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Pas d’Etat palestinien sans Etat juif par Jean-Paul Fhima


Pas d’Etat palestinien sans Etat juif par Jean-Paul Fhima

En réponse au discours du Caire du président américain Barack Obama, le 14 juin 2009, Benjamin Netanyahu s’était dit favorable à la création d’un Etat palestinien à condition que l’Etat hébreu soit reconnu comme un Etat juif (discours de l’université de Bar Ilan, Tel Aviv). Or, au Caire justement, le 29 novembre dernier, Mahmoud Abbas a scandé avec force, devant les ministres des Affaires étrangères de la Ligue arabe : « Nous ne reconnaitrons jamais Israël comme un Etat juif. » Ce qui ne l’a pas empêché de demander à l’ONU la reconnaissance d’un Etat palestinien.

La racine du conflit ?

 

« La racine du conflit est bien là » a reconnu le gouvernement israélien. Comment reconnaître l’existence d’un État arabe palestinien sans garantie bilatérale sur la légitimité d’un foyer national juif ? Or, Israël est « l’État national du peuple juif » comme veut le confirmer, juridiquement et constitutionnellement, un projet de loi en cours.
L’enjeu est sans doute crucial.

Le 29 novembre 1947, l’ONU permettait la création conjointe en Palestine d’un Etat arabe et d’un Etat juif, lequel est devenu le 14 mai 1948 l’État d’Israël. Ce nouvel État était défini par des lois fondamentales dont celle votée le 5 juillet 1950 autorisant le « droit au retour de tout Juif en tant que ole » (Livre des Lois n° 51). Mais le caractère juif du nouvel État n’a pas été défini clairement.

L’État d'Israël est né

L’État d’Israël est né

La question pourtant est devenue primordiale avec la montée du nationalisme palestinien et les revendications des deux camps sur le même territoire. Discorde entre les deux peuples dont Jérusalem est devenu le symbole.

Dans le contexte régional actuel, et l’environnement mondial très antisioniste, personne ne conteste qu’il y a bien une légitimité arabe en Palestine, légitimité dont la nature serait historique, religieuse et politique. Mais de plus en plus de voix contestent ouvertement et critiquent avec force l’idée même qu’il puisse y avoir une légitimité juive de même nature, c’est-à-dire historique, religieuse et politique. Or, peut-il y avoir un État palestinien sans État juif ?

Une première forme de patriotisme arabe nait en Palestine mandataire, dès les années 1920, par une opposition au « projet sioniste » (Camille Mansour, « Le nationalisme palestinien en miroir du nationalisme israélien », revue Mouvements, n°33-34, mars 2004). Ce mouvement arabe, tout aussi antibritannique qu’antijuif, trouve un premier leader, charismatique et trouble, dans la personne de Mohammed Amin El Husseini.

Désigné grand mufti de Jérusalem en 1921, ce représentant de l’élite arabe de Palestine est la figure centrale d’un mouvement politique antisioniste. Il organise notamment la grande grève arabe en 1936 (six mois de heurts et de violences) et revendique la création d’un État palestinien indépendant. C’est avec le soutien d’Hitler, en 1941, qu’il espère empêcher à tout prix la création d’un État juif. Admiratif des Nazis « sans pitié (…et qui) n’ont besoin d’aucun encouragement pour exterminer les Juifs », il est considéré par les Britanniques, après 1945, comme un criminel de guerre.

C’est cet homme-là qui prend donc la tête d’un premier mouvement arabe palestinien lequel se définit, dès les origines, par une volonté sans équivoque d’éradiquer toute présence juive en Palestine.

Mohammed Amin El Husseini et Hitler

Mohammed Amin El Husseini et Hitler

De la charte de l’OLP à la charte du Hamas

On peut parler d’un nationalisme palestinien avec la création du Fatah en 1959 (Mouvement de libération nationale) et de l’OLP en 1964 (Organisation de libération de la Palestine). La Charte de l’OLP, amendée en 1968, prévoyait dans un premier temps « l’anéantissement d’Israël. » En 1974-76, l’OLP obtient des Nations Unies le statut d’observateur ainsi que celui de membre de plein droit de la Ligue arabe. En 1988, à Alger, l’indépendance de la Palestine est symboliquement proclamée. L’année suivante, Arafat en devient le président.

