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À Gaza, quatre femmes à vélo font souffler un petit vent de liberté face à la dictature islamiste du Hamas


À Gaza, quatre femmes à vélo font souffler un petit vent de liberté face à la dictature islamiste du Hamas

Quatre jeunes femmes ont décidé de faire du vélo dans la bande gouvernée par le Hamas, groupe terroriste islamiste. Pour le bonheur des uns et la colère des autres.

Quand Amneh Souleimane enfourche son vélo, c’est « le bonheur », dit-elle, celui du goût de « la liberté » dans la bande de Gaza aux mains des islamistes du Hamas et aux traditions conservatrices tenaces.

Avec ses amies Sara, Nour et Assalah, cette professeure de 33 ans sort régulièrement sa bicyclette bleue de sa maison de Jabaliya, un camp de réfugiés du petit territoire côtier, pour faire des balades. Faisant fi des interdictions que certains voudraient lui imposer à Gaza, où le radicalisme religieux fleurit sur les frustrations et l’enfermement. Certains les encouragent et les admirent. D’autres les insultent ou s’indignent que ces femmes contreviennent à la décence islamique en pratiquant du sport à l’extérieur.

« Pour plein de gens, dès qu’une femme fait quoi que ce soit dehors, c’est l’étonnement et la surprise. Pour eux, cela va à l’encontre de nos traditions, alors que rien dans notre religion ne l’interdit », martèle cette professeure d’anglais de 33 ans, jogging noir et bonnet assorti sur la tête. « Ces restrictions doivent disparaître et j’essaie de faire passer ce message. La femme joue un rôle actif dans la société et a droit à sa liberté », poursuit-elle.

Et cette liberté passe par le loisir des deux-roues pour Amneh, qui s’est installée avec sa famille à Gaza en 1994 après avoir vécu l’exil en Syrie. C’est pour cela qu’elle s’est lancée dans l’aventure en décembre, avant d’être rejointe par ses trois amies. « On s’est dit: « quand on était petites, on adorait faire du vélo, pourquoi ne pas recommencer ? » »

Sara Sleibi, 24 ans, a donc elle aussi décidé de sortir son guidon, quelles que soient les remarques. Quand elle se lance dans un tour de cinq kilomètres avec ses copines, toutes vêtues de leggings, gilets longs et baskets de toile, elle n’hésite pas à descendre de son vélo pour acheter une bouteille d’eau près d’un point de contrôle tenu par les forces du Hamas. Et c’est avec le sourire que les hommes l’accueillent.

« Les insultes ? Ça me rend triste pour eux »

Des sourires, il y en a aussi qui se dessinent sur les visages d’automobilistes dont certains s’arrêtent même pour voir passer les filles. « Si elles se mettent toutes à faire du vélo à Gaza, qui va prendre les taxis ? » lance, goguenard, Ayman, chauffeur de taxi de 25 ans. Tout le monde n’est pas toujours aussi bienveillant, conviennent ces femmes. « Mais moi, je ne fais pas attention », dit Sara, qui a embarqué sa sœur Nour, 20 ans, dans ses virées.

« Les insultes ne sont pas un problème, ça me rend seulement triste pour eux, dit Amneh. On a mis deux photos seulement sur Facebook et on a reçu une quarantaine de commentaires, beaucoup de compliments et quatre nous insultant. » Pour l’un des commentateurs,  « c’est une idée géniale qui montre la femme gazaouie sous son meilleur jour ». Mais pour un autre, Amneh et les autres feraient mieux de « rentrer à la maison, ça sera moins honteux ! »

Les Palestiniennes ont joué un rôle important dans la lutte nationale et certaines ont obtenu des places en politique et dans la diplomatie, quelques-unes se sont même illustrées par leur activisme armé. Le blocus israélien imposé depuis 2006 et les guerres à répétition ont poussé de plus en plus de femmes à travailler pour nourrir leur famille.

Depuis le retrait unilatéral israélien en août 2005, la bande de Gaza est gouvernée sans partage par le mouvement terroriste islamiste Hamas. Les femmes y subissent l’oppression des islamistes. Elles ne peuvent pas conduire une voiture seule.

Si près de 60% des diplômés de Gaza sont des femmes, elles ne représentent que près de 21% de ses actifs, l’un des taux les plus bas au monde. Selon des statistiques officielles, plus des deux tiers des citoyennes qui ne travaillent pas disent le faire pour se consacrer à la tâche de femme au foyer.

Ces balades, souligne Sara, sont surtout un moyen de faire du sport et de s’évader des tracas du travail et du quotidien. Ni elle ni ses amies ne voulaient lancer une quelconque « révolution sociale », mais après plusieurs sorties, elles ont « découvert que le regard des gens était positif » et le petit groupe serait « content » de s’agrandir.

© Sandra Wildenstein pour Europe Israël News

(avec l’AFP)





Avocate en droit international - Entre New York, Genève, Paris et Tel Aviv



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  • 2 thoughts on “À Gaza, quatre femmes à vélo font souffler un petit vent de liberté face à la dictature islamiste du Hamas

    1. Armand Maruani

      Tant qu’elle font du vélo elles ne nous font pas chier , mais qu’elles ne s’approchent pas trop de la frontière .

      Avec ces zozos on ne sait jamais , aucune confiance .

    2. michel boissonneault

      quelle honte … quelle honte du silence de tout les salopes gauchiste qui ne font rien pour les femmes de gaza …quelle honte du silence de tout les pourritures du mouvement BDS …. quelle honte de tout ceux qui finance gaza et qui garde le silence ….. mais en Israel les filles vont a l’école , font du sport bref elles sont libre

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