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États-Unis : les élections américaines cruciales de novembre 2016 décryptées par Guy Millière: « Après Obama, Trump ? »


États-Unis : les élections américaines cruciales de novembre 2016 décryptées par Guy Millière: « Après Obama, Trump ? »

 

Article de Hélène Keller-Lind

 

 « Après Obama, Trump ? » . Petit livre clair, argumenté et passionnant de Guy Millière qui ausculte avec empathie et inquiétude les États-Unis depuis Paris et aussi depuis Las Vegas. Tout y est dit du contexte des élections américaines de novembre 2016 qui,  marqueront soit un tournant salutaire mais ouvrant une ère difficile, soit la continuation de la dégradation de ce qui reste encore, à peine, la première puissance mondiale, avec des conséquences néfastes planétaires. Disponible d’ores et déjà sur le site de La Maison d’Édition*, qui le publie, ou Amazon.fr, il sera en vente dans les librairies en octobre 2016.

D’une lecture aisée, limpide, ces cent pages tiennent le lecteur en haleine. Car il y va du sort, non seulement des États-Unis, mais aussi, par ricochet, de la planète et de notre sort à tous. L’ouvrage se divise en trois temps. D’abord un chapitre intitulé « Après le capitalisme » où Guy Millière décrit, preuves à l’appui, ce qu’il en est de l’Amérique d’aujourd’hui, ce qu’en a fait, ce qu’a voulu en faire Barack Obama qui, aux prochaines élections, le 8 novembre 2016, en aura été le Président pendant huit ans. Une situation qu’observe de près Guy Millière et qu’il a déjà évoquée dans plusieurs ouvrages.

« Après le capitalisme »

Au-delà de « l’Amérique riche, parfois très riche », la seule que souvent verront les touristes étrangers ou certains Américains, à San Francisco, San Diego, Manhattan, Boston ou certains quartiers de Washington D.C., « il existe aussi », dit-il, « une autre Amérique ». On y trouve, dans certains quartiers, ou des villes entières comme « Detroit, Saint-Louis, Baltimore », une pauvreté qui « a gagné du terrain sous Barack Oabama, beaucoup de terrain et les chiffres officiels l’indiquent… ». Avec « une désagrégation » de la « middle class » – classe moyenne-, « une érosion du salaire moyen », « cent deux millions d’Américains en âge de travailler qui ne travaillent pas », un assistanat qui aggrave la situation et une croissance trop faible « pour un pays qui reste une terre d’immigration ».

Avec un système électoral, dont il explique les rouages dans le troisième volet, qui prend même en compte les « immigrants illégaux » ayant donc un poids électoral certain, même s’ils ne votent pas.

En corollaire, a  été mis en place « ce qu’a voulu Obama… : une économie administrée…et de grandes entreprises en interdépendance avec le gouvernement ». « Une transformation de l’économie et de la société »…Quant au système d’assurance médicale obligatoire qu’il a imposé, il ne fonctionne pas.

Sur le plan de la politique étrangère le bilan ne vaut guère mieux. Barack Obama ayant contourné l’obligation faite par la Constitution américaine de faire ratifier les traités par le Congrès en les qualifiant d’accords…Pour Guy Millière certains tours de passe-passe du Président auraient dû être sanctionnés par une procédure d’impeachment mais il n’en a rien été. Là encore rien n’est affirmé sans preuves. La liste des méfaits de Barack Obama est, à la fois longue et terrible, dans ce réquisitoire impeccable et implacable.

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« Après l’Amérique »

Dans un second chapitre Guy Millière décrit l’état d’un pays se situant aujourd’hui « Après l’Amérique », avec ce fossé entre l’état d’esprit régnant en septembre 2001, fait de « douleur mais aussi d’unité, de courage, de détermination » et la situation aujourd’hui, où ne reste plus que « la douleur » ou « le courage », « les valeurs et les idéaux de l’Amérique » n’ayant pas perdu de l’importance pour tous mais pour beaucoup. Avec une « lassitude, un délitement »…

L’auteur compare Georges W.Bush et le Président actuel qui a écarté « la notion de guerre contre le terrorisme » et a tenu à « souligner que les États-Unis n’étaient pas et ne seraient jamais ‘en guerre contre l’islam’. »

Les exemples précis abondent allant de la Turquie, au Yémen ou la Syrie en passant par l’État islamique, la Tunisie ou, bien sûr l’Iran, la Russie ou la Chine ». Et Guy Millière de faire ce commentaire laconique et lapidaire : « au présent la guerre n’a pas cessé, bien au contraire ». Cette fin de la guerre promise par Barack Obama, mis en œuvre là où il ne le fallait pas, a engendré un chaos pire encore. Restent des alliés régionaux qui « se défient des États-Unis », Israël y compris, « des vagues de migrants musulmans qui déferlent vers l’Europe par centaines de milliers… ». Un tableau circonstancié bien sombre. Mais, souligne l’auteur, et c’était cela le but : « Obama n’a plus à s’excuser de la puissance et de l’arrogance des États-Unis. Les États-Unis sont beaucoup moins puissants »… Avec les conséquences funestes que l’on sait.

