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Le ton monte entre l’Iran et l’Amérique


Le ton monte entre l’Iran et l’Amérique

Lors de la célébration de l’anniversaire de la révolution islamique de 1979, le président iranien Hassan Rohani a pris vendredi à partie l’Amérique de Donald Trump devant des centaines de milliers de manifestants à Téhéran.

Dans les rues, il y avait des pancartes «Mort à l’Amérique» et des drapeaux américains ont été brûlés. Cette année, le 38e anniversaire de la révolution islamiste de 1979 qui avait entraîné la chute du chah a été l’occasion pour le régime iranien de revenir à ses diatribes anti-américaines. Celles-ci avaient perdu de leur intensité sous la présidence de Barack Obama. Mais avec l’arrivée de Donald Trump à la Maison-Blanche, l’Amérique et l’Iran sont à nouveau à couteaux tirés.

Devant des centaines de milliers de manifestants rassemblées place Azadi à Téhéran, le président Hassan Rohani a lancé à l’adresse du président américain: «Il faut parler au peuple iranien avec respect. Quiconque utilise le langage de la menace, le peuple iranien le lui fera regretter». M. Rohani voulait répondre «aux propos mensongers des nouveaux dirigeants de la Maison Blanche». L’Iran ne se laissera pas intimider par «des politiques bellicistes» à son encontre, a-t-il assuré, en réaffirmant «la puissance de l’Iran islamique».

L’ayatollah Ali Khamenei, un des piliers de la révolution, ainsi que le président Hassan Rohani, plus proches des Occidentaux, avaient appelé les Iraniens à manifester en masse, afin de «montrer leurs liens indestructibles avec le guide suprême et la République islamique». «L’Amérique et Trump ne peuvent rien faire. Nous sommes prêts à sacrifier nos vies pour notre dirigeant Khamenei», a lancé un jeune Iranien à la télévision publique. Dans la foule, des manifestants ont piétiné des portraits de Donald Trump, mais aussi ceux du premier ministre israélien Benjamin Nétanyahou ainsi que des effigies de la Britannique Theresa May. «Mort au Triangle du diable», affirmait un slogan.

Le ton monte

Depuis l’investiture de Donald Trump le 20 janvier, les relations diplomatiques entre les États Unis et l’Iran sont sous haute tension. Le décret anti-immigration que le nouveau président a pris le 27 janvier, afin d’interdire l’entrée sur le territoire américain de ressortissants de sept pays à majorité musulmane, dont l’Iran, a humilié une grande partie du peuple iranien. Ce décret a depuis été cassé par la justice américaine.

Mais depuis le ton n’a cessé de monter entre les deux pays. En réponse à un tir de missile balistique iranien, le 29 janvier dernier, Donald Trump a adressé la semaine dernière un «avertissement» à la république islamique et annoncé de nouvelles sanctions. L’Iran a fait savoir qu’il n’entendait pas arrêter son programme de tirs balistiques. Portant des armes «conventionnelles» et non nucléaires, son président considère ces tirs comme un «droit souverain» destiné uniquement à «se défendre».

Ce durcissement de la diplomatie américaine pose la question de l’avenir de l’accord sur le nucléaire singé avec l’Iran et entériné par Barack Obama en 2015. Cet accord, condamné par Donald Trump, engage les nombreux pays qui l’ont signé.

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