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Arrêté au Mali, le jihadiste Gilles Le Guen jugé à Paris


Arrêté au Mali, le jihadiste Gilles Le Guen jugé à Paris

Arrêté en avril 2013 par les forces spéciales françaises dans la région de Tombouctou, au Mali, le jihadiste présumé Gilles Le Guen comparaît lundi et mardi devant le tribunal correctionnel de Paris.

Ce Français aujourd’hui âgé de 60 ans avait été mis en examen pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste, délit passible de dix ans d’emprisonnement, en mai 2013.

Il s’agissait alors de la première information judiciaire ouverte sur le fondement de la loi votée fin 2012, qui permet de poursuivre des Français soupçonnés d’avoir participé à des actes terroristes à l’étranger ou d’être partis s’y entraîner.

A l’époque, le ministre de la Défense Jean-Yves le Drian avait affirmé que Gilles Le Guen, qui se faisait appeler Abdel Jelil, « avait combattu manifestement déjà dans les groupes jihadistes ».

« C’est un paumé qui devient terroriste », avait expliqué le ministre, décrivant « une dérive individuelle de fanatisme ».

Titulaire d’un brevet de la marine marchande obtenu à la fin des années 1980, ce Breton converti à l’islam de longue date a beaucoup voyagé avant de s’installer au Maroc, en Mauritanie puis au Mali depuis cinq ans avec sa deuxième épouse, une Marocaine.

Il avait été repéré en septembre 2012 dans les rangs d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) sur un cliché récupéré par les services secrets français.

Un membre de la sécurité malienne avait alors expliqué qu’il vivait avec sa famille dans le nord du Mali avant l’arrivée des islamistes et qu’il avait « épousé leurs idées », mais que l’engagement réel de cet aventurier breton était loin d’être avéré.

Dans une vidéo mise en ligne début octobre 2012 sur le site d’information mauritanien Sahara Media, il avait mis en garde « les présidents français, américain » et l’ONU contre une intervention militaire au Mali en préparation contre les groupes islamistes armés qui contrôlaient alors le nord du pays.

Vêtu d’une tunique beige, d’un turban noir, portant une moustache et un bouc, Gilles Le Guen était apparu devant un fond noir portant le sigle d’Aqmi, un fusil-mitrailleur posé à ses côtés.

En novembre 2012, Gilles Le Guen avait été fait prisonnier durant quelques jours par les responsables d’Aqmi à Tombouctou, certains le soupçonnant d’être un espion. Selon d’autres sources, il aurait été arrêté parce qu’il se serait interposé pour empêcher des jihadistes de malmener des femmes.

Son avocat n’a pu être joint avant le procès, qui se tient devant la 16e chambre.

Source





Journaliste québécois, pro-atlantiste, pro-israélien,pro-occidental



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  • 15 thoughts on “Arrêté au Mali, le jihadiste Gilles Le Guen jugé à Paris

    1. capucine

      si il a été arrêté c’est qu’il est coupable !! logique non ?
      alors pourquoi dit on présumé coupable ? c’est ridicule !!
      j’espère que ce djihadiste breton ira en prison pour un bon moment !!
      c’est une honte pour la France !! une centaine de djihadistes français sont mort en Syrie mais pas lui !!! dommage

    2. Jacques

      Il a de la chance que la peine de mort n’existe plus en France. En d’autres temps, il y avait suffisamment de chefs d’accusation pour lui couper la tête et le fusiller plusieurs fois pour haute trahison ou autres.

      Réhabilitation du bagne pour les terroristes !

    3. Yaeli

      « S’il a été arrêté, c’est qu’il est coupable, logique non ? »
      Justement, pas obligatoirement logique et rien de ridicule dans l’expression « présumé coupable » : avant un procès, il est d’usage de ne pas incriminer d’office, quand bien même les preuves sont déjà rassemblées et accablantes. Même Eichmann a eu droit à un procès équitable en Israël et n’a pas été liquidé de façon expéditive. Et en quoi la France doit-elle avoir honte le concernant ?
      Ceci étant dit, la justice doit évidemment passer.

    4. Yaeli

      Et je rajoute, pour avoir visionné de longs passages du procès Eichmann, que malgré l’horreur du personnage et l’étendue de sa culpabilité, il a toujours eu en face de lui des juges israéliens et des témoins très dignes, ce qui ne peut que forcer l’admiration ; à l’opposé de propos tenus de façon récurrente par certains ici.

    5. Jacques

      Yaeli :

      Ce qui est étrange, c’est que l’expression « présumé coupable » est apparue dans un contexte d’évolution de la justice (française) vers toujours plus de laxisme, toujours plus de victimisation des criminels allant dans certains cas quasiment jusqu’à l’inversion des responsabilités, notamment dans la bouche de certains journalistes ou politiciens.

