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Quel MAL y a t-il à intervenir en Syrie?


Quel MAL y a t-il à intervenir en Syrie?

 L’intervention militaire américaine en Syrie est susceptible de commencer cette semaine, et au milieu de la confusion générale il apparaît clairement que l’objectif n’est pas de renverser Bachar al-Assad: le porte-parole de la Maison Blanche Jay Carney a déclaré mardi: «Je tiens à préciser que les options que nous envisageons ne visent pas un changement de régime. Il s’agit de répondre à une violation flagrante des normes internationales qui interdit l’utilisation d’armes chimiques. » Comment l’administration Obama prévoit-elle de traiter l’utilisation présumée d’armes chimiques par Assad sans contester son emprise sur le pouvoir n’est pas claire, comme d’ailleurs tout le reste de cette mésaventure.


Le Premier ministre britannique Tony Blair incarne bien cette confusion concernant l’attaque probable de la Syrie. En approuvant l’éventuelle participation de son pays à une frappe contre la Syrie, Blair a déclaré qu’il était nécessaire  d’empêcher le pays de devenir un «terrain fertile pour l’extrémisme. »

Blair a plusieurs mois de retard. La Syrie est déjà un vivier de «l’extrémisme.» Il y a  quatre mois de cela, Le New York Times rapportait déjà   dans son édition du 28 Avril,  «qu’il n’y a plus nulle part dans la Syrie contrôlée par les rebelles, une potentielle force de combat séculaire. » Et le mois dernier, le général –major israélien, Aviv Kochavi a déclaré que la Syrie aujourd’hui « attire des milliers de militants du jihad mondial et des extrémistes musulmans de la région et du monde entier, qui se fondent dans le pays, non seulement pour faire tomber Assad, mais pour promouvoir la vision d’un Etat fondé sur la loi islamique. »

Et Kochavi d’ajouter : «devant nos yeux, à notre porte, un centre de grande envergure du jihad mondial se développe, ce qui peut affecter non seulement la Syrie et pas seulement les frontières d’Israël, mais le Liban, la Jordanie, le Sinaï, et irradier la région entière. »

Et cette semaine, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne sont sur le point d’intervenir militairement aux côtés de ces «militants du jihad mondial et des extrémistes musulmans. » Ils sont prêts à le faire parce qu’ils supposent que Bachar al-Assad a utilisé des armes chimiques contre son propre peuple, bien qu’il n’y ait aucune preuve que ce fut réellement Assad, et non les rebelles djihadistes que nous allons secourir, qui ont déclenché ces attaques chimiques. Et les inspecteurs de l’ONU en Syrie n’ont pas pour mandat de déterminer exactement qui a utilisé les armes chimiques, mais seulement de déterminer le fait qu’elles ont été utilisées – en dépit du fait que la question clé est de savoir qui les a utilisées, et que personne n’a une réponse claire et définitive, et surtout pas Barack Obama.

Barack Obama a aidé les djihadistes et les suprématistes islamiques avant, en Libye et en Egypte – et c’est exactement ce qu’il va faire à nouveau. Bill Roggio a rapporté dans le Journal de la Longue Guerre le Juin 29 [ Long War Journal], que le Front Al Nusrah pour le peuple du Levant, qui est «affilié à al-Qaïda en Syrie », est « prêt à travailler avec les groupes rebelles syriens tels que l’Armée Syrienne Libre, et dans ses déclarations officielles a admis être en train de le faire » De plus, « le Front Al Nusrah a également coopéré avec les unités de l’Armée Syrienne Libre pour établir la charia, ou loi islamique, à Alep et dans l’est de la Syrie ». Néanmoins, « le gouvernement américain appuie l’ASL malgré ses liens connus avec le groupe du Front Al Nusrah ».

Blair s’est plaint que la Syrie est «empêtrée dans un carnage entre la brutalité d’Assad et diverses filiales d’Al-Qaida. » C’est bien vrai. Mais il n’a pas expliqué comment l’intervention américaine et britannique allait changer ce fait, ou aider à la création d’une force de combat laïque qui, après la chute d’Assad pourrait établir une république pluraliste et laïque qui garantit l’égalité des droits pour tous ses citoyens.

Compte tenu du fait que les deux gouvernements américain et  britannique choisissent de nier la réalité du Jihad islamique et d’ignorer que les djihadistes islamiques utilisent les textes de base et les enseignements de l’Islam pour justifier la violence et le suprématisme, il est extrêmement peu probable que les forces américaines ou britanniques puissent faire la différence entre les suprématistes de la charia et les laïques, ou puissent agir efficacement en faveur de ces derniers, si effectivement il reste des forces laïques significatives en Syrie.