Guy Millière ne verse pourtant pas, pas encore, dans le pessimisme. « Le redressement » est possible, dit-il. Pour ce faire « il faudrait un Président républicain d’une qualité, d’une détermination, d’un courage exceptionnels. » Ce sera cela ou le pire, « vraiment le pire ». Envisageable si le candidat ( la candidate) démocrate, qui a le soutien des grands médias, et dont il liste les carences, entre à la Maison Blanche…

« Après Obama »

Ce qui amène à la troisième partie : un « Après Obama » inéluctable qui commencera le 8 novembre 2016. Avec une aggravation inéluctable si les Démocrates l’emportent, ce qui signifierait « la continuation d’Obama », la poursuite de la voie qu’il a tracée. Des États-Unis plus clivés encore, des violences envisageables. Un monde post-américain, avec des régimes autoritaires cyniques et brutaux, un chaos grandissant. Ou  alors « une tentative de redressement. Un sursaut peut-être » en cas de victoire républicaine.

Guy Millière détaille alors le système électoral américain, ce que sont aujourd’hui Parti Démocrate et Parti Républicain. Et évoque bien sûr Donald Trump, les raisons de sa popularité,  en dépit de ses maladresses avérées, en dépit des réticences de l’establishment du parti et du parti-pris de nombre de médias. « Un agrégat d’hostilités », écrit-il. Détaillant ensuite son programme, bien plus structuré que ce qui en est généralement rapporté, bâti sur fond de son expérience d’homme d’affaires et ne se limitant pas qu’à la lutte contre l’immigration clandestine mais s’appuyant sur la Constitution dans les autres domaines, tels que le pouvoir judiciaire.

S’il échoue ce sera la banqueroute des États-Unis et le chaos dans le monde, estime Guy Millière. Pourtant, sur le long terme, et en cas d’échec républicain, il ne perd pas espoir, car, dit-il, « les États-Unis d’Amérique sont un pays. Ils sont, surtout un idéal. » Et de citer Thomas Jefferson, Abraham Lincoln, Ronald Reagan et les « millions, les dizaines de millions d’Américains qui les lisent. »

Pour tout savoir sur ces élections cruciales à venir et leurs conséquences il faut donc lire « Après Obama, Trump ? », 100 pages, 10 €, disponible chez son éditeur.

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Reproduction autorisée avec la mention suivante:

© Hélène Keller-Lind pour Europe Israël

 

 





Avocat tunisien, auteur de nombreux articles.



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  • 12 thoughts on “États-Unis : les élections américaines cruciales de novembre 2016 décryptées par Guy Millière: « Après Obama, Trump ? »

    1. Nathan

      Oui, seulement Guy n’était de loin pas le premier à prévoir ce désastre (éventuel) !

      Rien de nouveau donc !

      De toute manière Hillary n’a aucune chance d’être élue, aucune !!

    2. sergeb

      Ce sera le pire, « vraiment le pire ». Envisageable si ( la candidate) démocrate, qui a le soutien des grands médias, ENTRE à la Maison Blanche…
      C’est sur que nous allons vivre des moments douloureux.
      Ce serait la plus grande erreur de l’Amérique encore pire qu’OBAMA.

    3. Maguid

      Pour une fois, je n’apprécie pas cette inquiétude de Guy Millière. Il a l’air de vouloir nous faire peur et même de nous faire regretter ce Obamerde de malheur. Il nous parle que du mal de DONALD TRUMP! Inouï. Il devrait aussi aller parler à un malade atteint du cancer des effets indésirables du traitement pour essayer de le guérir.

      donald trump

    4. robert davis

      Le musulman hussein obanana peut décréter que les USA ne feront « jamais » la guerre à un etat musulman mais ces choses ne se décrretent pas d’autant que ce n’est pas les USA qui font la guerre aux mus; mais lesmus quit la guerre aux USA et au reste du monde.

    5. robert davis

      P.S. En ne se défendant pas aujourd’hui sous hussein obanane et fatma hitleri si elle devient présidente à Dieu ne plaine, la guerre contre les mus sera d’autant plus grande.

    6. robert davis

      Les prétendus « défauts » de Trump ne sont pS des défauts mais des qualités dans la situatio actuelle. Il faut bousculer l’establishment.

    7. Nathan

      Attention avec Millière, je ne soute pas forcément sa sincérité, mais vous verrez que ses positions envers Israël vont faire des pirouettes et ça je l’avais décrypté il y a belles lurettes !

    8. Israël

      Il est temps que les EUA coulent encore et encore, cela obligera encore plus les voisins d’Israël sunnites de s’allier avec Israël à cause de la peur des chiites. C’est à Israël de jouer pour une fois correctement sa carte pour pouvoir rentrer de plein pied dans la zone géographique dans laquelle Israël se trouve.

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