Un rapprochement puis des négociations avec l’Etat hébreu conduisent aux accords d’Oslo (1993-95). Les accords prévoient un transfert progressif d’autorité à l’OLP (résolutions 242 et 339 de l’ONU) pour aboutir à terme à l’indépendance palestinienne après une période transitoire de cinq ans. Au cours de cette période intermédiaire de négociations, il est prévu d’aborder les questions du retour des réfugiés et des implantations. Arafat est élu président de l’Autorité palestinienne en Cisjordanie et dans bande de Gaza en 1996 (jusqu’à sa mort en 2004).

Il faut tout de même attendre 1996-1998 pour que soient abrogés définitivement tous les passages de la Charte de l’OLP appelant à la destruction d’Israël et que soient adoptées par le Conseil national palestinien (CNP) des dispositions « reconnaissant le droit d’Israël d’exister et de vivre dans la sécurité ».

Refusant tout compromis ni dialogue avec Israël, le Hamas, qui veut reprendre une lutte armée, concurrence l’OLP jugé faible et corrompu. Créé en décembre 1987, ce mouvement séparé devient vite populaire. En 2007, après une guerre civile, un gouvernement palestinien d’Union nationale échoue. Le Hamas contrôle la totalité de la bande de Gaza.

Dans sa charte, le Hamas applique l’idéologie islamiste radicale, déclare le jihad contre « l’invasion sioniste en terre d’islam » et instaure un « nationalisme musulman » qui promet « la destruction d’Israël. » La résistance contre Israël devient « une profession de foi » et surtout il est dit que « toute la Palestine appartient aux musulmans », ce qui rend de facto la négociation impossible puisque les initiatives de paix sont considérées comme « des activités futiles. » Surtout, et plus gravement, on considère que tout Juif est sioniste, que le sionisme veut dominer le monde et qu’il faut appeler au meurtre des Juifs, en Palestine et partout ailleurs (articles 6,7, 11, 13, 17, 22, 34 et 35).

Le nationalisme palestinien de l’OLP, politique et laïque, né dans la mouvance indépendantiste et panarabe de Nasser, fait place, à Gaza, à un ultranationalisme religieux né dans la mouvance radicale des Frères musulmans.

Ainsi, le Hamas ne se contente pas de « reprendre la lutte armée contre Israël » (Anne-Lucie Chaigne-Oudin, Clés du Moyen-Orient, 9 mars 2010). Il s’inscrit dès lors dans la droite ligne du mufti SS de Jérusalem : exterminer l’Etat sioniste et tous les Juifs.
Le sentiment national palestinien peine à élaborer un projet politique cohérent. Avec la division en deux autorités distinctes, Gaza et Cisjordanie, il devient difficile de créer concrètement un État viable, comme il devient hasardeux de mener de nouvelles négociations de paix. Sans unité, « le nationalisme palestinien est dans l’impasse (…) étouffé par ces luttes fratricides » (Ilham Younes, Clés du Moyen-Orient, 4 et 24 mars 2014).

Aujourd’hui, malgré les promesses d’une énième tentative de réconciliation (accord du Caire, 14 mai 2013), une Union nationale entre le Fatah, à la tête de l’Autorité palestinienne en Cisjordanie, et le Hamas, au pouvoir à Gaza, est encore loin d’aboutir. « Or, la viabilité d’un futur État passe nécessairement par une réconciliation inter-palestinienne. » (Ilham Younès, ibid).

Au lieu d’organiser les élections prévues par cette réconciliation de façade, querelles intestines, suspicions réciproques et surtout attaques et attentats à la bombe (à Gaza début novembre), semblent avoir (encore) eu raison de ce 6ème accord entre le Fatah et le Hamas, signé en juin et septembre 2014.

