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Hamad Abdel-Samed : pourquoi le décret anti-immigration de Trump est justifié


Hamad Abdel-Samed : pourquoi le décret anti-immigration de Trump est justifié

L’intellectuel germano-égyptien ex-musulman Hamed Abdel-Samad expose le bien fondé du décret ant-immigration de Trump. 

Il y a de bonnes raisons de critiquer la politique migratoire de Donal Trump. Toutefois, les questions sécuritaires qui la motivent sont justifiées. Les Musulmans doivent cesser de refuser aux autres les droits qu’ils ‘exigent pour eux-mêmes.

En Allemagne, on apparaît toujours comme étant du bon côté lorsque l’on critique les Etats-Unis. Et c’est encore plus vrai si l’on critique le nouveau président américain Donal Trump. Il faut dire qu’il y prête le flan. Mais à quoi servent de telles critiques ? Et qui se donne un minimum la peine de chercher à comprendre son action présidentielle en faisant abstraction des polémiques et des postures moralisantes ? C’est cela que l’on ne doit plus accepter. Le monde entier est en train de débattre sur le décret signé par Trump consistant à refuser l’entrée des Etats-Unis à des ressortissants de sept pays musulmans. Doit-on pour autant le comparer à Hitler ? Cela fait-il des Musulmans les nouveaux juifs ? Il serait plus judicieux d’analyser les raisons véritables d’un tel décret. L’atmosphère qui règne aux Etats-Unis et la situation sécuritaire dans le monde en sont à l’origine.

En premier lieu, l’interdiction d’entrée sur le territoire américain ne concerne que sept pays. Six d’entre eux sont des pays quasiment exsangues dans lesquels les terroristes ne se contentent pas d’occuper des territoires et d’y entretenir des camps d’entraînement au jihad, mais menacent également l’Occident par des attentats et mettent à exécution ces menaces.

En outre, les gouvernements de ces pays ont perdu en partie le contrôle sur leurs propres administrations, si bien que l’Etat Islamique, par exemple à Raqa, fabrique des passeports syriens non seulement dans le but d’exporter des terroristes en Europe, mais aussi parce que ces passeports sont très convoités par les migrants clandestins et représentent ainsi une source intéressante de revenus. Il est fort probable que parmi eux, beaucoup aient déjà posé le pied en Europe. Les gouvernements de tels pays ne coopèrent pas avec les Etats-Unis et n’échangent aucune information au sujet d’individus susceptibles de commettre des attentats, ce qui rend le contrôle à l’entrée dans le pays extrêmement difficile. Le septième pays, l’Iran, organise régulièrement des manifestations officielles lors desquelles les citoyens scandent « Mort à l’Amérique » et applaudissent les représentants du régime des mollahs. Ceci explique pourquoi ce sont précisément ces pays qui sont concernés par l’interdiction d’entrée sur le terriroire, et non des pays comme l’Arabie Saoudite, l’Egypte, les Emirats ou le Liban desquels sont pourtant issus les auteurs des attentats du 11 septembre.

Si l’on met un instant de côté le fait que ce décret a été signé par Donald Trump qui incarne le nouvel ennemi de la presse de gauche aussi bien que des Musulmans, on pourrait examiner avec un peu plus d’attention la dimension sécuritaire de ce décret. Même Barack Obama avait lui aussi par le passé mis temporairement un arrêt ou, du moins, des restrictions, à l’entrée d’Irakiens aux Etats-Unis lorsque la situation sur le plan de la sécurité l’exigeait. Nous avons vu récemment comment l’immigration incontrôlée en provenance de régions du monde en crise a importé le terrorisme et les agressions sexuelles en Europe. L’argument selon lequel la majorité des Musuman est pacifique ne suffit pas pour apaiser la peur que génère le terrorisme, car il suffit d’une minorité pour prendre toute une société en otage. Et dans ce cas, une majorité pacifique ne sert à rien, dès lorsque cette majorité ne fait pas preuve de poigne à l’égard de cette minorité prête à la violence. Il est vrai que les Musulmans pacifiques, qui n’ont rien à voir à avec la terreur et la violence, souffrent de telles mesures. Mais ne nous y méprenons pas : la majorité des Musulmans dans le monde se voient de toute façon refuser leurs demande de visas dans les pays occidentaux. Il suffit de demander aux ambassades occidentales combien de visas d’entrée en provenance de pays islamiques elles refusent chaque jour. Est-ce discriminatoire ? Et qu’en est-il des Chrétiens, des Bahai et des Yézidis ? Pourquoi ne laisse-t-on pas entrer tous les Musulmans qui en font la demande ? Soit, c’est parce qu’il y a des raisons sécuritaires derrière ces refus, soit c’est parce que l’on veut limiter l’entrée de réfugiés économiques. Ceci n’est qu’une forme  édulcorée du décret Trump. La seule différence est que l’on ne parle pas de « Musulmans » et que ça n’est pas médiatisé.

