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Et si Obama visait la destitution de Donald Trump ? Par Dora Marrache


Et si Obama visait la destitution de Donald Trump ? Par Dora Marrache

CHRONIQUE

La mainmise des politiques sur les médias est un fait incontestable dont on ne nous parle jamais. Pourtant, il est évident que les médias sont aux ordres des politiques. Et que les politiques sont soumis aux médias.

Les élections américaines, tout comme les dernières élections canadiennes, nous l’ont prouvé : le rôle des médias, en particulier celui de la TV, est capital : c’est elle qui est responsable de l’image que diffuse un candidat et elle peut, à sa guise, le descendre ou en faire le candidat favori. Le choix du candidat à privilégier est dicté (1) par les sondages- celui qui obtient le meilleur score étant aux yeux des médias celui qui gagnera- (2) par le sentiment que leur inspire le candidat, lequel sentiment est bien souvent fonction de l’idéologie du candidat : s’il est de gauche, il a toutes les chances de s’attirer la sympathie des médias. Et (3) par les promesses électorales qu’il leur fait.

Donc, médias et politiques sont interdépendants : pour que les médias adoptent un comportement positif envers les politiques, pour qu’ils les aident, ces derniers doivent leur fournir une compensation monétaire ou tout au moins répondre à leurs demandes. Il peut même arriver que, pour le candidat de leur choix, ils participent au financement de sa campagne : ce que fit Time Warner, propriétaire de CNN pour Hilary Clinton.

En fait, il y a une règle que tous deux se doivent de respecter : celle du donnant-donnant ou du rien sans rien.

Voyez l’aide prodiguée par les médias à Obama. Pendant sa campagne, alors qu’il n’était qu’un illustre inconnu, les médias ont choisi d’occulter les autres candidats à la présidence et de se focaliser sur lui. Ils l’ont porté aux nues et aujourd’hui encore l’Obamania se poursuit. Grâce aux médias, le taux de participation à une élection d’un président a atteint 65%, le taux le plus élevé qu’on n’ait jamais enregistré.

Et tout juste un an après son élection, Obama a même reçu le Nobel de la paix. Les EU méritaient-ils cette récompense alors qu’ils sont engagés dans nombre de conflits? Certainement pas. Obama la doit aux médias qui l’ont encensé. Si Trump avait déclaré à l’instar d’Obama ce qui suit, « Je construirai une armée du XXIe siècle et un partenariat aussi puissant que l’alliance anticommuniste qui a remporté la guerre froide, afin que nous demeurions partout à l’offensive, de Djibouti à Kandahar », n’aurait-on pas tiré sur lui à boulets rouges?

Ce n’est guère mieux au Canada. Comme Radio-Canada entretenait des rapports très tendus avec Stephen Harper, surtout à la suite des coupures budgétaires qu’il avait opérées, la télévision d’État l’a présenté durant la campagne comme l’homme à abattre : « N’importe qui, n’importe qui , pourvu que ce ne soit pas Harper! », tel était le message implicite. Alors, Trudeau a tout mis en œuvre pour s’attirer les faveurs de RC : il s’est empressé de promettre 150 millions de subventions. Une telle promesse a porté ses fruits : Radio-Canada l’a littéralement déifié, tous ses gestes, quels qu’ils fussent étaient louangés, et il a été élu.

Pour réussir à manipuler les électeurs, les candidats ont donc tout intérêt à manipuler les médias. Donald Trump, lui, a refusé de jouer le jeu.

Donald Trump et les médias : Dès le début de la campagne, convaincus qu’il n’avait aucune chance de gagner, les médias se sont employés à détruire Donald Trump. Et comme lui ne connaît pas le politiquement correct, il n’a rien fait pour s’attirer leurs faveurs. Il les a critiqués durant toute sa campagne et, au lendemain de son assermentation, il est même allé jusqu’à déclarer que les journalistes font partie des « êtres humains les plus malhonnêtes de la terre ». Qui plus est, il a pris une décision qui ne pouvait que les dresser contre lui : déménager dans un autre endroit la salle de presse installée dans l’aile ouest de la résidence du président, à proximité du Bureau ovale.

Mais les résultats des élections de 2016 aux États-Unis ont surpris tout le monde : contre toute attente, c’est le candidat présenté comme vulgaire, misogyne, menteur, bref comme l’incarnation du diable, que les électeurs ont choisi. Ni les médias, ni le Président Obama, ni l’ensemble des démocrates n’ont été récompensés pour les efforts qu’ils ont déployés à auréoler Hilary et à noircir Donald.

