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L’obstination française fait capoter l’accord avec l’Iran.


L’obstination française fait capoter l’accord avec l’Iran.

L’Iran et les 6 puissances mondiales sont re- convoqués le 20 novembre, pour une nouvelle tentative de parvenir à faire avancer un projet conjoint d’accord nucléaire intérimaire.

C’est le Ministre des Affaires étrangères français, Laurent Fabius, qui , le premier, a annoncé la nouvelle, qu’après trois jours intensifs, les discussions de Genève concernant le programme nucléaire iranien, s’achevaient « sans accord », bien que des marchandages intenses se soient poursuivis après minuit, dimanche matin, 10 novembre et ont pu conduire plus près que jamais d’un accord.

Fabius a surpris ses homologues américains, européens et l’Iran, en restant ferme jusqu’à la fin, et en insistant sur le fait que le site d’eau lourde d’Arak ne doit pas être mis en route et que l’Iran ne peut pas conserver ses stocks d’uranium enrichi à 20%. Le Ministre des Affaires étrangères iranien s’est refusé à de telles concessions, qui remettent son projet militaire en cause. Personne ne croyait, a priori, que Fabius irait aussi loin, et qu’il oserait faire capoter la conférence.

Le Ministre des Affaires étrangères iranien, Javad Zarif a déclaré : “C’est naturel. Il y a six pays ayant des points de vue différents, et probablement, différents intérêts. Et ils ont besoin de parvenir à une conclusion commune. Si l’autre camp est prêt à aboutir à une solution, nous y seront également prêts et nous avons faits de grands progrès en ce sens ». L’intense pression que les Etats-Unis ont fait peser sur Israël va, désormais, s’exercer à l’encontre de Paris, afin de le faire rentrer dans les rangs.

Selon Debkafile, bien que les objections énergiques de Binyamin Netanyahu ont indubitablement contribué à renforcer la position du Palais de l’Elysée, cela résulte surtout de la décision du Président François Hollande de creuser une âpre ligne de démarcation contre le partenariat entre le Président Barack Obama et Vladimir Poutine, qui veulent dicter le sort du Moyen-Orient selon leur propre division du monde, et même jouer avec le cours des marchés du pétrole et l’économie de la région en allégeant les principales sanctions à leur guise. La France ressent qu’elle a été rejetée à la marge par ce partenariat et a décidé de s’aligner sur la position de l’Arabie Saoudite et des pays du Golfe pour mettre son grain de sable dans la machine bien huilée de l’accord entre Washington et Téhéran.

La conférence de Genève est donc à nouveau convoquée dans dix jours, laissant un délai au Président Obama pour lécher ses plaies, après ce revers cuisant. Les trois hommes du haut du pavé iranien, l’Ayatollah Ali Khamenei, le Président Hasan Rouhani et le Ministre des Affaires étrangères Zarif, auront besoin de s’exprimer rapidement, face à leur public au pays, pour expliquer comment de longs mois de discussions secrètes avec les Américains se sont achevés en eau de boudin, par une humiliation publique.

Ce matin même du dimanche 10 novembre, Hasan Rouhani a réaffirmé que le droit à l’enrichissement d’uranium était la « Ligne Rouge » [reprenant un concept israélien] de l’Iran et que la République Islamique n’accepterait aucune « humiliation, ni discrimination ». Autre façon de faire comprendre que Téhéran veut « les pleins pouvoirs », quant à décider s’il pousse ses travaux jusqu’à la bombe ou au-delà, sans ingérence internationale. Ou que les « pourparlers » sont une enveloppe vide et une façon plus douce de parvenir à ses fins.

Dans son communiqué aux journalistes, le Secrétaire d’Etat John Kerry a affirmé qu’un accord important sur les progrès en cours avait pu être trouvé et a mis en garde le public de ne pas en tirer de conclusions hâtives. « La diplomatie prend du temps », a-t-il expliqué, ajoutant qu’il comprenaitpleinement les préoccupations des alliés de l’Amérique, au sujet de ce projet d’accord. Kerry a confirmé que le site d’eau lourde d’Arak a bien été l’un des éléments-clés resté en suspens.

Du côté israélien, cependant, la colère provoquée, chez Binyamin Netanyahu, par l’exposé que lui a fait John Kerry de l’étendue de l’accord visé, laisse augurer d’une perte de confiance durable entre les deux alliés. La position israélienne est qu’à mesure que les pourparlers se poursuivent, l’Iran gagne un temps précieux, et qu’ils risquent, in fine, de suspendre définitivement tout recours à l’option militaire, à force d’insister sur le fait qu’on est « proche, tout proche » d’un accord, même s’il ne survient jamais…

Israel plans to lobby the US Congress to prevent a deal being reached on Iran’s nuclear program Economy Minister Naftali Bennett said Sunday ahead of the November 20 resumption of talks.

Israël projette de reprendre le lobbying au Congrès américain, afin d’empêcher cet accord, a fait savoir le Ministre de l’économie Naftali Bennett, dimanche en prévision de la relance des négociations, le 20 novembre.

« Avant que ces discussions ne reprennent, nous allons contacter des dizaines de membres du Congrès américain, à qui j’expliquerai personnellement, lors d’une viste qui va débuter mardi, que lasécurité d’Israël est en danger », a t-il déclaré à la Radio de Tsahal, ce matin.

Dany Danon, adjoint du Ministre de la Défense, a, de son côté, rappelé que « Dans deux ans et demi, il y aura quelqu’un d’autre à la Maison Blanche, mais nous, nous serons toujours là ! ».

DEBKAfile Reportage Spécial 10 novembre 2013, 3:18 AM (IDT)

debka.com

Adaptation : Marc Brzustowski.





Journaliste québécois, pro-atlantiste, pro-israélien,pro-occidental



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  • 6 thoughts on “L’obstination française fait capoter l’accord avec l’Iran.

    1. Masca38

      Malgré un risque éventuel de déplaire, sachant que ce Pays pourrai se servir de cette arme destruction, aussi bien contre les Pays avoisinants, dont Israël, que contre les Pays éloignés, il n’est pas question de laisser à ce pays le droit de détenir une arme nucléaire.
      Devant un problème aussi grave, cessons de vivre avec les têtes dans le sable.
      En vue de pouvoir assurer la sécurité dans ce continent que l’Etat d’Israël soit reconnu par tous et à ce moment là, pourquoi ne pas l’inciter à assurer la sécurité pour tous.

    2. Charles Etienne NEPHTALI

      Je n’étais bien sûr pas à Genève où M. Fabius aura joué les trouble-fête. Bravo et félicitations personnelles.

      Mais je pense, et suis même sûr, que les discussions avec les Perses furent beaucoup moins harmonieuses à Genève que « Sur un marché persan » de Narbonne. Écoutez et faites-le moi savoir. Merci.

      http://www.youtube.com/watch?v=DXTz9dI417I

      Amitiés.
      Charles Étienne NEPHTALI

    3. steven L

      France remembers that Khomeini left from France to go to Iran. Then the problems started for the whole Western world!!!!!

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