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L’axe Téhéran-Ramallah: l’ennemi de mon ennemi est mon ami


L’axe Téhéran-Ramallah: l’ennemi de mon ennemi est mon ami

Jibril Rajoub, un haut responsable du Fatah s’est rendu à Téhéran pour une courte visite au cours de laquelle il s’est exprimé à plusieurs reprises. Rajoub a rencontré des responsables iraniens – dont le ministre des Affaires étrangères Mohammed Zarif – et a accordé une longue interview à la télévision iranienne Al Alam.

« L’option de la résistance armée est toujours sur la table », a affirmé Rajoub. « Si les gens pensent que l’Iran est l’ennemi, ils ont tort : Israël est l’ennemi », a-t-il ajouté.

De 1940 a1945 , le grand Muphti de Jerusalem, Amin El Husseini, se retrouva aux cotés d’Hitler, à Berlin, et il mit en place une des plus fortes divisions de la Wermacht, composée de soldats exclusivement musulmans.

Plus tard, les descendants du Muphti, le petit neveu Arafat et la petite nièce Leila Chahid expliquerent son engagement par le fait qu’ainsi il s’était allié avec l’ennemi de son ennemi (il faut donc comprendre un ami provisoire par opportunisme).

Cette interprétation ne tient pas lorsque l’on sait qu’avant de moutir, le Grand Oncle se dit enchanté de partir en pensant aux  »5 millions de Juifs partis en fumée ». Au moins lui, n’etait pas un négationniste a la faurison-garaudy-dieudonné…

Plus de 40 ans après la mort d’Amin El Husseini, le scénario se répète: de Khomeini à Ahmadinejad, jusqu’à l’actuel 1er Ministre Rohanni, on annonce régulierement qu’Israël va disparaitre de la carte.

De tels discours n’ont jamais fait réagir aucune puissance occidentale, ni l’ONU…

Sur ces entrefaites un grand dirigeant palestinien se rend a Tehéran, ces derniers jours, et que dit-il ? 
A peu près la même chose que son grand grand oncle le grand Muphti de Jerusalem, chroniqueur à Radio Berlin et chef de guerre nazi, qui a échappé au tribunal de Nuremberg… d’après vous grâce à qui ? 

La France… et un certain De Gaulle !
Est ce ainsi que les Palestiniens veulent convaincre le monde de  »juste cause » ?
 
Jean-Pierre Lledo
 

L’axe Téhéran-Ramallah: l’ennemi de mon ennemi est mon ami par Yoav Stern

La semaine dernière, Jibril Rajoub, un haut responsable du Fatah s’est rendu à Téhéran pour une courte visite au cours de laquelle il s’est exprimé à plusieurs reprises. Rajoub a rencontré des responsables iraniens – dont le ministre des Affaires étrangères Mohammed Zarif – et a accordé une longue interview à la télévision iranienne Al Alam.

« L’option de la résistance armée est toujours sur la table », a affirmé Rajoub. « Si les gens pensent que l’Iran est l’ennemi, ils ont tort : Israël est l’ennemi », a-t-il ajouté.

Qu’était venu chercher Jibril Rajoub à Téhéran ? L’Iran est-il en train de changer de politique vis-à-vis des Palestiniens ? A l’heure actuelle, les questions sont bien plus nombreuses que les réponses, mais on peut déjà dire que cette visite montre bien la tentative palestinienne officielle d’ouvrir de nouveaux canaux de dialogue avec ceux considérés jusqu’alors comme le rival principal du Hamas et du Djihad islamique: le Fatah.

Pour Téhéran il s’agit d’une preuve supplémentaire que l’Iran de Rohani n’est plus l’Iran que nous connaissions jusque-là.

Jibril Rajoub, surnommé Abou Rami, est un personnage haut en couleurs. Il a passé de nombreuses années en prison en Israël, parle parfaitement l’hébreu, et a rencontré, alors qu’il était haut responsable sécuritaire de l’Autorité palestinienne, beaucoup de dirigeants israéliens.

Qu’est-il venu faire, justement lui, à Téhéran ?