Alors, la déception a été immense, les démocrates ne s’en remettent pas. S’en remettront-ils d’ailleurs un jour? Pour le moment, ils s’emploient essentiellement à tenter de destituer le nouveau président, pourtant élu démocratiquement. Et les médias n’hésitent pas à leur offrir leur concours. Même chez nous l’actualité à RC pourrait se résumer en un mot : Trump. Seul l’attentat de Québec l’a fait passer au second plan. Pour avoir refusé de se plier à la règle du donnant-donnant, pour s’être mis à dos les médias, Trump en paie le prix. La campagne négative se poursuit et ne semble pas prête de s’arrêter. Alors, essayons d’examiner en toute objectivité les raisons de ce tollé quasi-mondial.

1. Aucune expérience politique On nous répète à satiété que Trump est un homme d’affaires, totalement dépourvu d’expérience en politique. C’est un fait.

Est-il le seul à être élu alors qu’il ne sort pas des grandes écoles? On sait très bien que non. À titre d’exemple, Justin Trudeau n’a à son actif que son expérience dans l’enseignement, il ne peut pas même se vanter comme peut le faire Trump d’une solide expérience dans les affaires. Ce qui explique sans doute pourquoi il dépense sans compter l’argent des contribuables! Mais tant que dure la lune de miel entre lui et les médias, il pourra continuer à en faire à sa guise, on lui pardonnera tout.

2. Les médias sociaux : À en croire les médias traditionnels, Trump est le premier politicien à « tweeter » tous ses messages. Les médias ignoreraient-ils que nombre de politiciens, à commencer par Obama lui-même, recourent à ce média pour leurs messages? Obama avait 11 millions d’abonnés, en novembre 2016 et, comme l’élection d’Hilary Clinton ne faisait pour lui aucun doute, il a annoncé que le futur président hériterait de son compte. Donc, Obama a été contraint d’attribuer le compte @POTUS au nouveau président, Donald Trump. On imagine aisément sa frustration!

Et chez nous, en novembre 2015, Trudeau avait un million et demi de fans sur Facebook et 1000 000 d’abonnés sur son compte Twitter alors que son propre parti n’atteignait même pas les 200 000 abonnés. Et que dire des selfies qu’il a multipliés? S’il n’a pas dépassé Trump pour le nombre de messages tweetés, en revanche il remporte la palme pour le nombre de selfies. Si c’était Trump qui avait agi ainsi, aurait-on considéré cette marque de narcissisme comme une qualité?

3. Le Mur à la frontière avec le Mexique: À en croire les médias, il n’existe que deux murs dans le monde : la Barrière de sécurité d’Israël qui rendrait, selon eux, la vie noire aux Palestiniens, et le mur que Trump veut ériger entre les États-Unis et le Mexique.

Ceux qui montent aux barricades à propos du futur mur avec le Mexique destiné à empêcher la pègre mexicaine de rentrer aux États-Unis ont-ils une idée du nombre de murs qui existent dans le monde? S’il n’en existait qu’une vingtaine avant le 11 septembre 2001, aujourd’hui ce nombre frise la soixantaine (Inde/Bangladesh; Corée du Nord/Corée du Sud, … ).

On peut affirmer sans risque de se tromper que si Obama avait voulu construire ce mur, aucun média ne se serait acharné sur lui.

4. Le Décret migratoire Ce décret intitulé « Protéger la nation contre l’entrée de terroristes étrangers aux États-Unis » a été émis à l’encontre des ressortissants de sept pays musulmans (Iran, Irak, Libye, Somalie, Soudan, Syrie et Yémen) et des

réfugiés. Il interdit à tous les réfugiés, quelle que soit leur nationalité, l’entrée sur le territoire américain pendant 120 jours. Par la suite, les États-Unis ont déjà fait savoir que le maximum qu’ils accepteront sera de 50 000 réfugiés en 2017, donc 2 fois moins que ce à quoi avait consenti Obama. « Nous ne voulons laisser entrer dans notre pays que ceux qui soutiendront notre pays et aiment profondément notre peuple », a déclaré le président.

