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Quand la justice égyptienne frappe contre les ONG financées par la gauche européenne, Israël s’inspirera-t-il de l’Égypte?


Quand la justice égyptienne frappe contre les ONG financées par la gauche européenne, Israël s’inspirera-t-il de l’Égypte?

 

Et si,  cette fois, c’est Israël qui s’inspirera du pays des Pharaons?

 

En Égypte on a décidé de bannir  définitivement le financement étranger  illégal des organisations non gouvernementales (ONG) qui œuvrent sous couverts des « Droits de l’Homme ».

 

La justice égyptienne a ordonné ce samedi, 17 septembre 2016, un gel des avoirs de trois ONG impliquées dans des financements illégaux dont  L’Initiative égyptienne pour les droits personnels (EIPR) et le Réseau arabe pour l’information sur les Droits Humains (RAIDH).

 

Cette mesure intervient dans le cadre d’une vaste enquête judiciaire ( connue localement affaire numéro 173)   sur les financements étrangers de la société civile, ouverte en 2011 après la révolte qui a chassé Hosni Moubarak du pouvoir.

 

Les investigations qui ont  concernés  1055 ONG locales  et  des comptes bancaires ont permis de découvrir un réseau de financement européen  agissant sous le couvert d’organisations locales cherchant à  déstabiliser  l’Egypte sous l’étiquette de défendre les « Droits Humains ».

 

L’Égypte, qui est un pays souverain, veut empêcher une situation absurde où des États étrangers se mêlent de ses affaires intérieure en finançant des ONG. Ces organisations ne pourront continuer à fonctionner si elles ne vivent que de ces fonds.

 

 

Le Caire ne veut plus d’ingérence européenne à travers ces ONG d’adeptes de la nouvelle religion des « Droits de l’Homme » alors que le régime modéré d’Abdel Fattah al-Sissi est en lutte contre la mouvance terroriste locale des Frères Musulmans égyptiens responsable de plusieurs attaques et de centaines de morts.

 

Entre 40.000 et 50.000 personnes principalement des membres de la confrérie intégriste seraient emprisonnées. Certains de ses leaders sont à Istanbul, qui est aujourd’hui le centre de gravité du mouvement, mais aussi au Qatar évidemment, ainsi qu’en Europe et aux États-Unis.

 

La question des « Droits de L’Homme » est surtout utilisée contre des régimes Arabes modérés (Égypte, Jordanie, Maroc, Bahreïn) alors que les ONG financées par les gauchistes européens veulent affaiblir certains gouvernements stables malgré  la situation extrêmement complexe qui prévaut  dans cette région, ouvrant ainsi les portes à l’État islamique (EI).

 

Pour le Prof. Uzi Rabi et Ben Mendales, chercheurs au Centre Moshé Dayan pour les Études sur le Moyen-Orient et l’Afrique de l’Université de Tel-Aviv,  le Monde Arabe et toute la région est déjà au bord d’un précipice, avec tout ce qui se passe en Syrie, en Irak, en Libye et au Yémen.

 

 

BugOutBagMoney

Israël aussi concerné par ce genre d’ONG au service d’agendas de Pays étrangers

 

Devant les enjeux de la paix et face aux menaces, même Israël est confronté aussi  à l’épineux problème du financement étranger illégal des ONG et des groupes des antisionistes de l’extrême gauche.

Les ONG de la gauche en Israël  sont des mouvements des plus actifs et prêts à tous rendre de ce qui reste du sionisme dans le pays.

Les plus célèbres – et les plus hostiles aux intérêts de l’État Juif– sont  Break the Silence, qui regroupe des vétérans de l’armée, B’TselemYesh Din ou encore  Chalom Ahshav (« La Paix Maintenant »).
Aussi de nombreuses ONG juives US n’hésitent pas nuire aux intérêts et à l’image d’Israël. Pire : certains financements vont jusqu’à bénéficier à des campagnes diabolisant Israël ; ou à profiter à des ONG arabes israéliennes dont le programme entend délégitimer le droit d’Israël à l’existence.

 

 

Situation insolite : l’an dernier une ONG américaine avait même osé de faire barrage à la réélection de M.Benyamin Netanyahu.

 

 

Selon un document publié le 5 février  2015 par le site d’informations du Washington Free Beacon, une coalition de groupes progressistes américains avait tenté d’influer l’issue du dernier scrutin électoral en Israël.