Un porte-parole du Hamas, Sami Abu Zuhri, a affirmé d’ailleurs, le 30 novembre dernier, qu’en l’absence d’un consensus national et sans négociations concrètes, « le mandat du gouvernement d’unité a pris fin. ». Suite à l’opération Bordure protectrice de l’été dernier, le Fatah accuse surtout le Hamas d’avoir volontairement provoqué de lourdes pertes humaines et « des dommages inacceptables. » i24 News

Ce serait donc un pari bien risqué que de miser trop vite sur une possible « double-paix », extérieure avec Israël, et intérieure entre Palestiniens.

Benjamin Netanyahu a appelé à « choisir entre la paix et le Hamas » et Mahmoud Abbas a répondu qu’« il n’existe aucune incompatibilité entre la réconciliation et les négociations » (Le monde, 25 avril 2014). Les faits démontrent cruellement le contraire.

L’utopie en politique est un mauvais conseiller. Car le Hamas, organisation terroriste, n’est pas un interlocuteur envisageable. Car l’autre organisation palestinienne, tout aussi terroriste et dissidente de l’OLP, le Jihad islamique, proche du Hezbollah comme de l’Iran, renforce ses positions et sème le trouble. La situation interne de l’État palestinien est précaire et explosive. Au Caire, le 12 octobre dernier, à la conférence internationale des donateurs pour la reconstruction de Gaza, Hamas et Autorité palestinienne ont présenté un semblant de front uni. Sourires et embrassades ne sont qu’un leurre pour tromper les Européens. Et l’ingénue diplomatie de John Kerry.

Le problème des réfugiés palestiniens

L’autre difficulté qui pèse dans la reconnaissance mutuelle des deux États est le problème des réfugiés palestiniens et de leurs descendants : il y aurait six millions de Palestiniens dans le monde susceptibles de prétendre à un retour, y compris en Israël (résolution 194 de l’ONU).

Ce droit au retour est une revendication majeure du programme de l’Autorité palestinienne depuis Arafat dans les négociations de paix. Difficile pourtant de l’envisager dans l’État hébreu.

Benjamin Netanyahu a prévenu : « Je ne présenterai pas [aux Israéliens] un accord qui ne prévoirait pas l’abolition du droit au retour (des réfugiés palestiniens)» (AFP, 14 mars 2014). Pourquoi cette position, jugée abrupte et radicale ?

Les Palestiniennes font 4,4 enfants en moyenne ; les Israéliennes seulement 3,3 (Bureau central des Statistiques israélien, 2012). « Cet aspect démographique est une condition sine qua non de l’existence d’Israël » (Liliane Charrier, TV5, 21 janvier 2013).

En 1947, lorsque la population était encore à 55% arabe, la première guerre israélo-arabe a poussé 700 000 Palestiniens à l’exil. Ceux qui sont restés (environ 150 000) représentent aujourd’hui 20 % de la population d’Israël. Un basculement démographique massif mettrait en péril la survie du projet sioniste. C’est la nature même de l’État juif qui s’en trouverait compromise.

La seule issue évidente est celle de deux peuples pour deux Etats, c’est-à-dire deux entités nationales distinctes. « Si celles-ci ne parviennent pas à se partager le territoire, le conflit glissera sur le terrain identitaire. » (Gershon Baskin, IPCRI, Israel/Palestine Center for Research and Information, Jérusalem). N’est-ce pas déjà fait ?

Le caractère juif de l’Etat d’Israël

 

Les récents attentats en Israël, dont celui qui a tué cinq Israéliens dans une synagogue de Jérusalem-Ouest (le 18 novembre 2014), font craindre un embrasement généralisé (AFP).

C’est donc sur fond de tensions judéo-arabes, qu’un projet de loi souhaite renforcer le caractère juif de l’État d’Israël. Certains sont contre, d’autres s’en félicitent et disent qu’il est grand temps. Au contraire du nationalisme palestinien qui n’a cessé de se renforcer depuis cinquante ans, ledit projet soulève sans doute la question d’un nationalisme juif mal défini.