Résultat? Ce décret a suscité un véritable tollé, les critiques fusent de toutes parts. Et dans les pays musulmans, l’indignation est à son comble. Quant aux médias, ils s’emploient à jeter de l’huile sur le feu et encouragent les foules à se soulever, et ils sont entendus. Les manifestations de solidarité envers les musulmans se multiplient partout à travers le monde. Est-ce réellement par compassion pour les réfugiés ou tout simplement parce que ces décrets sont signés Donald Trump?, telle est la question qu’on est en droit de se poser

Mais ce que les médias ne nous disent pas à propos de ce décret, c’est que

– premièrement : Selon l’Article 2 de la Constitution des États-Unis, le président a toute la latitude pour diriger la politique d’immigration. D’ailleurs, Donald Trump n’est pas le premier à user de ce droit. En effet, ce n’est pas la première fois que les États-Unis ferment leurs frontières à certains types de réfugiés : sur le site de Radio-Canada, un article intitulé « La petite histoire des interdictions d’entrée aux États-Unis » est un récapitulatif des interdictions.

1939-1941 Refus d’accueillir plus de 26 000 réfugiés juifs tout en sachant qu’ils étaient condamnés aux chambres à gaz. Faut-il rappeler aussi l’affaire du Saint-Louis, ce paquebot qui en 1939 transportait 930 juifs et qui a été refoulé par Cuba, par le Canada et par les EU sous prétexte qu’ils avaient atteint leur quota? Et pourtant, à ce moment-là, l’Amérique était neutre.

1880 La Loi d’exclusion des Chinois. Et le Canada lui-même a emboité le pas aux États-Unis en adoptant en 1923 la Loi de l’immigration chinoise, aussi connue sous le nom de Loi d’exclusion des Chinois, qui interdit à presque tous les immigrants chinois d’entrer au Canada. Elle ne sera abrogée qu’en 1947.

1950 Les États-Unis ont adopté la Loi sur la sécurité intérieure. Elle interdisait l’accès aux États-Unis à tous les communistes potentiels.

1979 Crise de la prise d’otages en Iran. Jimmy Carter met fin aux visas pour les ressortissants iraniens

1987 Interdiction d’entrée aux États-Unis aux personnes infectées par le VIH.

– deuxièmement, les Américains sont à 52% d’accord avec le Décret migratoire.

– troisièmement, l’arrivée massive des réfugiés a précipité l’Europe dans une crise sans précédent si bien que nombre de pays de l’UE refusent d’accueillir des réfugiés. D’ailleurs, les médias ont passé sous silence bien des informations dont celle-ci : le 2 août 2014, les 200 pays membres de l’ONU ont opposé un refus à la demande de Ban Ki Moon de se partager équitablement les réfugiés.

– quatrièmement, beaucoup de pays musulmans, en particulier les pays du Golfe (L’Arabie saoudite, le Qatar, le Koweït, Oman, Bahreïn et les Émirats arabes unis) refusent d’ouvrir leurs portes à leurs frères musulmans sous prétexte que cela risque d’attiser les tensions entre sunnites et chiites.

5. Transfert de l’ambassade des États-Unis à Jérusalem Les médias se plaisent à rapporter les menaces lancées par les Palestiniens et les pays arabes de façon à dresser musulmans et non-musulmans contre les Juifs et contre Trump. La Jordanie lance la menace de « conséquences catastrophiques »; John Kerry, à la demande de Abbas, a prévenu qu’un déplacement de l’ambassade provoquerait une « explosion absolue dans la région ». Et Abbas multiplie les menaces si bien qu’en Israël on se demande si Trump ne va pas céder aux menaces. Autrefois, en 73, c’était le chantage au pétrole. Aujourd’hui, c’est celui aux attentats. Et les politiques recourent au chantage à l’islamophobie : toute critique de l’islam ou des musulmans, ou encore des réfugiés, risque fort de vous valoir l’étiquette d’islamophobe. À quand des lois liberticides? Cela ne saurait tarder.

Le transfert de l’ambassade à Jérusalem pose problème tout simplement parce que les Juifs sont concernés. Israël a choisi Jérusalem pour capitale, les ambassades devraient donc s’y trouver comme c’est le cas dans tous les pays du monde. D’ailleurs, on pourrait rappeler à ce propos le cas de Riyad qui n’a pas toujours été la capitale de l’Arabie Saoudite. Conquise en 1902 par Abd al-Aziz III ibn Saud, émir du Nadjd et imam des Wahhabites, elle devient la capitale de l’Arabie saoudite quand il est devenu le roi de cet État en 1932. Les États-Unis y ont alors installé leur ambassade.

