubrou invité à un colloque d’intellectuels juifs


Le frère musulman Tareq Oubrou invité à un colloque d’intellectuels juifs


De quels intellectuels et de quelle vision du judaïsme peut-il être question à un colloque où Tareq Oubrou, promoteur de la charia, figure parmi les invités ?

Les dimanche et lundi 19 et 20 mars prochains se tiendra à Paris, pour sa toute première édition, le « Colloque des intellectuels juifs de langue française », organisé par la Fondation du Judaïsme Français, sur le thème de « La montée des violences ».

Le programme est riche et varié, et propose toute une série de tables rondes sur des problématiques philosophiques, politiques, sociales, économiques, artistiques ou religieuses dans le cadre d’un questionnement sur la violence et d’une confrontation de ce questionnement avec l’histoire et les sources juives.

Parmi les participants figurent les personnalités les plus brillantes de la vie intellectuelle juive : Georges Bensoussan, Daniel Sibony, Marc Alain-Ouaknin, Clément Weill-Reynal, Armand Abécassis, Alain Finkielkraut ou Bernard-Henri Lévy. Le grand rabbin de France, Haïm Korsia, honorera également la manifestation de sa présence.

Toutefois, un nom surprend dans ce somptueux programme, celui de l’imam Tareq Oubrou.

L’homme est certes connu pour afficher aux yeux du grand public des prises de positions libérales et prôner dans la presse la discrétion en matière de signes religieux. Mais en parallèle à ce discours faussement républicain, le médiatique imam dissimule à peine son appartenance à l’organisation des Frères Musulmans, mouvement fondé en 1928 en vue de la restauration de l’Etat Islamique à l’issue de la disparition du califat ottoman en 1924 et dont les doctrinaires glorifient et prêchent l’instauration de la charia, le jihad sous toutes ses formes, y compris les plus violentes, et le soutien financier, via des organismes de bienfaisance et des institutions sociales, au mouvement terroriste du Hamas dans sa lutte armée contre Israël.

Dans un ouvrage paru en 2013, Le prêtre et l’imam, Tareq Oubrou affirme sans ambiguïté aucune son appartenance à l’organisation frériste : « Le mouvement des Frères Musulmans prétend moderniser la religion, sans rien toucher à l’essentiel. Ce discours, peu audible, est en perte de vitesse. Je continue d’être membre de ce mouvement » (p. 134). De telles déclarations sont en contradiction complète avec le libéralisme et le souhait d’une approche interprétative des textes sacrés de l’islam affichés par l’imam dans les médias.

Dans un livre-entretien de 2012, Un imam en colère, Oubrou légitime d’ailleurs ouvertement le jihad armé, quintessence de la violence telle qu’elle est sacralisée par le Coran et le droit islamique : « Les Arabes n’avaient d’autres choix que d’attaquer pour survivre ». Loin de se dédire sur cette justification historique et religieuse de la violence, il déclarait le 20 novembre 2012 sur France Culture : « Si le Coran a appelé à la guerre, c’est pour imposer la paix ».

Dans une conférence hommage au fondateur des Frères Musulmans, Hassan Al-Banna, Tareq Oubrou est allé jusqu’à rappeler ses coreligionnaires à leur devoir sacré de rétablissement de l’Etat Islamique – le fait de vivre en l’absence du califat ou de ne pas œuvrer à la (re)construction de celui-ci étant un péché pour tout Musulman – et à expliquer la disparition du dernier califat en date, l’Empire Ottoman, par la théorie complotiste antisémite largement répandue dans le monde islamique – à vrai dire, consubstantielle à l’islam depuis la migration de Mahomet et ses compagnon de La Mecque vers Médine : Attatürk, le père de la Turquie sécularisée, traître, renégat et grand coupable de la chute du califat, serait, selon Tareq Oubrou, un « juif d’origine déguisé en musulman » :

Ajoutons que Tareq Oubrou est également membre officiel de l’Union des Organisations Islamiques de France, organisation lors des manifestations promotionnelles publiques de laquelle des ouvrages au contenu explicitement antisémite et complotiste, digne des thèses les plus sordides de l’extrême-droite et du nazisme, sont exposés et proposés à la vente, comme cela fut le cas à l’occasion de son Rassemblement annuel de 2016 :

Comment, dans un tel contexte et face à des sources ouvertes, accessibles à tous, que nul ne peut ignorer, en particulier des intellectuels juifs, parmi lesquels des spécialistes réputés de la condition tragique des minorités juives en terre d’islam au cours de l’histoire, expliquer la participation aux réflexions sur la violence et sa montée en puissance au sein de la République française d’un essayiste musulman et imam qui, non seulement n’a pas une seule fois renié la teneur antisémite de ses propos ni ses légitimations régulières du recours au terrorisme dans la stratégie prosélyte et expansionniste de l’islam, mais encore est parvenu cyniquement et sournoisement à se construire une image de moderniste au yeux d’un public non averti et peu versé dans la connaissance du dogme et de l’histoire islamiques ?