Ce projet de loi est en cours depuis l’été 2009. Une première version finale a déjà été présentée à la Knesset à l’été 2011. On y aborde explicitement une approche constitutionnelle de l’État en tant que nation juive. Il s’agit d’une part, de combler un vide juridique parmi les 11 lois fondamentales en vigueur dans le pays qui ne définissent pas clairement l’identité de l’État, et d’autre part, d’en garantir le caractère juif tout en confirmant les droits des minorités ethniques et religieuses, droits que personne, bien sûr, ne conteste.

Vu de France, le projet de loi serait pourtant discriminant (L’Express, 24 novembre 2014) et même « raciste » à l’égard des minorités arabes du pays (Le Point, 23 novembre 2014). Il traduirait « une tentation d’apartheid » (éditorial de Michel Colomès, le Point 24 novembre 2014).

Dès les origines, le caractère juif de l’État hébreu ne relevait pas pour Theodor Herzl, père du sionisme, d’un caractère religieux mais d’un projet politique. « L’État juif n’est pas une théocratie. » disait-il à juste titre. La Shoah a montré ensuite que les Juifs n’étaient pas exterminés en Europe du fait de leur appartenance seule à une religion mais parce que leurs traditions et leur histoire faisaient d’eux un peuple à part entière.

Au moment de la création de l’État hébreu, ce peuple juif est devenu une nation, libre de son destin et de ses choix. En toute logique, le projet d’un foyer national juif s’est construit en même temps que la mise en place d’un régime ouvert et démocratique. « En Israël, la mention ‘’Juif’’ n’est pas une religion, c’est une nationalité qui apparaît avec une majuscule sur la carte d’identité « (Slimane Zeghidour, journaliste et chercheur à l’IRIS, Institut de Relations internationales et Stratégiques, Paris).

Ainsi, le statut juif de l’État a besoin d’une définition, non pas ethnique ou religieuse, mais juridique et constitutionnelle, conforme aux lois civiles et à l’égalité des citoyens. Cette conformité légale sera-t-elle consubstantielle à la démocratie ? Aux responsables politiques de s’en assurer.

Sans entrer dans les controverses conceptuelles, les pièges d’un discours identitariste, les querelles politiciennes israélo-israéliennes, et les dérives subversives de la presse française, on comprend que le fond du débat est essentiel pour l’avenir du pays, de ses habitants et bien au-delà. Car la question de l’État-peuple juif dépasse les frontières.

Le destin d’Israël est celui de tous les Juifs.
Le destin des Juifs est celui d’Israël.

Le premier ministre Benjamin Netanyahu s’en est expliqué en précisant que le caractère juif de l’État d’Israël est « nécessaire au moment où beaucoup de gens remettent en question l’idée d’un foyer national du peuple juif. (…) Je ne comprends pas ceux qui appellent à deux États pour deux peuples, mais qui, en même temps, s’opposent au caractère juif de l’État d’Israël. Ils sont prompts à reconnaître un foyer national palestinien, mais sont farouchement opposés à un foyer national juif », a-t-il déclaré (JTA, 23 novembre 2014).

Robert Wexler, qui dirige le Centre S. Daniel Abraham pour la Paix au Proche-Orient à Washington, considère que les Palestiniens peuvent reconnaître Israël en tant qu’État juif (Huffington post, 29 janvier 2014) sans remettre en question leurs propres revendications nationales. Car le projet de loi  s’inscrit, à ses yeux, dans la droite ligne des mesures historiques en faveur de la création de l’État juif : la Déclaration Balfour de 1917, le Mandat pour la Palestine de la Société des Nations de 1922, la Commission Peel de 1937 et le Plan de partage de la Palestine mandataire approuvé par les Nations Unies en 1947.

L’Initiative de Genève (signée le 1er décembre 2003 par d’anciens responsables israéliens et palestiniens) confirmait en son temps « […] la reconnaissance du droit du peuple juif à un État et celle du peuple palestinien à son propre État, sans qu’il soit porté atteinte à l’égalité des droits des citoyens respectifs des parties ». Le temps de Genève est-il révolu ?

