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Désinformation de « Enquête exclusive » sur Jérusalem : Lettre ouverte au Président-Directeur général de M6


Désinformation de « Enquête exclusive » sur Jérusalem : Lettre ouverte au Président-Directeur général de M6

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Il y a des émissions appréciée pour leur caractère éducatif et culturel. Les choix sont opérés lors de la mise en forme des programmes car il est nécessaire d’orienter le contenu pour les rendre accessibles. Il faut maintenir l’effet souhaité pour que les lecteurs, auditeurs ou téléspectateurs, produisent un certain « audimat ».  C’est important pour fidéliser les utilisateurs, mais aussi pour les financiers qui octroient les subsides.

Finalement, les Médias, tiennent compte de la pensée majoritaire de la société et des politiques pour imposer ce qui est juste et ce qui est mal.  Par les Médias est véhiculé une culture, une vision du monde.  Il n’y a pas que les réseaux sociaux pour former les opinions.  Les Médias revendiquent le sérieux, l’investigation, le recoupement… le professionnalisme pour faire valoir leur travail.

Mais voilà, Monsieur Le Président-Directeur général l’émission « Enquête Exclusive » diffusée récemment sur vos antennes, au sujet d’Israël, dépasse toutes les limites et tient de la propagande la plus basse et des mensonges les plus éhontés.  Par votre narrateur, vous déshonorez le journalisme.  J’ai honte pour vous, et pour votre profession.

Je ne suis pas juif, je n’ai aucun lien avec Israël, mais je me sens l’obligation de faire quelques corrections de base.

J’investigue à votre place en commençant par citer Mark Twain qui en 1867 écrivait: « Pas un seul village dans la Vallée de Jezréel, rien sur 30 miles dans les 2 sens. 2 ou 3 petits groupes de tentes bédouines, mais pas une seule habitation permanente. On peut voyager pendant 10 miles sans rencontrer 10 êtres humains. Déserts sans âme qui vive, collines vides, ruine mélancolique de Capharnaüm, stupide village de Tibériade, enterré sous six palmiers. Nous arrivâmes à Tabor sans rencontrer âme qui vive tout au long du chemin. Nazareth est désolée, Jéricho est en ruine, Bethléem et Béthanie, dans leur pauvreté et leur humiliation, ces endroits n’abritent pas une créature vivante. Un pays désolé, dont la terre serait peut-être assez riche si elle n’était abandonnée aux mauvaises herbes. Une étendue silencieuse, triste. À peine y a-t-il un arbre ou un arbuste, çà et là. Même les oliviers et les cactus, ces fidèles amis d’un sol sans valeur, ont quasiment déserté le pays ».

Le Compte-rendu de la commission royale Britannique de 1913 pour sa part:

« La région est sous-peuplée et est restée économiquement stagnante jusqu’à l’arrivée des premiers pionniers sionistes vers la fin des années 1880, qui sont venus pour reconstruire la terre juive.

La route qui va de Gaza vers le nord n’est qu’une piste estivale tout juste bonne pour les chameaux et les charrettes. On ne voit ni bosquet d’orangers, ni verger, ni vigne, jusqu’à ce que l’on arrive en vue du village de Yavné. Les maisons sont des torchis. Il n’existe pas d’écoles. La partie orientale en direction de la mer est quasiment désertique. Les villages, dans cette région, sont rares et chichement peuplés. Beaucoup de villages sont désertés par leurs habitants. »

Il y a encore à lire les témoignages de Chateaubriand, Churchill, qui entre autres, ont visité cette terre de désolation avant l’arrivée des sionistes et des “Palestiniens”, ils témoignent tous d’un paysage qui est désert, incapable de soutenir une population.  Les lieux étaient à l’abandon et dépeuplés.

Jérusalem, tout comme la terre d’Israël, a repris vie avec le retour du peuple juif.

Voilà pour le pays verdoyant « envahi et ravi » par les Juifs.

Après la Grande Guerre, l’Empire ottoman défait, les Britanniques héritèrent de ce morceau de terre.  A la fois composés de Juifs et d’Arabes car les Juifs sont revenus et ont réhabilité la terre.  Chaque parcelle de terre achetée par des Juifs le fut en toute légalité.  Parce que les Juifs européens ont acheté les terres sur lesquelles ils s’installaient.  Les juifs autochtones vivaient en Palestine au même titre que les arabes, dont nombre avaient afflué de pays voisins en voyant décoller l’économie grâce à l’assainissement, au défrichement et à l’agriculture des pionniers juifs. 