Comment justifier moralement la présence de ce sinistre individu à ce colloque des intellectuels juifs français dont les dates coïncident précisément avec la commémoration des attentats islamiques de Toulouse perpétrés par le jihadiste Mohamed Merah les 11, 15, 19, 21 et 22 mars 2012, dont la barbarie puisait ses motifs dans le devoir de tuer les renégats et les apostats (à savoir les militaires Imad Ibn Ziaten, Abdel Chenouf et Mohamed Legouad, Musulmans ou Musulmans d’origine engagés au service de leur patrie, la France) ainsi que les juifs, en arguant notamment que tuer à bout portant les enfants de l’école juive de Toulouse Ozar Hatorah était une réponse à ce que les Israéliens infligeraient aux enfants palestiniens ?

Cette tache dans le programme s’apparente d’autant plus à la fois à la faute de goût et à la faute morale que ce colloque a un caractère inaugural dans les activités de la Fondation du Judaïsme Français. Il se présente comme le premier d’une série d’autres manifestations à venir convoquant la présence d’intellectuels juifs français.

C’est donc sous les auspices d’un partisan du jihad et du totalitarisme islamique que s’ouvre le tout premier colloque des Intellectuels Juifs Français. Ceux-ci lui faisant don de leur crédibilité et de leur prestige.

Mais plus qu’un adoubement, ce déni de réalité et cette complaisance devant celui qui ne renie en rien sa position d’adversaire ni sa volonté de puissance et de domination s’apparente à une servitude volontaire de même qu’à une réminiscence et à l’annonce du tribut du dhimmi versé à son maître musulman. Les spécialistes du sujet conviés au colloque savent mieux que quiconque quelle fut la contribution des savants juifs à une grandeur dont l’histoire islamique s’est appropriée.

Hélas, certains de ces éminents spécialistes de la violence islamique et de la place qu’elle occupe dans l’histoire juive brillent également par leur absence : Shmuel Trigano et Bat Ye’Or dont on ne peut que déplorer de ne pas voir les noms figurer à la place de celui de Tareq Oubrou dans le programme de ce colloque.

Georges Bensoussan, l’auteur de l’ouvrage Une France soumise, paru en janvier dernier, fait partie des intervenants. La présence invraisemblable de l’imam Oubrou aux côtés d’un intellectuel d’une telle envergure et d’une telle qualité ne peut qu’amener à s’interroger avec inquiétude sur ce que ce colloque cherche à exprimer de la conscience juive aujourd’hui ou, plus exactement, sur ce qu’il révèle de ce que Bat Ye’Or appelle « la psychologie de la dhimmitude ».

© Elia Lessing pour Europe-Israël

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  • 9 thoughts on “Le frère musulman Tareq Oubrou invité à un colloque d’intellectuels juifs

    1. Salmon

      j’espère messieurs les intellectuels en bois , que vous paierez trés cher ce colloque de la honte
      oubrou ami de juppé frèriste musulman pro charia qui veut un qualifat

      vous enmenez les Juifs à l’échafaud !

      vraiment la gauche dans toute sa splendeur !buuuuuuurrrrrrrrrrrkkkkkkkkkkkkkkkk!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

    2. Claire

      Il faudrait cesser de donner la parole à ce Frère musulman venimeux qui veut instaurer la charia en Europe. C’est lui faire trop d’honneur.

    3. Salmon

      VOUS ETES IGNOBLES

      REGARDEZ VOTRE OUBROU L’HISTOIRE SE SOUVIENDRA DE VOUS TOUS

      Alain Soral à Bordeaux le 18 avril avec Tareq Oubrou sur le thème:  » Français, musulman et patriote ? »
      Egalité & Réconciliation Aquitaine organise le samedi 18 avril à ……., une conférence sur le thème de l’Islam et du patriotisme français. Pour cet évènement, ER Aquitaine aura le privilège de recevoir en tant qu’intervenants, Tareq Oubrou, théologien et recteur de la mosquée de Bordeaux et Alain Soral, sociologue et Président de l’association Egalité et Réconciliation…….

      ENFOIRéS !

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