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Les gazaouis veulent de l’électricité, mais n’ont eu que des coups.


Les gazaouis veulent de l’électricité, mais n’ont eu que des coups.

Le 12 janvier dernier avaient lieu à Gaza une grande manifestation pour protester contre les difficultés d’accès à l’électricité. Réprimée durement, cette manifestation a été relativement peu couverte: en effet, la « police » du Hamas veillait au grain, allant jusqu’à entraver le travail des quelques journalistes présents.

La pénurie énergétique à Gaza

Jeudi 12 janvier, une grande manifestation a été organisée à Gaza, dans le but de protester contre les coupures récurrentes d’électricité dans la bande de Gaza. La société gérant l’électricité (la société Gedco, pour Gaza Electricity Distribution Corporation) est une société créée par l’autorité palestinienne en 1998, et qui gère la distribution de l’énergie.

L’électricité dans la bande de gaza est issue de trois sources: 10 lignes électriques à 120 mégawatts (MW) en provenance d’Israël, deux lignes électriques à 28 MW en provenance d’Égypte et la centrale électrique locale de Gaza (GPP) qui génère 60 MW (sur une capacité théorique de 120 MW). Ces sources, qui fournissent en tout 205 MW d’électricité, ne répondent pas aux besoins en électricité de la population, estimés au total à 470 MW. Ce qui donne lieu à un déficit électricité continu de 55 %. (Source ONU avec carte)

La centrale électrique de Gaza fonctionne au fioul, mais souffre de la pénurie chronique de carburant (bien que l’essence rentre, mais les priorités du Hamas ne sont pas celles de la population on dirait…), entraînant une perte de capacité et des coupures chroniques, atteignant parfois 12 à 16 heures et frappant les différentes lignes par roulement. Certaines administrations ou familles fortunées ont pu investir dans le solaire pour contourner le problème, mais c’est très marginal. Autre souci pour Gedco, le non paiement des factures par près de 70% de ses clients ! L’apport égyptien a aussi été sévèrement impacté par le terrorisme dans le Sinaï en juillet 2015, mais réparé depuis. Les lignes en provenance d’Israël ont également subi des dommages, rapidement réparés.

Ce problème récurrent d’énergie est lié à plusieurs facteurs:

  • la pénurie de carburant et les pannes des fournitures extérieures à Gaza: Les tunnels voyaient transiter une bonne partie du carburant nécessaire à la centrale.
  • la non réparation des dégâts de 2006 sur la centrale électrique (dommages liés à une frappe aérienne).
  • l’absence totale d’amélioration et le manque d’entretien du réseau.
  • l’absence d’accord entre le Hamas et le Fatah (l’autorité palestinienne) sur les taxes à payer pour le carburant.
  • le détournement de l’électricité: le Hamas avait annoncé en Août dernier que l’un de ses membres s’était électrocuté dans un tunnel (source Jpost). Pendant que la population n’a parfois que 6H de courant par jour, c’est Versailles pour les terroristes !

On constate donc que le gouvernement en place, le Hamas, laisse pourrir la situation… Et la population n’est pas dupe, d’où son désir de protester.

La répression

Cette manifestation d’ampleur fut très vite réprimée par le Hamas, qui ne tolère guère les démonstrations de dissidence. La couverture médiatique, assurée comme à l’habitude par des membres de la Foreign Press Association (qui regroupe des journalistes travaillant en Israël et dans les territoires disputés ou à Gaza), a été entravée par la police de l’AP (Source: Communiqué FPA):

Jeudi soir, le 12 janvier 2017, un journaliste d’Associated Press couvrant une manifestation dans le nord de la bande de Gaza a été arrêté par des hommes de sécurité du Hamas en civil et forcé à la pointe des fusils de lui renvoyer ses téléphones mobiles. Les hommes ont collé un pistolet dans sa poitrine et verbalement menacé le journaliste jusqu’à ce qu’il accepte de leur donner les téléphones.

En outre, un photographe de l’AFP a été violemment battu à la tête par des policiers en uniforme nécessitant des soins médicaux après avoir refusé de renoncer à sa caméra. La carte mémoire de sa caméra a été confisquée et il a été placé en état d’arrestation. Il a ensuite été relâché et la carte mémoire a été renvoyée

La veille déjà, un comédien local, qui avait tourné une vidéo de protestation vite devenue virale sur les réseaux sociaux, avait été arrêté, selon Times of Israel.

Le parisien rapporte que « Iyad al-Bozum, un porte-parole du ministère de l’Intérieur à Gaza, a déclaré à l’AFP que le rassemblement s’était dispersé « naturellement » et que les forces de sécurité n’étaient intervenues que lorsqu’une « émeute » avait débuté. » Pourtant, un des meneurs (Mohamed Al) est actuellement soigné à l’hôpital Ichilov de Tel Aviv…

 

© Ari pour Europe Israël
Ces goys qui défendent Israël sont toujours là 😉





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