Sylvain Cypel voit dans le projet de loi un « instrument récurrent de la tactique de blocage israélienne» et un « obstacle pour la paix » (Orient XXI, 5 mai 2014). Cet ancien journaliste militant du journal Le Monde est persuadé de longue date que la société israélienne est dans « l’impasse » (titre de son livre paru en 2006) proche d’un prophétique chaos final. Alexis Varende va encore plus loin quand il considère que « la reconnaissance d’Israël en tant qu’État juif par les Palestiniens est une menace [qui] les conduirait à adopter comme irréfutable la lecture sioniste de l’histoire de la région qui s’étend de la Méditerranée au Jourdain (Orient XXI, 4 mars 2014). » Ce qui revient à justifier une position indéfendable nourrie d’un révisionnisme historique buté qui conteste l’évidence d’une présence millénaire juive dans la région. Entre militantisme et révisionnisme, ces ‘’experts’’ font-ils encore leur travail ?

Il n’y a pas si longtemps, Alain Juppé (alors ministre des Affaires étrangères), admettait qu’ « il n’y aura pas de solution au conflit du Proche-Orient sans reconnaissance de deux États-nations pour deux peuples. L’État-nation d’Israël pour le peuple juif, l’État-nation de Palestine pour le peuple palestinien » (Madrid, 20 juillet 2011). Nicolas Sarkozy se déclarait quant à lui favorable à un « État du peuple juif » (19 octobre 2011, AFP).
Aujourd’hui, le président Hollande ne s’est pas prononcé sur la question mais les députés socialistes, profondément allergiques semble-t-il à l’idée de l’État-nation … juif, ne le sont plus quand il s’agit de l’État-nation … palestinien. Deux poids deux mesures ?

Sans reconnaissance bilatérale,
il n’y aura pas de paix.

Pour Ari Shavit, journaliste et écrivain, la grande réussite du sommet de Camp David en 2000 a été la reconnaissance par Israël de la nécessité d’un État palestinien. « Ceux qui pensent qu’Israéliens et Palestiniens sont égaux ont le devoir moral d’exiger des Palestiniens exactement ce qu’ils exigent des Israéliens. Les Palestiniens ne renonceront jamais à leur exigence du droit au retour. La Nakba est leur traumatisme fondateur. » De même, dit-il, il faut exiger d’eux la même chose : « le peuple juif est un peuple de ce pays qui a sa propre histoire, sa propre tragédie et sa propre légitimité. Il n’y aura pas de paix si les enfants qui grandissent à Dheisheh (camp de réfugiés palestiniens, en Cisjordanie) ne savent pas que l’Etat de l’autre côté de la frontière est l’Etat d’un peuple juif légitime et réel. »

Seule la reconnaissance d’Israël comme Etat juif, dit-il encore, peut transformer cet accord tant attendu en acte bilatéral. « Tandis qu’Israël cédera à son voisin des actifs, des territoires et des droits souverains, les Palestiniens feront à Israël le seul don qu’ils sont en mesure de faire : la légitimité. Sans reconnaissance par les Palestiniens de notre nom, de notre identité et de nos droits, il n’y aura pas de paix » (Haaretz 13 février 2014).

Le 31 octobre 2011, l’UNESCO vote l’admission de la Palestine comme État membre à part entière. Le 29 novembre 2012, la Palestine devient État observateur non membre de l’Organisation des Nations unies (ONU). L’Assemblée législative française a adopté le 2 décembre 2014, par 339 voix contre 151, la résolution du groupe socialiste de l’Assemblée invitant le gouvernement à reconnaître l’État palestinien.

Pendant que le nationalisme palestinien marque des points importants et incontestables, le nationalisme juif semble sur la défensive et en plein questionnement existentiel.

Reconnaître un État palestinien malgré le flou et l’instabilité qui le caractérisent, sans exiger la contrepartie explicite de la reconnaissance de l’État juif, est un « « laisser faire-laisser passer » de mauvais augure qui confirme la crise sans précédent des gouvernances internationales, ni lucides ni crédibles, et conforte le nouvel antisémitisme mondial dans ses élans sans fin de haine et de violence.

La paix est encore loin.