En 1947, Au bout d’un siècle d’une cohabitation tumultueuse entre communautés juives et arabes, la partition de la Palestine avait commencé avec la création de la Transjordanie entre les deux guerres mondiales. Ce territoire essentiellement palestinien s’appelle aujourd’hui Jordanie et est dominé par une minorité bédouine.  Peu après sa création en 1946, la Jordanie s’est emparée, et a annexé, la Cisjordanie et la vielle ville de Jérusalem. En passant ils ont foulé aux pieds la Résolution 181 de l’ONU internationalisant les lieux saints, et ont à tout Juif, Israélien ou pas, d’y pénétrer.

Le narrateur, Bernard de la Villardière, présente de la façon suivante la création de l’État d’Israël :

En 1947 pour apaiser les tensions, les Nations Unies ont séparé la région en deux, Israël voit alors le jour. La Jordanie, elle, cède un bout de son territoire la Cisjordanie, cela doit devenir le futur État Palestinien. Mais en 1967, Israël entre en guerre contre ses voisins et annexe la Cisjordanie, c’est le début de l’occupation des territoires palestiniens.

La Cisjordanie faisait partie du Mandat sur la Palestine confié à la Grande-Bretagne 

par la Société des Nations à la conférence de San Remo en 1922, avec pour

objectif d’aider les Juifs à “reconstituer leur foyer national dans ce pays”. La

Cisjordanie n’a donc pas été cédée par le Royaume de Jordanie pour créer un État

Palestinien.

À la fin de la guerre, la Cisjordanie qui en effet devait faire partie du futur État Arabe

créé par le plan de partage de la Palestine, a été annexée par le Royaume de

Jordanie qui n’y a pas créé d’État Palestinien.

Avant 1948, il n’y avait pas d’Etat palestinien.  Il y avait deux tiers de Palestiniens Arabes et un tiers de Palestiniens Juifs.  Tous Palestiniens, donc.  Lorsque les Britanniques évacuent la Palestine, Arabes palestiniens et Juifs palestiniens ont donc, de tous points de vue, les mêmes droits sur ce pays, non pas pour des raisons mythiques, mais tout d’abord parce qu’ils y vivaient. On peut arguer à l’infini sur l’évolution de la démographie de la Palestine au fil de l’Histoire, mais nul ne peut contester qu’il y avait eu sur ces lieux une présence juive ininterrompue depuis l’Antiquité. avant 1948, mais des clans, des tribus et des communautés disparates.  Le concept même de « Palestine » n’existait pas dans l’Empire ottoman !  Les britanniques laissaient non pas un état, mais une mosaïque, dont les principaux éléments étaient un ensemble cohérent d’institutions comme l’Université de Jérusalem, une centrale syndicale, une éducation nationale, un système de transport, une agriculture, une police, et même un embryon de force militaire sous contrôle britannique.

Il n’y avait pas d’entité nationale palestinienne en 1948, mais un territoire nommé Palestine qui se retrouvait sans occupant pour la première fois depuis des siècles. 

Il y eut de nombreuses tractations entre Arabes et Juifs avant l’indépendance d’Israël, mais les leaders Arabes avaient décidé de recourir à la violence dès les années 1920.

Faute de pouvoir s’entendre avec les palestiniens arabes, les six-cent mille Palestiniens Juifs ont fait valoir le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Ils ont proclamé leur indépendance conformément au plan de partage de l’ONU en créant deux Etats pour deux peuples. Les juifs ont accepté, les arabes ont refusé, et depuis lors c’est la guerre.

Ainsi, en 1947, les Nations Unies ont partitionné la terre d’Israël entre Arabes et Juifs. Les Juifs pensaient que la résolution était très mauvaise et inacceptable, la création d’un Etat juif divisé sur une petite bande côtière et un désert, en trois cantons étroits qui étaient à peine contigus, indéfendables et ingérables.

Mais ce plan a été accepté par Israël laissant la part belle aux Palestiniens qui le refusent au nom du « tout ou rien » et choisissant l’épreuve de force pour tenter de reprendre dans le sang des terres légalement vendues et rejeter toute idée de partage, de négociation et de conciliation avec les Juifs, n’hésitant pas à clamer qu’ils les rejetteraient à la mer.

