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Omar El Bashir, Samantha Power et la politique génocidaire de Barack Obama


Omar El Bashir, Samantha Power et la politique génocidaire de Barack Obama

La nomination de Samantha Power comme Ambassadeur des Etats-Unis auprès des Nations Unies  a attiré l’attention de la communauté juive au regard de sa remarque très controversée de 2002 concernant une  hypothétique action de l’Amérique contre Israël pour  protéger les  palestiniens d’un génocide.
Mais la confirmation   d’une audition de Power devant le Sénat américain fournit l’occasion de s’interroger sur une question plus vaste: Comment des instances juridiques peuvent-elles juger de ses capacités à combattre les génocides quand l’agence gouvernementale  qu’elle a dirigée au cours des années écoulées n’a ni bureau, ni personnel, ni numéro de téléphone et ne fournit  aucune preuve publique d’une action quelconque pour remplir la mission qui lui avait été donnée : empêcher les atrocités au Darfour et ailleurs dans le monde ?

 Juste quelques semaines après l’investiture de Barack Obama en 2009, la Cour Internationale criminelle inculpait le président soudanais Omar Hassan al-Bashir pour avoir été le fer de lance d’un génocide au Darfour. Il fut accusé d’avoir soutenu les milices arabes qui  “assassinaient, exterminaient, violaient, torturaient, et déplaçaient de force un grand nombre de civils tout en pillant leurs biens” au Darfour.

L’équipe Obama était composée d’un nombre significatif de défenseurs véhéments des actions américaines contre le régime de Bashir. Avant de devenir  Ambassadeur des Etats-Unis auprès des Nations Unies, Susan Rice avait publiquement réclamé des frappes aériennes au Soudan. Samantha Power avait écrit un livre réclamant avec insistance une intervention américaine contre ceux qui perpétraient le génocide. Joe Biden, en tant que sénateur, avait appelé à imposer une zone d’exclusion aérienne au-dessus du Soudan. En tant que candidat à la présidentielle en  2008, Obama lui-même jurait, “Je ne fermerai pas les yeux devant le massacre” de civils à l’étranger et il ajoutait  “Il faut vraiment exercer une pression sur le gouvernement soudanais.”

 

L’évolution sur le terrain au Soudan durant le premier mandat présidentiel d’Obama  fournissait aux USA une excellente raison d’agir. En 2009, l’expulsion massive des agences d’assistance étrangères  eurent pour résultat une extension de la famine parmi les survivants du génocide.  Vers la fin 2010, la Cour Internationale Criminelle (International Criminal Court – ICC) faisait état dans ses rapports, de centaines de civils assassinés et des milliers de personnes déplacées   dans des attaques sans fin perpétrées par des milices arabes soutenues par le gouvernement contre des villages darfouri. Durant l’été 2012, le chroniqueur  du New York Times  Nicholas Kristof rapportait de nouveaux massacres au Soudan  “des  atrocités de masse qui faisaient écho à celles perpétrées au Darfour” contre les tribus non-Arabes dans les montagnes de la Nouba.

Cependant la réaction de l’administration Obama demeura léthargique et pire encore. Le nouvel envoyé américain au Soudan, J. Scott Gration, déclara au Washington Post en 2009 que la politique américaine devrait être fondée sur la « distribution de cookies » et de « médailles d’or » plutôt que sur la punition de Bashir. In 2010, Gration déclara au comité sénatorial des relations étrangères  que les Etats-Unis soutenaient  désormais  l’idée que  Bashir puisse être jugé par une cour locale soudanaise  plutôt que par l’ICC (même si cela devait augmenter ses chances d’acquittement ou d’une sentence légère). En 2011, le successeur  de Gration, Princeton Lyman, a dit à un interviewer, “Nous ne voulons pas que le régime de Bashir soit évincé,  ni assister à un changement de régime.”

Pendant ce temps, Bashir impudemment narguait sa mise en accusation par l’ICC en voyageant ouvertement dans divers pays arabes et africains. Même si certains de ces pays recevaient d’importantes dotations en aide américaine tels que l’Egypte, l’Irak, la Libye, ni Obama ni ses conseillers comme Power ne les ont publiquement critiqués. Bashir était devenu à la fois l’homme le plus infréquentable et le plus fréquenté au monde.