 

 

Leur objectif était, selon le site américain d’informations, de faire campagne auprès des catégories sociales les plus démunies notamment les jeunes laïques israéliens et la minorité arabe. Deux secteurs traditionnellement opposés à la politique du Premier ministre Netanyahu.

 

Ainsi les groupes Ameinou aux États-Unis et Guivat Haviva en Israël auraient reçu selon les documents publiés par le site un financement du département d’État américain et seraient parvenus à collecter 3 millions de dollars de dons.

 

Cette somme avait servi à subventionner la campagne de propagande auprès de la minorité arabe en collaboration avec les partis du secteur.

 

Le Président du groupe Ameinou, Kenneth Bob, n’avait d’ailleurs pas caché ses intentions: « Je savais que le Likoud pourrait obtenir des voix au sein de la population arabe, c’est pourquoi  nous avons tenté de leur grappiller quelques soutiens» avait-t-il déclaré.

 

Jusqu’ici la justice israélienne n’a pas procédé pour poursuivre ces traitres locaux et geler leurs avoirs malgré ces ingérences flagrantes dans les affaires intérieures d’Israël.

 

Le Likud avait dénoncé aussi en 2015 l’ingérence dans la campagne législative israélienne d’une autre ONG américaine.

 

Une ONG américaine (OneVoice) avait été aussi soupçonnée de financer illégalement des principaux partis de l’opposition israélienne (le camp sioniste et Avoda) dans le but d’empêcher la réélection du dirigeant israélien.

 

La loi américaine interdit les subventions publiques à des collectifs impliqués dans des élections étrangères (clause 501 (c)(3) de la loi sur les ONG).

 

Le sénateur républicain, Ted Cruz, pro-israélien notoire, avait demandé au Département d’État et au Secrétaire d’État, John Kerry, une enquête approfondie sur des subventions bénéficiant à des partis opposés à la politique de M. Benyamin Netanyahu, en particulier sur la question du conflit israélo-palestinien.

 

OneVoice,  qui regroupe des verts pro-palestiniens,  milite soi-disant pour « une solution à deux États » avait un but affiché qui était  de faire chuter  M. Netanyahu, afin de mettre en place un gouvernement de gauche en Israël.

 

 

Ici aussi la justice israélienne n’a pas encore gelé les avoirs de cette ONG malgré que La loi électorale israélienne soit formelle.

 

Les partis politiques ont le droit d’être financés par des cotisations de leurs adhérents, et par des dons personnels de citoyens israéliens et seulement d’eux, à hauteur maximum de 1.000 Sheqalim par personne.

 

 

De plus, la nouvelle loi israélienne sur financement des ONG (du 11 juillet 2016) n’empêche pas ces organisations hostiles aux intérêts de l’État de recevoir des fonds étrangers.

 

La nouvelle législation  obligera seulement les organisations non gouvernementales recevant plus de la moitié de leur financement de gouvernements étrangers à en faire la déclaration publique et le rappel systématique à chaque publication.

 

La version finale de la loi ne mentionne plus, comme dans sa version première, l’obligation pour les représentants des ONG de porter un signe distinctif lorsqu’ils se rendent en visite à la Knesset.

 

Résultat: ces organisations  qui reçoivent des fonds de l’étranger  pourront donc continuer à jouir d’une totale impunité pour promouvoir le boycott ou délégitimer la politique ou l’existence d’Israël. Il suffit juste de prévenir par écrit qu’ils touchent de l’argent !!!

 

Les lobbyistes ou les représentants d’ONG anti-israéliennes pourront aussi, grâce aux bailleurs de fonds étrangers, défendre les droits des terroristes Palestiniens, l’égalité entre les victimes Juifs  du terrorisme et  les assassins Arabes en Israël, ou bien documenter  les  activités de Tsahal dans Territoires ou les mesures défensives dans la bande de Gaza.

La question du financement étranger  que Jérusalem dénonce depuis des années, sans toutefois parvenir à le résoudre, restera un problème récurrent.

Un jour (si proche) Israël devra choisir entre l’excès de cette démocratie et sa survie !

 

 

Reproduction autorisée avec la mention suivante:

© Souhail Ftouh pour Europe Israël

 

 

 





Avocat tunisien, auteur de nombreux articles.



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