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Le retour à la loi de la jungle


Le retour à la loi de la jungle

« Ce que nous qualifions aujourd’hui de politique d’apaisement était en fait le refus de la part des dirigeants civilisés de France et d’Angleterre  d’abandonner la politique de la raison. Ils étaient sincèrement convaincus qu’en raisonnant Hitler, en faisant des compromis avec lui, ils pourraient éviter les horreurs du retour à la loi de la jungle « – Lee Harris.

Je ne prétends pas être expert en politique des États-Unis. Tout comme la politique d’Israël, et à peu près comme toute politique de toute démocratie occidentale, il y a des problèmes à multiples facettes qui ne peuvent pas être abordés d’un point de vue unique ou rapidement résumés, même par l’expert le plus habile. En outre, les journalistes ces jours-ci sont prompts à souligner les défauts de nos dirigeants, mais peu disposés à fournir la véritable clef des problèmes auxquels ces dirigeants sont confrontés, en particulier le problème du terrorisme islamique. Donc, je n’enfreins pas la règle si je ne fournis pas ici toutes les réponses à tous les maux de l’époque actuelle. Inversement, l’imprudence flagrante, même sous sa forme la plus naïve, en particulier quand elle est commise par un orateur névrotique (Barack Obama) qui feint l’amour de son pays, ne trompe personne, pas même les amateurs comme moi.

Dans leur livre ‘Kingmakers’, Karl E. Meyer et Shareen Blair Brysac, écrivant à propos de la crise des otages en Iran, soulignent que, « la crise des otages, somme toute, a coûté à Jimmy Carter l’élection présidentielle de 1980 ».  Ils citent Abbas Amanat, qui a écrit dans le New York Times à ce sujet que, « les Américains ont été ‘pris par surprise’ quand une révolution islamique a renversé le Shah et transformé un pays qui semblait être l’ami des  États-Unis. » Efraim Karsh attribue la naïveté de l’administration Carter face à cette crise et leur lecture erronée de la haine fomentée par l’Iran contre l’Amérique et  l’Occident à l’époque « … à l’erreur-type d’attribuer l’évolution du Moyen-Orient à des influences externes plutôt qu’à la dynamique indigène … » Le président Carter et ses conseillers ont commis l’erreur de ne pas reconnaître »… la suprématie de la dynamique autochtone dans les affaires du Moyen-Orient et les limites de l’influence de la superpuissance ont été confirmées encore une fois. « Prof. Karsh résume que « cette tendance n’a pas disparu après la fin de la guerre froide, comme l’ont démontré crûment les attaques du 9/11. « 

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Et maintenant, avec Barack Obama nous avons à nouveau, un président américain qui, comme Jimmy Carter, présente la même confiance erronée dans les  «influences externes» pour modérer un régime et une population en proie au sentiment de suprématie islamique et captivée par l’idée qu’il est désormais à leur portée d’effacer l’Etat juif de la surface de la Terre. Dans son livre ‘Le diable qui ne meurt jamais’, Daniel Jonah Goldhagen évoque un article écrit par un ancien gouverneur de la province d’Iran Kish, Alireza Forghani. « L’article appelait l’Iran à attaquer et annihiler Israël, s’appuyant sur une obligation religieuse basée sur le Coran et les enseignements de l’ayatollah Ruhollah Khomeini qui doivent être effectués. » L’idée est de retour en 2000, le jour où Ali Khamenei annonce qu’, « Il n’y a qu’une seule solution au problème du Moyen-Orient, à savoir l’annihilation et la destruction de l’Etat juif. » L’article se composait de «plans opérationnels» sans ambiguïté. Comme le rapporte Goldhagen, « Afin que personne ne confonde l’intention exterminationniste avec quoi que ce soit d’autre, Forghani, et tous ces sites iraniens qui diffusaient les plans opérationnels aux Iraniens et au monde, prennent la peine de faire ressortir clairement le caractère explicitement génocidaire des plans »

En Février 2015, Khaled Abu Toameh de l’Institut Gatestone envisageait que « d’ici la fin du mandat d’Obama, l’Iran contrôlera très probablement encore plus de pays arabes et les groupes terroristes soutenus par les qataries seront beaucoup plus forts, tuant encore plus de musulmans et de non – musulmans ».

Tout comme Brejnev et l’Union soviétique ont eu le champ libre à cause de la répugnance de Jimmy Carter à gérer la révélation d’une unité de combat de deux à cinq mille hommes de troupes soviétiques et d’une quarantaine de chars à Cuba, les mollahs islamistes d’Iran se sentent maintenant pousser des ailes grâce à la folle charité téméraire du président Obama qui leur offre la réalisation de leurs rêves génocidaires.

Ce n’est pas du tout de la diplomatie, pas dans le sens traditionnel du terme et surtout venant d’un pays encore considéré par ses patriotes comme une superpuissance occidentale, mais plutôt ce que je décrirais comme la  » mythomatie d’une administration « .  Le président Obama (comme l’a fait Jimmy Carter avant lui) fait défiler les États-Unis d’Amérique sous le regard des idéologues islamistes comme si c’était le simple tremplin d’une capitulation occidentale inévitable dans un monde futur dominé par l’islam.

Le président Obama est prompt à souligner les avantages du «dialogue» avec l’Iran, mais nous n’entendons rien qui puisse indiquer que son administration est consciente de la nature maléfique et brutale de l’élite dirigeante religieuse de l’Iran.

Le journal britannique The Telegraph a rapporté récemment qu’, « au cours de la dernière décennie, le régime iranien a pendu environ entre 500 et 600 personnes chaque année, gratifiant le pays du plus grand nombre d’exécutions dans le monde … » Amnesty International nous informe que 586 personnes ont déjà été mises à mort cette année. Et maintenant, le président Barack Obama et John Kerry nous donnent l’assurance que ce régime en question,  n’est pas le moins du monde intéressé à développer des armes nucléaires dans le seul but de tuer en masse des Juifs israéliens.

« Si la hache devient faible et qu’il n’a pas aiguisé le tranchant, il doit exercer plus de force. Ainsi, l’avantage d’une compétence [dépend de l’exercice de] la prudence. « Ainsi dit l’Ecclésiaste 10:10. Cette administration Obama, jetant la prudence par la fenêtre, a maintenant donné à la République islamique d’Iran, l’un des ennemis les plus dangereux du monde occidental, l’avantage. L’Etat d’Israël est au sommet de leur liste des pays cibles à être « rayés de la carte. » Tous leurs voisins musulmans qui ne sont pas en règle seront les suivants. Mais d’ici là le monde occidental, notre monde aura été contraint à un retour à la loi de la jungle dans le but de nous libérer d’un autre bourbier religieux du Moyen-Orient, mais aussi pour empêcher que la prolifération inévitable des hostilités ne se transforme une guerre mondiale.

Parce que la loi de la jungle est la seule loi que le clergé chiite d’Iran  comprenne. Si vous ne me croyez pas, demandez au peuple d’’Irak.

MICHAEL DEVOLIN [SOURCE]
Traduction Europe Israël

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