Et par-dessus tout cela, aux défenseurs découragés du Darfour il fut donné un nouvel espoir quand le président fit l’annonce spectaculaire en 2012 – depuis le podium du Musée du Mémorial de l’Holocauste des Nations Unis – de la création d’un Bureau de Prévention des Atrocités sous la présidence de Samantha Power. Les plus  optimistes d’entre nous tentèrent d’y voir des parallèles avec le remarquable travail de sauvetage de vies humaines entrepris par le Bureau des réfugiés de Guerre, grâce à la pression du Congrès et de militants juifs qui forcèrent le Président Franklin Roosevelt à établir cette agence en 1944.

 L’initiative d’Obama reçut un appui substantiel de la part de l’opinion publique: un sondage par  Penn Schoen Berland montra que 69 percent des américains pensaient que les Etats-Unis devraient “empêcher ou faire cesser les génocides ou les atrocités de masse qui se déroulent dans d’autres parties du monde.”

L’administration Obama confortée par l’opinion publique a-t-elle finalement pris un nouveau tournant dans sa politique de génocide?

Malheureusement non.

Samantha Power à L'université Harvard en 2010

Samantha Power à L’université Harvard en 2010

Quand le républicain américain Frank Wolf (R-VA) proposa un projet de loi en 2012 pour suspendre les aides  non-humanitaires aux pays qui accueillaient les visites de Bashir, le Département d’Etat travailla en arrière plan pour faire enterrer la mesure.  Une pétition adressée à Power  par 70 spécialistes de premier rang sur l’Holocauste et le génocide pour l’inciter à soutenir le projet de loi, resta sans réponse. (Curieusement, Power, dans son livre, avait instamment réclamé du gouvernement américain qu’il use de “sanctions économiques” et de pressions sur ses alliés pour combattre le génocide – ce fait est noté dans  la pétition)

Interrogée par un journaliste de Fox News en janvier 2013 sur les raisons pour lesquelles  les Etats-Unis sont restés silencieux quant à la visite récente de Bashir en Egypte, la Secrétaire d’Etat sortante Hillary Clinton reconnut que Bashir “doit nécessairement rendre des comptes pour ce qui est arrivé  sous sa gouvernance en tant que président.” (Curieusement, elle donna de lui l’image d’un observateur plutôt que d’un acteur du génocide). Mais elle souligna que les U.S.A devaient établir des “priorités” et se concentrer sur le maintien de bonnes relations avec l’Egypte.

Le mois dernier, l’administration Obama annonça qu’une délégation représentant le régime de Bashir viendrait bientôt en visite aux USA. A la tête de la délégation on trouvera le conseiller de Bashir, Nafie Ali Nafie, l’un des plus gros contributeurs aux massacres du Darfour. Une pétition adressée à Obama par 107 experts en génocide l’incitant à annuler cette visite est restée jusqu’à ce jour sans réponse.

Etrangement, des pays bien plus petits et moins puissants que les USA ont montré davantage de droiture sur cette question. L’Ouganda, l’Afrique du Sud, et même le pauvre et minuscule état du Malawi ont menacé d’arrêter Bashir s’il cherchait à prendre part à des réunions internationales dans leurs pays. Le président du Brésil est sorti comme un ouragan d’un banquet plutôt que de se retrouver assis à côté de Bashir. Cependant les américains apparemment inquiets à l’idée de contrarier Bashir et ses alliés de la Ligue Arabe, continuent d’être inactifs tandis que le Boucher du Darfour poursuit librement ses voyages.

Et le Bureau de Prévention des Atrocités sous la direction de Samantha Power? Treize mois après sa création, il n’avait toujours pas de bureau, pas de site web, pas de téléphone, aucune donnée officielle de son action, pas même la moindre déclaration concernant les voyages de Bashir ou d’autres questions en relation avec les atrocités au Soudan ou ailleurs.

Rien d’étonnant à ce que les grands medias ne semblent pas au courant de l’existence du Bureau de Prévention des Atrocités. En rapportant la nomination de Power comme ambassadeur des Etats-Unis, le New York Times a tout juste indiqué qu’elle  “avait travaillé sur les questions de droits de l’homme au Conseil National de Sécurité durant le premier mandat d’Obama.” Le Washington Post l’a décrite comme étant “La conseillère d’Obama aux affaires multilatérales et aux droits de l’homme avant qu’elle ne démissionne en début d’année.”