Après tout, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne ont présidé à la mise en place de constitutions islamiques en Irak et en Afghanistan. Pourquoi en serait-il autrement en Syrie? Bachar al-Assad est incontestablement un tyran sanguinaire, comme le sont de nombreux autres dirigeants du monde entier que les Etats-Unis et la Grande-Bretagne n’ont pas encore décidé de déloger – et une guerre mondiale générale contre la tyrannie saperait probablement les ressources restantes de tous les belligérants à court terme. Mais son régime a été beaucoup plus accueillant pour les chrétiens, les alaouites (dont il fait partie) et les autres minorités religieuses en Syrie que ne pourrait jamais l’être un état islamique. Il n’y a pas plus de raisons de penser qu’un Etat islamique en Syrie, même établi par les Etats-Unis, serait plus reconnaissant envers les  Etats-Unis que ne le sont les régimes actuels en Irak et en Afghanistan.

Et enfin, il y a la possibilité d’une escalade. La Syrie d’Assad est un état client de l’Iran, elle-même alliée de la Russie. Alexander Lukashevich du ministère russe des Affaires étrangères a déclaré mardi que « les tentatives de contourner le Conseil de sécurité, une fois de plus pour créer des excuses artificielles et infondées pour une intervention militaire dans la région sont lourdes de conséquences avec de nouvelles souffrances pour la Syrie et des implications catastrophiques pour les autres pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord » Et d’ajouter : « Nous demandons à nos partenaires américains et tous les membres de la communauté internationale de faire preuve de prudence dans le strict respect du droit international, en particulier les principes fondamentaux de la Charte des Nations Unies ».

Mais la prudence est rare à Washington (et Londres) ces jours-ci. Le vice- Premier ministre Dmitri Rogozine a eu raison de dire que « l’Occident se comporte envers le monde islamique comme un singe avec une grenade ». Le singe  sous les traits des forces américaines et britanniques, est sur le point de lancer une grenade en Syrie; il ne reste qu’à espérer que d’autres forces dans le monde beaucoup plus puissantes et maléfiques que Bachar al-Assad ne veuillent profiter de ce nouvel épuisement des forces américaines pour donner l’assaut final et faire basculer notre économie chancelante par-dessus bord. Mais Barack Obama et David Cameron vont finalement découvrir qu’ils ne peuvent pas éternellement tenter le diable.

Sources : Fronpagemag – 28 août 2013 – Par Robert Spencer 
Traduction Nancy Verdier

Robert Spencer est directeur de Jihad Watch
Il est l’auteur du bestseller The Politically Incorrect Guide to Islam (and the Crusades) (Guide politiquement incorrecte sur l’Islam et les croisades)
et The Truth About Muhammad.(La vérité sur Mohamed)
Son dernier livre 
Did Muhammad Exist? (Mohamed a-t-il existé ?) est à présent disponible.

 

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  • 3 thoughts on “Quel MAL y a t-il à intervenir en Syrie?

    1. robert davis

      Je pense que si assad parvient à s’en sortir,il deviendra beaucoup plus conciliant envers les USA et l’occident que l’afghanistan qui est à l’autre bout de l’asie ou que l’irak du temps de saddam hussein qui pen sait avoir la puissance nécéssaire pour défier l’occident. Assad a pu constater ce qu’il en coûte et ne sera pas tenté de renouveler l’expérience surtout après une petite fessée. Les intégriste musulmans par contre sont des fous sans cervelle qui se jetteraient d’une montagne si leurs chefs le leur demandait et avec eux le pire des chaos serait possible et seul un ratissage nucléaire pourrait en venir à bout.

    2. Michel

      Oui peut être, mais je pense qu’on a rien à faire là bas. rappelons nous qu’ M’sieur Hollande avait dit sortir nos militaire d’Afghanistan parce que « c’était une honte » une « ingérence » beaucoup « d’argent dépensé » … Ils se foutent pas un peu de notre gueule là, LE Président ? Genre on cherche 10 milliards, à travers nos impôts, taxes, TVA, retraites etc… Et eux là, ils vont foutre en l’air 1 milliard par jour dans cette p…. de guerre qui ne nous regarde pas. Par ailleurs, mon opinion est que ce sont les rebelles qui on utilisé l’arme chimique. Et mon opinion en vaux tout au tant celle d’un autre.

    3. andre

      L’Iran a beaucoup plus de chances d’etre a l’origine d’un conflit mondial mais il n’interesse guere Obama: sans doute faut-il y voir le fait que, pour le moment, l’Iran ne menace qu’Israel. Souvenons-nous cependant de l’apologue du dernier mange par le crocodile.

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