L’Autorité Palestinienne a inauguré un Musée.  Y a-t-il un drapeau national dans la salle d’accueil, qui vienne de la période d’avant le 15 mai 1948 lorsque les Juifs sont venus « voler leur pays » ?  Il n’y a que le drapeau actuel qui a été emprunté, mais pas de drapeau historique !

On va pouvoir admirer des émissions de timbre?  Les philatélistes ont bien quelques collections qui ont marqué l’époque « présioniste » de 1948 à présenter ?

Non, les timbres de cette époque présentent des initiales qui n’existent qu’en hébreu et signifie « Terre d’Israël ».  Puis, c’est étrange, j’ai entendu dire que le son « P » de Palestinien n’existe pas en langue arabe !   Les pièces de monnaie ont la même indication.  Il y a des souvenirs du match de football qui a opposé la Palestine à l’Australie, mais le sigle sur les maillots est celui d’Israël…

Je me demande, finalement, si les Palestiniens n’obtiennent pas leur histoire, leur culture et toute leur raison d’être, d’Israël ?  Le ‘’peuple palestinien’’ est né du refus arabo-musulman de tout état juif, il n’existe aucun passé historique d’un pays indépendant dénommé « Palestine » ni de lois internationales actuellement en vigueur attribuant une quelconque terre à celui-ci.

Si les Arabes avaient dit « oui » à l’époque , l’ Etat palestinien ne serait-il pas prospère sur plus de la moitié du territoire entre la Méditerranée et le Jourdain ?

Un jour seulement après qu’Israël ait déclaré son indépendance , sept armées régulières arabes ont envahi la terre où quelque 600.000 Juifs vivaient pratiquement sans défense.  Israël a néanmoins été en mesure de vaincre ses ennemis et d’étendre les zones sous son contrôle.

Le 31 juillet 1988, le roi Hussein abandonne toute revendication sur la «Cisjordanie » annexée en 1950. 

Les spécialistes du droit international ont inventé l’expression “terra nullius,” ce qui signifie “territoire sans souverain” ou “territoire vide.” La Judée-Samarie est un territoire sur lequel aucun pays ne possède de souveraineté juridique, mais qu’Israël garde pour sa sécurité.

Les lois de l’occupation ne sont pas applicables à la Judée et la Samarie, ou Cisjordanie.

Les Nations Unies, en 1967, ont rejeté les tentatives arabes et soviétiques répétées pour déclarer qu’Israël était l’agresseur. La résolution 242 du Conseil de sécurité des Nations Unies ne demandait pas un retrait unilatéral israélien. En fait, les Nations Unies appelaient à une solution négociée, permettant à Israël d’obtenir des « frontières sûres et reconnues », c’est-à-dire des frontières défendables.

Ainsi, bien que cette ligne soit communément appelée la « frontière de 1967 », elle n’a jamais constitué une frontière internationale.  Il n’existait qu’une ligne d’armistice, celle du cessez-le-feu de la guerre 1948-1949. Ainsi, le terme «frontières de 1967» utilisé par la presse et les chancelleries est erroné.

L’obstacle à la paix à ce jour est la violence des Palestiniens qui refusent toujours de reconnaître l’Etat d’Israël. Chaque fois qu’Israël a renoncé a un territoire «occupé», les Arabes ont déclenché une escalade de la terreur et de la violence contre les Juifs: la bande de Gaza, le sud Liban.

Le Président Sadate était sérieux dans son désir d’aboutir, Israël a restitué le Sinaï à l’Egypte.  La préoccupation de l’Etat Juif est la sécurité. La raison en est que s’il n’y a plus de sécurité, il n’y a plus d’Israël.

La société européenne, entretient une inimitié ambiante envers Israël, telle qu’elle se répercute dans les médias et les « réseaux sociaux ». Il est à nouveau de bon ton d’accuser le peuple juif des pires méfaits.

Il est vrai que la Communauté Européenne soutient, depuis des années, à bout de bras, financièrement, le mouvement palestinien pour des raisons « idéologiques » et « politiques ».

Mille accusations fausses sont lancées contre les Juifs depuis l’Antiquité.  Notre société se donne à nouveau, avec l’aide de productions telles que les vôtres, des alibis, avec pour but de manipuler la masse en instillant préjugés et haine qui peuvent encore produire le la violence, en tout cas du rejet et du mépris.  Tenez-vous compte de l’arrivée massive de personnes venant du Moyen-Orient? 

