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L’eau au Moyen Orient : Israël est la solution et non le problème


L’eau au Moyen Orient : Israël est la solution et non le problème

Parmi les mensonges palestiniens, celui de l’eau tient une place particulière. Il permet d’accuser Israël de mener une politique cruelle en assoiffant les populations arabes de Judée Samarie et de Gaza. La portée symbolique d’un tel mensonge est potentiellement très puissante et c’est pourquoi il est particulièrement important de rétablir la réalité des faits.

Tout d’abord, les Palestiniens et leurs soutiens accusent Israël de gérer l’eau de Judée Samarie. Ce territoire étant selon eux occupé, Israël n’a pas de légitimité pour s’occuper de telles infrastructures. Or précisément, en droit international, les les droits et devoirs d’une puissance occupante sont définis dans la IVème Convention de Genève, et celle-ci précise entre autres obligations que la puissance occupante doit gérer et développer les infrastructures du territoire occupé. Ainsi, même en considérant la Judée Samarie comme occupée, c’est bien à Israël que revient le droit de gérer les infrastructures d’eau.

La situation depuis 1967

Lorsqu’Israël a pris la Judée Samarie en juin 1967, les infrastructures d’eau étaient pratiquement inexistantes. Seules 4 localités avaient accès à l’eau courante, les puits étaient artisanaux. Aujourd’hui, Israël a fait bénéficier la région de tout son savoir faire en eau (comme l’irrigation au goutte à goutte par exemple qui donne de meilleurs rendements avec moins d’eau), et lui permets de soutenir un développement économique et agricole dans une zone parmi les plus arides du monde.

Un malentendu courant vient d’un choc des cultures. Dans le monde arabe il est courant de dépendre de puits artisanaux et d’eau de pluie, et il est rare de devoir payer son eau. Israël a en revanche installé un système plus occidental avec investissements conséquents dans les infrastructures, avec comme contrepartie un paiement de l’eau rendue accessible par le consommateur final. Lorsqu’Israël envoie des factures d’eau aux Palestiniens, certains veulent voir cela comme « Israël qui vole l’eau aux Palestiniens et leur revend » comme l’a déclaré Daniel Cohn Bendit au parlement européen. Lorsqu’un habitant de Paris paye sa facture d’eau, cela signifie-t-il que l’Etat lui vole son eau et lui revend ?

Le tournant des accords d’Oslo

En 1995 dans la foulée des négociations florissantes entre Israël et l’OLP, est signé dans le cadre des accords dits d’Oslo II un accord portant sur l’eau. Il prévoit la création d’une comité mixte israélienne et palestinienne pour la gestion des forages. Et il prévoit des obligations de part et d’autres pour la gestion de l’eau. Israel via sa société Mekorot fourni de l’eau aux Palestiniens, les Palestiniens eux doivent gérer leurs infrastructures afin de limiter les fuites particulièrement coûteuses (30 à 40% de la consommation d’eau palestinienne contre 10% en Israel) et gérer l’assainissement afin de limiter la pollution et de pouvoir réutiliser une partie des eaux usées. Ces derniers engagements n’ont pas été tenus. Malgré l’aide internationale conséquente, seule une station d’épuration a été construite, largement insuffisante pour faire face à tous les besoins, et les fuites y sont encore très importantes.

Les Israéliens consomment plus d’eau que les Palestiniens, oui mais…

En fevrier 2014, le politicien socialiste allemand Martin Schulz était venu faire un discours au parlement israélien dans lequel, faux chiffres à l’appui, il avait dénoncé les inégalités dans la consommation d’eau entre Israéliens et Palestiniens. C’est vrai, les Israéliens consomment plus d’eau que les Palestiniens. De la même manière que la France consomme plus d’eau que Haïti ou que les Etats Unis en consomment beaucoup plus que le reste de la planète. Cette situation s’explique par une différence dans les investissements. Alors que les Palestiniens n’ont pas développé leurs sources d’approvisionnement, Israël a effectué une révolution en développant massivement la désalinisation. On serait tenté de dire que les Palestiniens sont contraints à cause des restrictions israéliennes mais même ceci est inexact. Les Israéliens ont donné aux Palestiniens l’occasion de construire des centrales de désalinisation sur la cote, et les Européens ont fourni tous les financements nécessaires. Mais cela ne s’est jamais fait, obligeant les Palestiniens à vivre avec leurs propres sources rudimentaires et l’eau fournie par Israël comme convenu et accepté par les deux parties en 1995. Les chiffres de Mekorot montrent même qu’Israël va au delà de ses engagements en fournissant plus d’eau que prévu.