Jean-Paul Fhima

Tribune juive







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  • 9 thoughts on “Pas d’Etat palestinien sans Etat juif par Jean-Paul Fhima

    1. belhamou

      il n’ y aura pas d’état palestinien vivant cote à cote aux cotés d’Israel, l’occident se croit obligé pour faire des affaires avec le monde arabe de marteler la necéssité de relancer des négociations entre Israel et maintenant deux structures arabes, l’une à Gaza avec le Hamas qui ne reconnaitra jamais Israel et l’autre en Judée Samarie avec le Fatah de Mahzen qui ne reconnaitra jamais un état juif, ce qui revient exactement au m^me , ni l’un ni l’autre n’acceptant la présence d’Israel, les USA du putchiste Obama ne sont pas arrivés a obtenir un arrêt de la violence et l’occident manipulé par Obama tente de parvenir à ce à quoi Obama l’arabe n’est pas parvenu et personne ne peut y parvenir en dehors d’une guerre dont le niveau de destruction a été tel qu’il n’engage pas les deux entités nommées a tenter l’aventure… en revanche, la nucléarisation de l’Iran, si elle parvenait a se faire avec l’aide d’Obama, qui s’en défend, est de nature a etre un réel danger pour Israel, c’est pourquoi Néttanyahou refuse en la rejetant cette éventualité quitte a utiliser l’option militaire et pourquoi pas nucléraire pour stopper du même coup l’intention d’Obama et celle de l »Iran, le monde arabe se fout pas mal que ce soient les chiites ou sunnistes qui parviennent a faire « tomber » Israel, le but du camp arabe est qu’Israel tombe…et tant qu’Israel ne se mèle pas du chaos qui se produit prés de lui en observant avec une pariculière acuité ce qui s’y passe il n’y aura pas de péril.. l’impatience des belligerants est celle qui determinera la suite…Nettanyhaou mene exactement la politique qui convient…en réalité le seul etat falastinien est celui qui se trouve en Jordanie et le transfert de toutes les populations arabes vers ce pays est la seule façon pour le nationalisme falastinien de trouver a s’exprimer au travers du pouvoir qu’il convoite…il ne peut venir à l’esprit de quiconque l’édification d’un état falastinien qui au moyen d’un tunnel traversant le néguev relierait rammallah à Gaza, avec la haine qu’exprime les arabes envers les juifs tout le Néguev ne tarderait pas a exploser d’un coup d’un seulet Israel avec avec un seul tunnel…il vaut mieux envoyer d’ores et déjà isaac Hersog Barnavi et Tsvilli a aller planter des choux dans un mochav… ils ne connaissent rien aux tunnels !!!!!

    2. AVRAM

      Pas d’état palestinien sur le territoire israélien
      Du Golan à Eilath et de Judée Samarie à Gaza, un seul Israel, un unique Israel (comme avait dit la grande charlotte en 1958)
      Il parait que l’arrivée du Massiah est pout bientôt, ou allons nous reconstruire le 3 eme temple, à Dizengoff , à Ben Yéhuda street,
      Non à son emplacement originel
      Alors plus de discours, des actes contre l’infâme islam dévastateur
      un islam tolérant amical fraternel : OUI JERUSALEM terre de Dieu pour TOUS, pour toutes les religions OUI , mais NON à la barbarie islamiste
      ET MERDE A LA GAUCHE

    3. pinhas ben leila helene

      le titre ne m inspire pas a vous lire
      PAS DETAT PALESTINIEN SUR NOTRE TERRE cela est notre slogan ailleurs oui SINON LA COLERE DE ACHEM S ABATTRA SUR NOUS ET GARE A NOS FESSES
      TOUT ROCH A MICHALAQUI LE VEUT TOMBE ET BIBI TOMBERA
      chavoua tov