« Plus jamais ça? » avons-nous proclamé?

Israël est aujourd’hui un pays en pointe dans l’industrie high-tech, l’informatique, la médecine et la chirurgie de haut niveau, l’agriculture industrialisée, notamment en  renversant le phénomène de désertification pour augmenter ses terres cultivables, fait unique dans l’histoire. Le niveau de vie est tout à fait comparable aux nations occidentales, avec une espérance de vie similaire. Le système éducatif est excellent et les universités israéliennes produisent chaque année des ingénieurs, scientifiques et intellectuels de niveau international. Il faut bien sûr considérer que ce développement se fait malgré la menace constante de pays voisins.

L’économie et la société israélienne se portent très bien. Israël est un pays libre, démocratique, fondé sur l’état de droit, garantissant la liberté d’expression et la liberté de la presse; faits unique au Moyen-Orient!  Il suffit pour s’en convaincre de considérer l’incarcération d’un ancien président condamné pour agressions sexuelles et viols ou la virulence des interviews des chefs de l’armée par la presse israélienne en 2006 lors de l’opération Plomb Durci au Liban. Dans la société israélienne, il n’y a pas de place pour les meurtriers. Israël condamne les assassins et les met en prison.

L’alternance politique fonctionne très bien, les trois grands partis de gauche, du centre et de droite s’étant succédés et même complétés dans des gouvernements de coalition qui ne paralysent pas les institutions. Le processus électoral est éprouvé et se déroule avec un niveau d’intégrité absolument comparable aux nations occidentales.

D’un point de vue de la citoyenneté, Israël est un pays modèle en termes d’intégration. Bien que la judéité et l’immigration juive soient des facteurs essentiels de l’intégration, ils ne sont pas exclusifs. L’acquisition de la nationalité israélienne est très ouverte comme en témoignent les israéliens chrétiens et musulmans d’origine ethnique différente, formant même des corps d’élite de l’armée israélienne comme le Bataillon Druze ou la Brigade Bédouine, formée d’arabes bédouins musulmans à qui la surveillance de la délicate frontière du sud est confiée. L’intégration de juifs du monde entier est également signe d’ouverture de la société, chaque communauté apportant sa différence à la grande communauté israélienne. La variété de langues, d’origines et de cultures au sein de la société israélienne en font un des « melting pot » les plus vastes et les plus réussis au monde et de l’histoire. Les accusations d’Apartheid, régulièrement formulées à l’encontre d’Israël, ne tiennent pas une seconde à l’épreuve des faits. Une politique de méfiance et de défense face aux populations arabes palestiniennes qui refusent de s’intégrer est en effet conduite mais ceux qui s’intègrent dans la société israélienne ne sont l’objet d’aucune discrimination ni ségrégation. Le parlement israélien comporte même des parlementaires arabes qui jouissent d’une totale liberté de parole à la Knesset, même parfois pour à l’aller à l’encontre des intérêts israéliens.

Toutes les accusations présentent Israël comme un monstre cruel qui porte préjudice aux palestiniens entièrement irréprochables en tant que victimes. Par la répétition de cette propagande évocatrice, la fausse image de la victimisation palestinienne s’est enracinée comme un fait dans la conscience populaire.

Voila, Président-Directeur général, ce que je sais sans être de votre métier, pour répondre au seul premier point de votre émission. 

© Christian Rayet pour Europe Israël News







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  • One thought on “Désinformation de « Enquête exclusive » sur Jérusalem : Lettre ouverte au Président-Directeur général de M6

    1. andre

      Magnifique presentation, tant de ce qu’est Israel et de ce qu’est, ou n’est pas, la Palestine, et des origines du conflit. Il faut rappeler sans se lasser que la fin du 19eme siecle, et le debut du 20eme, ont vu une double immigration, juive et arabe, dans le territoire de la region Palestine, la deuxieme etant facilitee par la presence dans le voisinage immediat de grandes populations arabes, la premiere contrariee par le politique britannique. Nul doute que la direction de la chaine incriminee se contentera d’opposer a cette lettre un silence arrogant: mais il faut la conserver, la garder en memoire et la diffuser si on le peut.

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