Et qu’on ne nous dise pas que c’est par crainte de nuire au processus de paix que ce transfert voulu par d’autres présidents n’a jamais eu lieu. En réalité, c’est parce que le chantage des États arabes fonctionne à merveille.

Conclusion L’élection de Donald Trump traduit le ras-le-bol du peuple contre l’élite, plus précisément contre Obama et Hilary Clinton. D’ailleurs, selon un sondage de l’Université Quinnipiac, effectué en juillet 2014 et passé sous silence, à la question « Qui est le pire président des États-Unis depuis 1945? », Barack Hussein Obama arrive en tête du classement (33%) devant George W. Bush (28%) et Richard Nixon (13%).

Mais Obama se refuse à accepter la victoire de Donald Trump, ou disons plutôt la défaite de sa protégée qu’il a soutenue tout au long de la campagne. Et pour donner des tracas à son adversaire, il a pris avant son départ une série de décisions (« colonies » israéliennes, libération de Chelsea Manning, démantèlement du programme de contrôle des ressortissants de pays musulmans, mis en place au lendemain du 11 septembre, interdiction de forages dans l’Arctique, etc.) Et dans son dernier tweet aux Américains, il écrit « Je vous demande de croire, non pas en ma capacité d’apporter le changement, mais en la vôtre », donc un message plein de sous-entendus.

Et il a orchestré, avec la bénédiction des médias, une véritable campagne de diffamation contre le nouveau président, encourageant les gens à manifester pour soi-disant « défendre la démocratie ». Si les médias continuent leur travail de sape du président, il est à craindre qu’il ne débouche sur une guerre civile. Les médias et les politiques en sont-ils conscients?

© Dora Marrache pour Europe-Israël







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  • 7 thoughts on “Et si Obama visait la destitution de Donald Trump ? Par Dora Marrache

    1. sergeb

      Les citoyens de L’Amérique USA comme du Canada vont devoir faire un examen de conscience sur la dangerosité des journalistes gauchistes a la solde des élites intellectuels, a l’establishment qui se passe et repasse le pouvoir d’une élection a l’autre. Ils font partis du même club de POUVOIR. Tout est minutieusement orchestré par les médias qui savent comment on fabrique un politicien qui est un allié pour eux l’argent étant le fer de lance contre appuis d’une prise de pouvoir. A ce jeu-là les médias sont une force non négligeable les journalistes politiques sont de parfaits manipulateurs il faudra bien un jour s’en rendre compte avant que ne se déclenche quelques événements graves qui mettraient en danger la sécurité de ces États.

    2. LeClairvoyant

      Dora Marrache, merci pour l’analyse qui éclaire la situation de complot.
      Le démocrates continuent à comploter, mais les USA ne sont pas des idiots, et ils ont compris que le pouvoir de la presse peut être néfaste et ici c’est le cas.

    3. Slam

      Obama est un psychopathe, obama est un traître à son pays, obama est un traître à la démocratie. Certains ont été pendus pour moins que cela.

    4. Malcolm Ode

      @ Dora Marrache : Très intéressant et très juste. Le bien-paraitre obséquieux de tous les commentateurs est de dénigrer Trump avec fierté, comme un signe de grandes capacités de discernement! Un jeu d’enfants débiles.

      Il est de plus en plus manifeste qu’ils veulent sa peau, sans se cacher et sans se soucier qu’il soit l’homme de la situation précaire de l’Occident.

      Je ne connais pas la résistance de Donald Trump devant l’adversité, mais il est clair qu’il va devoir en avoir une bonne dose pour tenir ses promesses et réaliser son programme.

      Il doit être aidé en Haut-Lieu.

    5. michel boissonneault

      Obama et ses amis travail sur la destitution du Président Trump qui a comme concéquence direct d’affaiblir les État Unis et c’est de la pure traitrise anti-patriotique

    6. TiziAviv Tel Ouzou

      A s’acharner comme ça contre Trump, Obama Clinton and Co doivent avoir de sacrés cadavres dans le placard. Je ne vois pas autre chose. On savais que le pouvoir rendait fou mais pas à ce point là.

      Concernant la puissance des merdias, le populo n’est pas complètement perdu. Reste encore un outil pour ne pas se laisser noyer par la propagande = Internet. Arrachons notre indépendance en boycottant les merdias TV radio presse papier en nous tournons exclusivement uniquement que vers internet ainsi, nous pouvons faire le tri et par les forum, participer plus démocratiquement au débat national. La TV que pour la météo et quelques rares film/séries intéressants.

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