Est-ce que le Bureau de Prévention des Atrocités a fait cesser les atrocités en cachette ? On peut supposer qu’Obama n’aurait pas choisi un profile de cette stature pour l’annonce de la création du Bureau s’il avait eu l’intention d’en faire un service d’opérations top-secrètes. Espérons que Power pourra résoudre cette énigme lors de son audition de confirmation.

Entre-temps, alors qu’Obama nommait Susan Rice Conseiller à la Sécurité Nationale en remplacement de Tom Donilon et Samantha Power en remplacement de  Rice, il n’était pas fait mention de qui allait remplacer Power à la tête du Bureau de Prévention des Atrocités. Mais étant donné l’inactivité du Bureau, quelle importance cela a-t-il  réellement?

Sources : Samantha Power, U.N. Nominee, Highlights Obama’s Genocide Problem

Par RAFAEL MEDOFF – Traduction Nancy Verdier

Dr. Rafael Medoff est directeur fondateur de l’Institut David S. Wyman  pour les études sur l’Holocauste.

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  • 2 thoughts on “Omar El Bashir, Samantha Power et la politique génocidaire de Barack Obama

    1. michel boissonneault

      une conne de plus mais celle-ci a du pouvoir et elle est naïve en plus
      quand elle affirme le génocide palestinien qui est présentement le peuple
      qui fait le plus d’enfant par famille sur la planète

      bref elle ne connait pas la réalité où bien elle est antisemite
      pour moi elle est antisemite

    2. Simonnai Ongué

      Nous observons tous bien que nous ne soyons pas tous les experts en politique .Mais je pense que ,tout citoyen, quelque part en lui,une pensée politique ,une reaction ,une critique ,ou resonnement ,ou une idée politique ,action politique.Je dirai que ,tout le monde vit la politique en lui pour le bien etpour certains pour le mal.
      Je sais que ,je ne ferai jamais de la politique ouverte ,ou active.
      Mais Dieu me dit de regarder ce qui se passe dans le pays ,voir le comportement de ceux qui nous dirigent. Mon action c’est de prier pour eux si Dieu pouvait changer leurs comportements,car parmi eux en trouve des méchants dirgeants.

      Pour ce qui concerne le gouvernement d’Obama, de sa première élection jus’qu’à maintenant,Vous savez vous même de ce qui se passe avec obama.

      EN RÉSUMÉ. L’ON SAURA TÔT OU TARD SI LE GOUVERNEMENT D’OBAMA EST UN GOUVERNEMENT MUSULMANE OU ISLAMIQUE. CAR EN VOYANT CEUX QUI L’ENTOURENT EN OBSERVANT SES NOMINATIONS .NOUS AVONS TOUTES LES RAISONS DE SE POSER DES QUESTIONS.
      iL EST IMPOSSIBLE QUE OBAMA ARRIVE À CACHER SON SENTIMENT DE LA RÉLIGION MUSULMANE.AVEZ VOUS VU UN JOUR DEUX PERSONNES QUI S’AIMENT SOIENT CAPABLES DE CACHER LEURS SENTIMENT ? IMPOSSIBLE ,LES GENS FINIRONT À SAVOIR ,À REMARQUER.

      ALORS ,JE PENSE QUE OBAMA N’EST PAS CAPABLE ,OU NE SERA PAS CAPABLE DE CACHER SON APPROCHE À LA RÉLIGION MUSULMANE.

      C’EST DIFFICILE POUR LUI AVEC LE PAYS ISRAEL.IL SAIT QUE LES YEUX SONT EN SA DIRECTION SUR SES DÉCISIONS ,SON CONPORTEMENT ENVERS ISRAEL ,COMMENT CAMOUFFLER SON HYPOCRISIE À ISRAEL .VRAIMENT LES CHEVEUX BLANCS SUR SA TÊTE DÉMONTRE UN HOMME QUI VIT PAS MAL LE STRESS MALGRÉ L’APPARENCE .

      ISRAEL RESTE,ET RESTERA LE SCEAU DE TOUS LES GOUVERNEMENTS DU MONDE!

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