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La liberté de la créativité sur le Web est menacée par la barbarie des panislamistes


La liberté de la créativité sur le Web est menacée par la barbarie des panislamistes

La légitimité de la mise à mort des esprits libres dans le monde dit musulman est clairement revendiquée par l’Islam politique. Leur élimination  programmée se joue sur plusieurs niveaux. Le terrain juridique en est un et il n’est pas des moindres.

 

 

L’assassinat de l’écrivain jordanien Nahed Hattar ce 25 septembre 2016 est un exemple  alors qu’il s’est déroulé au moment où il se rendait au palais de la Justice à Amman pour être auditionné pour  soi-disant « mépris pour la religion ».

 

Ce militant politique chrétien a été arrêté après avoir publié une caricature sur les réseaux sociaux et qui fût jugée comme étant une insulte à Allah et à l’Islam. Il avait été libéré début septembre sous caution et le procureur général jordanien avait imposé un black-out sur cette affaire.

 

 

La caricature avait pour titre: « Dieu des Dawaech », en allusion aux jihadistes de Daech (acronyme en arabe du groupe État islamique).

 

Les extrémistes islamistes ont longtemps cherché à interdire  toutes les représentations de Mahomet ou de Dieu, qu’elles soient dessinées par des musulmans ou non-musulmans, par la violence.

 

Après avoir provoqué un tollé sur les réseaux sociaux, l’écrivain avait supprimé la caricature, dont il n’est pas l’auteur, de son compte. Hattar avait expliqué sur sa page Facebook que la caricature se moquait des « terroristes et de la manière dont ils imaginent Dieu et le paradis, et qu’elle ne porte en aucun cas atteinte à Dieu ».

 

 

L’écrivain a été tué par trois balles et l’auteur de l’assassinat n’est qu’imam d’une mosquée, âgée de 49 ans, qui vient d’achever son pèlerinage à La Mecque. Son assassinat est intervenu quelques jours après la tenue dans le royaume d’élections législatives, marquées par le retour au Parlement des Frères musulmans.

 

Cet assassinat vient pour museler quiconque use de sa liberté de parole pour critiquer l’Islam radical ou exécrer sa liberté de créativité, son  droit fondamental et inaliénable a la critique d’une pensée ou d’une religion.

 

Aujourd’hui, nombre de penseurs, d’intellectuels, d’écrivains, de journalistes et de militant(e)s féministes et laïques font l’objet de graves persécutions, voire de menaces de mort en raison de leur détermination à user de ce droit dans les pays arabes.

 

L’oppression et l’arbitraire  musulmans tentent de faire taire des voix pourtant essentielles au progrès de la société. Bloguer librement sur des thèmes sociétaux et religieux peut très vite conduire au harcèlement judiciaire, à l’embastillement aveugle et au meurtre dans cette partie aveugle du monde.

 

C’est le 14 février 1989, avec la publication du roman de Salman Rushdie Les versets sataniques, que l’appel à la censure et à la répression est  lancé dans les pays musulmans.  L’ayatollah Khomeiny appelle alors  tous les musulmans à tuer le romancier anglo-indien, accusé de blasphème.

 

Désormais, la stratégie des islamistes consiste faire régner la peur. C’est dans ce contexte qu’il faut situer la fatwa contre  Taslima Nasreen (1993), l’assassinat de Theo van Gogh (2004), les tentatives visant le caricaturiste danois Kurt Westergaard (2005), ainsi que la tuerie à Charlie Hebdo le 7 janvier 2015.

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Les fondamentalistes mènent l’offensive sur les espaces virtuels pour détruire tout esprit critique

Aujourd’hui les islamistes  radicaux redoublent d’efforts en vue d’influencer le cyberespace, ce qui atteste les attaques quotidiennes soutenues contre la liberté sur Internet : blasphème, diffamation des religions, discours haineux, toutes ces variantes ne visent qu’une seule et même chose : censurer et censurer ceux qui critiquent un aspect ou un autre de la doctrine islamique en particulier.

 

Certains gouvernements Musulmans emploient une armée de censeurs chargés de cibler des citoyens et emprisonnent de nombreux militants uniquement parce qu’ils exercent leur droit à la liberté d’expression en ligne.

 

L’Arabie saoudite qui est en tête du mouvement plaide, depuis l’an dernier, pour une loi globale contre le blasphème afin d’immuniser l’Islam de toutes critiques.

 

Le 25 juillet 2015, lors d’un symposium sur la couverture médiatique des symboles religieux dans le droit international, Abdulmajeed Al-Omari, le directeur des relations extérieures au ministère des Affaires Islamiques, a déclaré:

 

« Nous avons clairement fait savoir que la liberté d’expression sans limites ni restrictions conduirait à la violation et à l’abus des droits religieux et idéologiques. Cela exige à ce que tout le monde redouble d’efforts pour criminaliser les insultes envers les religions célestes, les prophètes, les livres sacrés, les symboles et les lieux de culte religieux.»

 

Le responsable saoudien a fait valoir que ces mesures doivent être prises pour prévenir de l’intolérance. D’autre part l’Organisation de Coopération Islamique, qui est un regroupement de 56 pays musulmans (auquel s’ajoute l’Autorité palestinienne), a adopté sa propre Déclaration du Caire sur les droits de l’homme en islam qui affirme la primauté de la Sharia et qui est incompatible avec la liberté d’expression.

Cette Organisation, qui dispose de budgets considérables venant des monarchies pétrolières du Golf, est la poutre maîtresse d’un projet politique d’envergure mondiale : prohiber la critique de l’Islam.

Reproduction autorisée avec la mention suivante:

© Souhail Ftouh pour Europe Israël

 





Avocat tunisien, auteur de nombreux articles.



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  • One thought on “La liberté de la créativité sur le Web est menacée par la barbarie des panislamistes

    1. sergeb

      C’est qui est le plus CRIMINEL est le fait que ce sont de très jeunes enfants qu’on a FORMATÉS pour propager la religion d’amour et de paix et préparer le futur ISLAMISTE MONDIAL.

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