Depuis quelques années, Rajoub est dans une sorte d’ « exil intérieur » au sein du comité olympique palestinien. Non pas parce qu’on estime que la sélection palestinienne pourrait revenir des Jeux avec une médaille olympique grâce à lui, mais parce que pour beaucoup, cette position est plus commode au sein de la structure interne du pouvoir palestinien. Un peu à l’écart du président Mahmoud Abbas et en position d’attente pour la lutte à la succession.

C’est dans cette optique qu’il faut analyser la visite de Rajoub à Téhéran.

Pour l’Autorité palestinienne, il s’agit d’une ‘visite test’ qui fait suite aux traces laissées par l’ex-président iranien Ahmadinejad et qui met en lumière les réactions dans le monde arabe, en Israël et en Iran concernant son rapprochement avec Téhéran.

Il est pratique pour les Palestiniens d’envoyer un personnage qui n’occupe pas de fonction officielle pour une première visite à Téhéran.

Jusque ces dernières années et pendant très longtemps, l’Iran a soutenu les adversaires du Fatah dans l’arène palestinienne; le Hamas et le Djihad islamique. Mais au fur et à mesure de l’intensification la guerre civile en Syrie – les mouvements islamistes palestiniens ne pouvaient plus rester les bras croisés et ont exprimé leur soutien aux rebelles islamistes engagés dans la lutte contre Assad.

L’Iran a réagi durement au rejet de cette alliance avec Damas et a suspendu ses aides financières aux mouvements islamistes palestiniens. Le Fatah est toujours heureux d’embarrasser ses adversaires au pouvoir dans la bande de Gaza, et la visite de Rajoub à Téhéran sert parfaitement cet objectif.

Mais ce n’est pas l’unique raison de cette visite. Ramallah se prépare également au jour d’après, celui qui suivra l’échec des pourparlers de paix. Ce jour-là, la campagne diplomatique palestinienne reprendra et les diplomates palestiniens enverront des messages à toutes les institutions internationales pour leur demander l’inscription de la Palestine comme membre à part entière, et le boycott d’Israël. Ramallah espère que la majorité des pays arabo-musulmans adhéreront automatiquement à cette démarche et estime qu’une coordination préalable avec Téhéran permettra de s’assurer de cela.

De son point de vue, l’Iran a également intérêt à se rapprocher de l’Autorité palestinienne. Cette initiative s’inscrit dans la politique iranienne de dégel de ses relations avec ses voisins au Moyen-Orient. Dans ce contexte, il est possible de comprendre la généreuse hospitalité avec laquelle Recep Tayyip Erdogan a été reçu à Téhéran. Mais pour l’Iran, le réchauffement de ses relations avec les pays arabes a un autre avantage : l’embarras de son plus grand rival arabe, l’Arabie Saoudite.

Les rencontres iraniennes avec de hauts représentants jordaniens et palestiniens, les liens étroits avec la Syrie, l’Irak et le Liban et le renouvellement des relations avec une partie des Etats du Golfe provoquent la confusion à Riyad.

La visite de Rajoub sert donc bien les deux parties et c’est la raison pour laquelle elle a été organisée. Mais il n’y a aucune raison de paniquer, la route qui sépare Ramallah et Téhéran d’un rapprochement concret est encore longue. C’est pourquoi Israël a bien fait de ne pas réagir officiellement à cette visite.

Il est difficile de voir Abbas mener pour le moment une politique indépendante, séparée du consensus arabe dirigé par l’Arabie Saoudite et l’Egypte, pour améliorer ses relations avec Téhéran. Les Palestiniens n’oublient pas non que leur plus proche voisin n’est pas Rohani mais Netanyahou, et ceci ne changera pas, que les négociations de paix réussissent ou qu’elles échouent comme beaucoup l’envisagent.

Les visites symboliques, et les déclarations sur la résistance armée ne doivent pas déclencher de craintes.

Yoav Stern est un homme d’affaires israélien, un ancien journaliste et un spécialiste du monde arabe





Journaliste québécois, pro-atlantiste, pro-israélien,pro-occidental



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