Bien sûr que le décret Trump est décriminatoire dès lorsqu’il ne concerne que les Musulmans, tandis que les Chrétiens, les Bahai et les Yézidis originaires des pays concernés sont accueillis sur le sol américain. Ceci génère un déséquilibre dont Trump n’est pas le seul responsable. « Personne n’est au-dessus de la Constitution, pas même le Président des Etats-Unis », a rappelé le procureur général de l’Etat de Washington, Bob Ferguson, lors de la procédure engagée contre le décret Trump. A New York, des milliers de personnes sont descendues dans les rues, même des employés de Google ont manifesté devant le siège de leur société en Californie.

Les coupables ne sont pas seulement les sept pays désignés, mais la plupart des Etats musulmans qui oppriment et harcèlent les minorités religieuses. Les Musulmans euvent trouver refuge dans d’autres pays musulmans, mais ces minorités sont dépendantes de l’Occident. C’est pourquoi je comprends parfaitement que l’on considère en Occident leur protection comme une priorité.

J’en arrive ainsi au point suivant. La décision de Trump a été violemment critiquée aux Etats-Unis et dans de nombreux autres pays, et c’est finalement une bonne chose. Les Musulmans ont ainsi connu une vague de solidarité et de sympathie.

Beaucoup d’Américains ont protesté en faveur des Musulmans et de la défense de leurs droits. Mais combien de Musulmans ( en Occident aussi bien que dans les pays islamiques) se sont mobilisés contre l’Etat Islamique et en faveur des droits des Chrétiens persécutés ou des femmes yézidies victimes de viols ? Combien de Musulmans se sont indignés du fait que 16 pays musulmans interdisent aux Israéliens d’entrer sur leur territoire ? C’est là qu’est le problème principal. Ce déséquilibre n’existerait pas si les Musulmans ne refusaient pas aux autres les droits qu’ils réclament pour eux-mêmes.

Le discours anti-Musulmans de Trump ne trouverait aucun écho si les Musulmans avaient apporté la preuve qu’ils sont réellement mobilisés contre l’idéologie de la violence. Au lieu de cela, depuis le 11 septembre, beaucoup de Musulmans aux Etats-Unis préfèrent entretenir une rhétorique victimaire. A l’époque on nous faisait déjà le même coup que l’on nous fait aujourd’hui avec Donald Trump. Au lieu de rechercher les véritables raisons du terrorisme et de les combattre, les leaders musulmans ont brandi l’accusation d’islamophobie et désigné George W. Bush comme étant l’origine du problème. Mais même pendant la présidence d’Obama, Obama qui a pourtant qualifié l’islam de religion de paix, les Musulmans américains ne se sont pas dressés contre l’islam politique. Ils ont au contraire investi beaucoup d’argent dans de coûteuses campagnes dans le but d’intégrer la sharia au système juridique américain. Quiconque y était opposé était aussitôt diffamé et taxé d’islamophobie ou bien traduit en justice. Ceci est l’une des nombreuses raisons qui ont rendu possible la victoire de Trump. C’est pour cela que les Musulmans ne doivent pas refaire la même erreur. Donald Trump n’est pas le problème. Il en est un symptôme. Il devra bientôt adapter son comportement aux réalités du monde et agir comme un conservateur de droite classique. Sinon, il se heurtera à l’Etat de droit américain et il échouera.

Mais dans tous les cas, les problèmes que génère l’islam ne se résoudront pas d’eux-mêmes. Les politiciens et activistes occidentaux ne devraient pas présenter les Musulmans comme des victimes collectives. Bien sûr que tous les démocrates doivent empêcher la haine et le soupçon généralisé à l’encontre des Musulmans, pas seulement dans l’intérêt des Musulmans,mais aussi parce que la haine est un facteur de destruction d’une société. Oui, il faut faire montre de solidarité avec les Musulmans pacifiques et leur témoigner du respect. Mais le respect consiste aussi à aller dignement à la rencontre de son prochain. L’égalité exige que j’attende de mon prochain la même chose que ce que j’attends de moi-même. Il est grand temps que l’on attende des Musulmans qu’ils cessent de discriminer les minorités, les libre-penseurs et les Israéliens. Chacun devrait balayer devant sa porte. Chacun devrait combattre les racines de la haine chez lui avant de pointer un doigt moralisateur vers les autres. C’est ainsi, et seulement ainsi, que nous pourrons sortir du cercle vicieux et de cette spirale de haine et de violence.

Source

Traduction Orli Edel pour Europe-Israël







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  • One thought on “Hamad Abdel-Samed : pourquoi le décret anti-immigration de Trump est justifié

    1. LeClairvoyant

      Obama avait interdit l’émigration par décret pendent 6 mois et pas trois comme Trump et toutes ces association islamo-gauchistes ne se sont manifestés avec des casseroles,. il fait croit que les démocrates ne sont pas si démocrates que cela. Ce qui se passe c’est qu’ils n’ont pas accepté que les républicains emportent le présidence. Ils doivent attendre 4 ans, et ils gagneront s’ils méritent de gagner. Point !

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