      Je suis farouchement pour la présomption d’innocence lorsque des doutes subsistent sur la culpabilité de l’accusé ; je suis aussi pour la garantie de la défense des accusés, quels qu’ils soient, c’est la grandeur d’une vraie démocratie et d’une justice digne de ce nom.. Mais quand un individu a été pris la « main dans le sac » (ou sur la gâchette de son arme), que de nombreux témoins sont là pour confirmer, parfois film vidéo à l’appui, il faut reconnaître que cela n’a plus beaucoup de sens, si ce n’est d’essayer justement d’inverser les rôles – ce dont raffolent les vrais coupables, comme par hasard.
      A une époque ou la guerre sémantique bat son plein, non sans raisons et surtout arrière-pensées, et ou le politiquement correct tend à s’imposer en lieu et place de la liberté d’expression, il faut rester vigilant pour ne pas passer d’un extrême à l’autre.

    6. Yaeli

      Jacques, où met-on la limite, jusqu’au verdict final, entre présomption d’innocence et culpabilité avérée, et qui la détermine – n’y a t il pas un risque de subjectivité, voire d’injustice, quand on commence à brûler les étapes d’une procédure judiciaire digne d’une démocratie ? C’est sûr que cela fait la part belle aux vrais coupables Au fond, la question toute simple est peut-être la suivante : faut-il faire l’économie d’un procès pour ce genre d’individu ? Auquel cas, pour revenir à Eichmann, les Israéliens auraient mieux fait de le trucider directement après capture, sans autre forme de procès si je peux dire … J’espère que ce ‘présumé’ coupable aura face à lui un procureur non laxiste.

    7. Jacques

      Non bien sûr Yaeli, le procès sera toujours nécessaire, ne serait-ce que pour étudier les éventuelles circonstances atténuantes, et aussi pour préciser le « degré » de culpabilité, les motivations, etc. et bien sûr, en conclusion, pour déterminer la sentence, fonction des éléments précédents.

      Bien sûr que l’on ne peut pas appeler tous les accusés (ou suspectés, mis en examen…) des coupables, puisque dans beaucoup de cas on n’a pas encore la preuve, ou les éléments de preuve (voire dans certains cas le faisceau de présomptions) que la personne est coupable.

      Je réagissais juste à l’excès de certains qui, alors que l’on est en présence manifeste d’un coupable, persistent à l’appeler « présumé coupable », au mépris des évidences, et je dis que dans l’esprit de certains, cela cache des arrière-pensées. C’est une dérive sémantique qui à mes yeux n’est pas anodine.

    8. Yaeli

      Mais Jacques, en défendant la présomption d’innocence, on n’est pas pour autant animé d’arrière pensées inavouables ou de mauvaises intentions. Et je préfère encore une rigueur sémantique même excessive – qui n’est pas dérive – à une justice non prudente, donc d’autant plus dangereuse.

    9. Jacques

      Eichmann aurait pu être trucidé cent fois par des Résistants si ceux-ci l’avaient pu (comme Heydrich le fut, par exemple), et il n’aurait sans doute pas été pleuré plus que Heydrich…

      L’avantage du procès Eichmann, c’est à mes yeux surtout qu’il fut public, et qu’il permit de montrer au monde, de façon indubitable, à quel point cet individu s’était comporté comme un monstre. C’est de toute façon toujours la meilleure solution qu’un procès équitable puisse se tenir !

    10. Jacques

      « en défendant la présomption d’innocence, on n’est pas pour autant animé d’arrière pensées inavouables ou de mauvaises intentions »

      En quoi ?

    11. Jacques

      Je regrette, mais un type qui est filmé en train d’en assassiner un autre, c’est un assassin.
      Et quelqu’un qui est simplement suspecté d’avoir assassiné, parce qu’il a été vu dans les parages au même moment, parce qu’il a un casier judiciaire, voire un mobile… mais contre lequel on n’a pas de preuve, est présumé innocent.
      Un peu de bon sens…

    12. Yaeli

      Réponse :
      Vous disiez « Je réagissais juste à l’excès de certains qui, alors que l’on est en présence manifeste d’un coupable, persistent à l’appeler « présumé coupable », au mépris des évidences, et je dis que dans l’esprit de certains, cela cache des arrière-pensées ».
      Je vous répondais que non, chez certains peut-être, mais pas systématiquement, donc se garder de toute généralisation, selon moi.

    13. MisterClaivoyant

      « On tourne autour du pot ». Dans ce cas Hitler aurait eu « présomption d’innocence ». Ce type de justice nous paralyse. Allez voir comme juge un kamikaze ou celui qui l’envoie « ses victimes » innocentes, quand il se fait sauter dans un marché plein des hommes femmes et enfants, en Syrie en Irak ou ailleurs. Il ne se pose pas ce type de questions, il sait d’avance qui vont mourir des enfants, comme celui qui appui sur la gâchette ou quand on exécute 20 coptes innocents au sabre, ou 7 moines à Tibérine. Nous méritons d’avoir une justice juste pour juger les actes des humains répréhensibles, et « une autre plus efficace et expéditive » pour juger les montres. Et cela droit et un devoir en démocratie.

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