Israël à l’origine des problèmes d’eau ?

Ainsi, la situation est telle que si les Palestiniens devenaient indépendants, leur situation hydrique ne ferait que s’aggraver, ils ne pourraient plus compter sur la fourniture israélienne ni sur les accords éventuels de désalinisation. De plus, les structures d’exploitation présentes en Judée Samarie sont en grande partie israéliennes. Leur situation pourrait même se retrouver plus délicate que celle des Jordaniens, qui sans aucune « occupation » israélienne ont déjà actuellement moins accès à l’eau que les Palestiniens.

Les Palestiniens cherchent à influencer l’opinion publique en faisant passer Israël pour un Etat qui assoiffe toute une population. Cette accusation est mensongère et diffamatoire, elle incite à la haine contre Israël et rappelle tristement les accusations récurrentes de crime rituel et d’empoisonnement des puits en Europe.

© Benjamin Haymann pour Europe-Israel.org







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  • 6 thoughts on “L’eau au Moyen Orient : Israël est la solution et non le problème

    1. DANY8327O

      AVIS IMPORTANT le Député socialiste Jean GLAVANY a déposé devant l’Assemblée Nationale en 2011 un « rapport sur l’Eau » dans lequel qui expose, notamment, que les Israéliens se sont appropriés l’eau des « Palestiniens » et après on se demande d’où provient l’antisémitisme en France ?

      http://www.assemblee-nationale.fr/13/rap-info/i4070.asp

      Enregistré à la Présidence de l’Assemblée nationale le 13 décembre 2011.
      RAPPORT D’INFORMATION DÉPOSÉ en application de l’article 145 du Règlement PAR LA COMMISSION DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES
      en conclusion des travaux d’une mission d’information constituée le 5 octobre 2010 (1) sur « La géopolitique de l’eau »

      Président M. lionnel LUCA Rapporteur M. Jean GLAVANY, Députés

    2. DANY8327O

      Voilà ce qu’on trouve dans ce fameux « rapport sur l’Eau » du Député Socialiste
      Jean GLAVANY et c’est à cause de ce genre de prises de position que l’Assemblée Nationale a fin par reconnaître « l’Etat de Palestine »
      =============================================================
      TITRE : l’eau, révélatrice d’un nouvel apartheid au Moyen Orient
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      Bien sûr, comparaison n’est pas forcément raison : la Palestine n’est pas l’Afrique du Sud, et les années 2010 ne sont pas celles d’avant 1990. Pourtant, il est des mots et des symboles qui par leur force peuvent avoir une vertu pédagogique.

      Or, tout démontre, même si bien peu nombreux sont ceux qui osent employer le mot, que le Moyen-Orient est le théâtre d’un nouvel apartheid.

      La ségrégation y est raciale mais comme on n’ose pas le dire, on dira pudiquement « religieuse ». Pourtant, la revendication d’un état « Juif » ne serait-elle que religieuse ?

      La ségrégation est spatiale également : le mur élevé pour séparer les deux communautés en est le meilleur symbole. La division de la Cisjordanie en trois zones, A, B et C en est une autre illustration :

      L’armée israélienne a transféré à l’Autorité palestinienne la responsabilité des affaires civiles, c’est-à-dire la fourniture de services à la population, dans les zones A et B. Ces deux zones, qui contiennent près de 95 % de la population palestinienne de Cisjordanie, ne représentent que 40 % du territoire. La zone C reste entièrement placée sous l’autorité de l’armée israélienne. Cette zone représente 60 % du territoire de la Cisjordanie, avec toutes les réserves foncières et l’accès aux ressources aquifères, ainsi que toutes les routes principales.

      La ségrégation est aussi hautaine et méprisante (« ces gens-là ne sont pas responsables »…répètent à l’envie certains responsables israéliens), vexatrice et humiliante (les passages aux check point sont restreints ou relâchés sans prévenir) voire violentes (la répression des manifestations fait régulièrement des morts…).

      C’est donc bien d’un « nouvel apartheid » qu’il s’agit.

      Et dans cette situation, l’eau est ainsi un élément particulier du conflit entre Palestiniens et Israéliens, au point qu’elle constitue le « 5ème volet » des accords d’Oslo. La Déclaration d’Oslo du 13 septembre 1993 reconnaît les droits des Palestiniens sur l’eau en Cisjordanie. L’accord intérimaire de Taba du 28 septembre 1995 prévoit un partage des eaux jusqu’à la signature d’un accord permanent. Mais ce partage est incomplet : il ne porte que sur les aquifères ; le Jourdain en est exclu, les Palestiniens n’y ayant plus accès. Ensuite il gèle les utilisations antérieures et ne répartit que la quantité d’eau encore disponible, c’est dire 78 mètres cubes de l’aquifère oriental. Il est donc très défavorable aux Palestiniens qui n’exploitent que 18 % des aquifères ; soit 10 % de l’eau disponible sur le territoire.

