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Elections américaines : Le président égyptien Al-Sissi préfère Trump


Elections américaines : Le président égyptien Al-Sissi préfère Trump

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À l’approche des élections présidentielles américaines, il semble que le régime égyptien d’Abd Al-Fattah Al-Sissi préfère voir Donald Trump plutôt qu’Hillary Clinton à la présidence des États-Unis. Suite à une entrevue entre Sissi et les deux candidats américains en septembre 2016, son porte-parole, Alaa Youssef, avait déclaré que l’Égypte les plaçait sur un pied d’égalité. « Le [dernier] mot des élections présidentielles américaines sera prononcé par les électeurs américains, et nous n’avons rien à voir avec cela », avait-il dit.

Pourtant, en dépit de cette déclaration, des indices clairs montrent que l’administration égyptienne favorise Trump, notamment au regard de ce qui est perçu en Egypte comme un soutien de Hillary Clinton aux Frères musulmans (FM) et sa désapprobation de la destitution du régime de Mohamed Morsi par Sissi le 30 juin 2013. Cette préférence du régime égyptien se reflète dans les déclarations de Sissi et de ses associés, ainsi que dans les rapports et articles d’opinion publiés dans la presse officielle.

C’est lors de sa visite aux États-Unis, à l’occasion de l’Assemblée générale des Nations unies, le 20 septembre 2016, qu’Al-Sissi a rencontré Clinton et Trump. L’humeur au cours de sa réunion avec Clinton semblait formelle et contenue, et les Egyptiens avaient limité l’accès des médias (les journalistes étaient autorisés à y assister pendant quelques minutes seulement et il leur était interdit de prendre des photos). Inversement, l’ambiance lors de la rencontre d’Al-Sissi et Trump fut ouverte et amicale.

Les articles relatifs à ces deux rencontres, parus dans les médias égyptiens et internationaux, ont souligné le positionnement positif de Trump face au régime égyptien, et celui plus critique de Clinton. Par exemple, selon les articles, au cours de la brève réunion en présence des médias, Clinton aurait félicité l’Égypte, mais également critiqué implicitement l’état des droits de l’Homme dans ce pays et affirmé qu’elle souhaitait parler « de la voie que nous emprunterons pour construire une nouvelle société civile, un nouveau pays moderne qui respecte l’état de droit, respectueux des droits de l’Homme et des libertés ». Si Trump, en revanche, n’a pas soulevé ces questions lors de sa rencontre avec le président égyptien, il aurait loué l’Egypte pour sa fermeté face au terrorisme et promis que, sous son administration, les Etats-Unis seraient « un ami loyal de l’Egypte », et pas simplement un allié. Le conseiller en politique étrangère de Trump, Walid Phares, a qualifié sa rencontre avec Al-Sissi d’ « historique » et souligné que Trump s’était engagé au « réchauffement des relations américano-égyptiennes, qui se trouvent actuellement dans une phase très difficile ». Phares a ajouté que lors de la réunion, Trump avait promis à Al-Sissi un projet de loi visant à classer les FM comme organisation terroriste.

La préférence d’Al-Sissi pour Donald Trump fut également perceptible dans son interview du 22 septembre 2016 sur CNN. Il y a affirmé que Trump serait sans aucun doute un leader fort, et lorsqu’on lui a demandé si Clinton ferait une bonne présidente, il s’est contenté de répondre évasivement que « les partis politiques aux États-Unis ne laisseraient pas les candidats atteindre ce niveau s’ils n’avaient pas les qualifications requises pour diriger un pays de la taille des États-Unis d’Amérique ».

Comme indiqué, le soutien du régime égyptien pour Trump et ses réserves à l’égard de Clinton se reflètent également dans de nombreux articles de la presse égyptienne. La majorité des articles de la presse gouvernementale ont exprimé leur répugnance pour Clinton et averti que, dans le cas d’une victoire de celle-ci, l’Egypte et toute la région seraient confrontés à des années de chaos et de terrorisme débridé. Certains ont même prédit qu’une victoire de Clinton entraînerait une nouvelle détérioration des relations entre les deux pays, en raison de son ingérence constante dans les affaires égyptiennes, dont les questions relatives aux droits de l’Homme.

Ces articles ont rappelé le soutien de Clinton à l’éviction de Hosni Moubarak et ce qui fut considéré comme sa position positive face aux FM. Il faut dire que, il y a 18 mois déjà, des rapports et des articles d’opinion publiés dans le quotidien gouvernemental Al-Ahram avaient avancé que l’assistante personnelle de Clinton, Huma Abedin, était membre des FM et servait de médiateur entre Clinton et l’organisation.

À l’inverse, une minorité d’articles de la presse égyptienne ont évoqué Trump en termes négatifs et exprimé leur soutien à Clinton. Ceux-ci ont été écrits par le haut-représentant des FM Gamal Heshmat et par des journalistes du quotidien indépendant Al-Shurouq, qui critiquent occasionnellement le régime.

MEMRI







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