    4. dorylée50

      Pas d’état palestinien sans état juif…oui, peut-être. Mais pas voisins ! Les arabes ne supportent pas les ISRAÉLIENS. Différence de religion, de mode de vie, de société, etc.
      Alors j’ai bien regardé la carte sur Google Earth et je pense que leurs grands frères saoudiens pourraient bien leur céder un morceau de leur immense territoire dont ils ne font rien, à 200 km au sud de La Mecque, du côté de Al Bahah, Asir, Jizan, en bordure de la mer rouge. Ils seraient peinards, pas loin de la kaaba, en compagnie de gens comme ils faut avec la même religion et les mêmes coutumes ! Et pas un seul juif à l’horizon ! Le paradis sur terre quoi. Bien sûr, ils va leur falloir se retrousser les manches, dessaler l’eau de mer pour irriguer et cultiver, travailler quoi ! Comme ont dû faire les Israéliens au commencement. En plus facile avec des amis plein de pognon (et pourtant pas juifs !) tout alentour : le Qatar, Oman, Barhein, le Koweit, l’irak en plus de l’Arabie. Leur pays serait opérationnel en 5 ans !!!
      Allez, les Palos ! Faites les valoches, prenez les pelles les pioches et les râteaux et en route. Dans 5 ans, vous êtes membres permanents à l’ONU !

    5. AVRAM

      Pinhas, la moindre des choses quand on participe à un blog francophone c’est de s’exprimer en Français correct et compréhensible, sinon on va se coucher en regardant Nounours et bonne nuit les petits
      Chacun est libre de ses opinions, mais la pudeur est de les exprimer clairement
      Chavouah tov

    6. Robert Davis

      CESSEZ D INTERROMPRE LES COMMENTATEURS QUI ESSAYENT DE VOUS RENDRE INTELLIGENTS,vous voulez rester stupides toute votre vie? …… la politique il est tellement imprégné de sa TACTIQUE d’épicier qu’il ne peut pas voir les objectifs GLOBAUX! L’Etat Juif est une TRES BONNE IDEE TACTIQUE MAIS STRATEGIQUEMENT ELLE NE CHANGE RIEN : tant qu’il y aura 4 m.d’arabes en Israel ce pays sera l’objet de toutes les pressions du monde qui se dira  » Israel est FAIBLE politiquement et stupide,et ne sait pas résister aux pressions,on peut y aller ». La solution de l’Etat unique est le moins mauvais car : 1. Il ne garde AU DEBUT QUE 4. m.d’arabes au lieu des 300 m. que l’état souverain arabe peut y faire entrer ou ses armées avec l’appui du monde entier fort de son DROIT 2. Il peut expulser les arabes ultérieurement quand il aura enfin un BON gouvernement. Le plus vite se serait le mieux.

    7. Robert Davis

      Dorylée : Si vous comptez sur les arabes, sur les européens,les américains et les martiens,dans 100 ans on en sera encore à…parler,parler,parler!!! Personne ne fera quoi que ce soit pour Israel pour la « bonne » raison qu’ils veulent tous détruire Israel pas tant par haine que par MEPRIS car ils se disent que LES JUIFS SONT INCAPABLES DE GOUVERNER et nous leur en donnons la preuve tous les jours! De toutes manières les états sont encore plus égoistes que les individus ILS NE FONT RIEN POUR LES AUTRES et loirsqu’ilks prétendent le contraire c’est,par HYPOCRISIE ET CYNISME JUSTEMENT PARCE QU4ILS N4EN ONT MËME PAS L4INTENTION ALORS ILS PAYENT EN MONNAIE DE SINGE; d4AILLEURS POURQUOI SERAIENT ILS PLUS ROYALISTES QUE LE ROI? C EST AUX ISRAELIENS QU IL APPARTIENT DE RESOUDRE LEUR PROBLEME EN EXPULSANT LES ARABES. S’ils n’en ont pas le COURAGE ET L INTELLIGENCE eh bien ils disparaitront.

    8. Kader

      Il n’aurait jamais d’Etat d’Israel sans un Etat Palestinien, ceci est une logique que beaucoup veulent l’ignorer. Impossible sans un Etat Palestinien sur les frontières de 1967, la guerre continuera contre israel . Bien sur les deux communautés sont victimes de l’obstination des gouvernements israéliens qui continus à penser avec l’esprit sioniste. Vous pouvez annuler ce commentaire , mais il faut voir la vérité en face et ne pas s’engager avec un esprit de censure et de refus, la démocratie est dure à accepter..

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