      C’est pourquoi sans règlement politique global, on voit mal comment ce qui est devenu un véritable « conflit de l’eau » pourrait trouver une solution.

      Quelles sont donc les caractéristiques de ce « conflit de l’eau » ? Du point de vue « hydrique », il concerne avant tout le fleuve Jourdain, où sont réunis tous les éléments prompts à déclencher une « crise de l’eau » : depuis le début du conflit, guerre après guerre, les « extensions territoriales » d’Israël, qu’on le veuille ou non, s’apparentent à des « conquêtes de l’eau », que ce soit des fleuves ou bien des aquifères.

      Or, l’eau est devenue au Moyen-Orient bien plus qu’une ressource : c’est une arme.

      Pour comprendre la nature de cette « arme » au service de ce « nouvel apartheid », il faut savoir, par exemple, que les 450 000 colons israéliens en Cisjordanie utilisent plus d’eau que 2,3 millions de Palestiniens.

      Sachons aussi entre autres multiples exemples que :

      – la priorité est donnée aux colons en cas de sécheresse en infraction au droit international ;

      – le mur construit permet le contrôle de l’accès aux eaux souterraines et empêche les prélèvements palestiniens dans la « zone tampon » pour faciliter l’écoulement vers l’ouest ;

      – les « puits » forés spontanément par les Palestiniens en Cisjordanie sont systématiquement détruits par l’armée israélienne ;

      – à Gaza les réserves d’eau ont été prises pour cible en 2008-2009 par les bombardements.

      – et comme les zones A et B ne sont pas d’un seul tenant, mais fragmentées en enclaves entourées par des colonies israéliennes et par des routes réservées aux colons, ainsi que par la zone C, cette configuration entrave le développement d’infrastructures performantes pour l’approvisionnement en eau et l’évacuation des eaux usées. La plupart des Palestiniens résident dans les zones A et B, mais les infrastructures dont ils dépendent se trouvent dans la zone C ou la traversent. Les déplacements des Palestiniens dans la zone C sont limités ou interdits ; l’armée israélienne autorise rarement les travaux de construction ou d’aménagement. On peut citer plusieurs exemples de stations d’épuration programmées par le ministère palestinien de l’Eau et qui sont « bloquées » par l’administration israélienne.

      Les Israéliens reprochent aux Palestiniens l’existence de puits non contrôlés responsables de pompages excessifs et d’une salinisation des aquifères. Ils citent l’exemple de Gaza où l’aquifère est en passe d’être perdu. Ils reprochent également l’absence de traitement des eaux. Seuls 31 % des Palestiniens sont raccordés. Mais le Comité n’a approuvé que 50 % des projets palestiniens, avec d’énormes retards, alors que son autorisation doit encore être suivie d’une autorisation administrative pour la zone C. L’appropriation des ressources par les colonies et par le tracé du mur est également troublant. La surexploitation des aquifères est avérée.

      Les Israéliens se fondent sur la théorie de la première appropriation pour défendre leurs droits et refusent toute gestion partagée dans une vision sécuritaire de l’eau. Israël propose des solutions, parfois intéressantes, mais où il garderait la maîtrise de l’eau. Il a semblé à la mission que le pays préférerait abandonner les aquifères, en finissant de développer le dessalement, plutôt que de mettre en place une gestion partagée. Il n’y aura pas de partage de l’eau sans solution politique sur le partage des terres.

      Pourtant, un comité conjoint sur l’eau (Water joint committee) a été créé par les accords d’Oslo II. Il a compétence pour toutes les questions d’eau relative aux seuls Palestiniens sur le territoire de la Cisjordanie. Ce n’est donc pas un organisme de gestion partagée et encore moins de bassin. Il fonctionne en outre sur le mode du consensus ce qui donne de facto un pouvoir de veto à Israël.

    3. jacques

      A DANY8327O, lisez le premier dossier d’europe israel: http://www.europe-israel.org/les-dossiers/ ce dossier parle d’israel et de l’eau, il démonte notamment le « rapport sur l’Eau » du Député Socialiste
      Jean GLAVANY(dont le parti pris est évident).
      Marrant, les propalos parlent tjs de ce fameux rapport qui a été démonté depuis longtemps (cela montre leur manque d’arguments)

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