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Des cellules terroristes iraniennes infestent l’Amérique du Sud


Des cellules terroristes iraniennes infestent l’Amérique du Sud

L’Iran tisse sa toile dans le continent sud-américain et s’appuie sur des réseaux de djihadistes du Hezbollah et d’Al Qaeda

Des cellules terroristes iraniennes infestent l’Amérique du Sud

 Mercredi dernier, le procureur argentin Alberto Nisman a accusé l’Iran de « s’infiltrer » en Amérique du Sud et d’établir des réseaux de renseignement visant à mener de nouvelles attaques terroristes dans la région. Selon Nisman ces opérations sont en cours depuis les années 1980 au Brésil, au Paraguay, en Uruguay, au Chili, en Colombie,  en Guyane, au Suriname et à Trinité-et-Tobago. «Ce sont des cellules dormantes», explique-t-il. «Ils ont des activités impossibles à imaginer. Parfois, ils meurent sans avoir  jamais reçu l’ordre d’attaquer ».

Nisman a fait cette remarque lors de la présentation d’un acte d’accusation de 500 pages détaillant les charges contre les anciens responsables iraniens accusés d’avoir orchestré l’attentat de 1994 contre un centre juif de Buenos Aires, tuant 85 personnes. Les poursuites ont abouti à un mandat d’arrêt d’Interpol pour huit Iraniens et une personne supposée être libanaise. Parmi eux, figurent l’ancien attaché culturel en Argentine, Mohsen Rabbani ;  l’actuel ministre de la défense d’Iran, le général Ahmad Vahidi ; l’ancien président Akbar Hashemi Rafsanjani ; l’ancien ministre du Renseignement Ali Fallahian ; l’ancien ministre des Affaires étrangères Ali Akbar Velayati ; l’ancien Garde révolutionnaire en chef Mohsen Rezaei ; l’ancien ambassadeur en Argentine Hadi Soleimanpour ; et l’ancien diplomate de troisième rang de l’ambassade iranienne, Ahmad Reza Asghari.

Velayati et Rezaei sont actuellement candidats à l’élection présidentielle en Iran, prévue pour le 14 Juin. Selon Nisman, Rabbani est  supposé être l’architecte de l’attentat contre l’Association mutuelle israélite argentine (AMIA) de Buenos Aires, ainsi que le « coordinateur de l’infiltration iranienne en Amérique du Sud, en particulier en Guyane ».

La communauté juive argentine forte de 200 000 personnes, est la plus importante d’Amérique du Sud, ce qui en fait la cible la plus évidente du terrorisme dans la région.

Le rapport de Nisman  soutient que l’attentat à la bombe de 1994 « doit être étudié comme le segment d’une séquence plus grande. » Cela inclut le cas d’hommes originaires de Guyane comme Russell M. Defreitas et Abdul Kadir, qui ont été condamnés en 2010 pour avoir comploté une attaque contre l’aéroport International Kennedy de New York, visant à  faire exploser des réservoirs de carburant et à déclencher une série d’explosions le long d’un pipeline qui traverse la ville. Au cours de l’interrogatoire par les procureurs chargés de l’affaire, Kadir, un ancien fonctionnaire du gouvernement guyanais, a admis qu’il avait rédigé des rapports réguliers à l’ambassadeur iranien au Venezuela, décrivant les plans pour infiltrer l’armée Guyanaise et les forces de police.

Selon Nisman, Kadir était «le disciple » de Rabbani.  Kadir « a reçu des instructions » de Rabbani  et a « conduit les opérations d’infiltration iranienne en Guyane, selon une structure presque identique … à celle établie par Rabbani en Argentine», écrit le procureur. Il a en outre insisté sur le fait qu’Interpol devrait intensifier ses efforts pour exécuter les mandats d’arrêt contre les poseurs de bombes.

L’acte d’accusation a été envoyé à Rodolfo Canicoba Corral, le juge chargé de l’affaire, ainsi qu’aux pays ciblés par cette infiltration. L’Iran a cherché à  « infiltrer les pays d’Amérique latine et à y installer des postes de services secrets dans le but de commettre, fomenter et favoriser des actes de terrorisme international, de concert avec ses objectifs d’exportation de la révolution», écrit Nisman.

Sans surprise, l’Iran a nié toute implication dans l’attentat de 1994. En outre, le régime refuse de permettre à Rabbani ou aux autres suspects d’être extradés vers l’Argentine. Les Iraniens insistent pour un compromis viable avec un accord portant sur une nouvelle « commission de la vérité » qui pourrait soi-disant permettre à Nisman d’obtenir le témoignage de l’accusé – à Téhéran – après des années d’impasse juridique.

La création de la « commission de la vérité » a été annoncée en janvier, suite à une concession faite par l’Iran en juillet dernier pour coopérer avec l’Argentine sur l’enquête, qui selon  les affirmations des Iraniens  « allait dans la mauvaise direction. » Elle serait composée de cinq juges, aucun d’eux n’est originaire  d’Argentine ou  d’Iran.

Les responsables de l’AMIA, ainsi que d’autres groupes juifs en Argentine, sont farouchement opposés à ce transfert. « Faire l’impasse sur tout le travail de la justice argentine et le remplacer par une commission qui, dans le meilleur des cas, émettra, sans délai imparti, une« recommandation »aux parties, constitue  sans aucun doute, un renversement dans l’objectif commun d’obtenir justice », a déclaré un communiqué conjoint publié par l’AMIA et la Délégation des associations israélites argentines, qui a également soutenu que ce transfert « impliquerait une remise en cause de notre souveraineté »

HezbollahVenezuela

Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères d’Israël,  Yigal Palmor  était également furieux, disant que Buenos Aires avait commis un «abus de confiance envers Israël. » L’ambassade d’Israël en Argentine a été victime d’un attentat à la bombe  en 1992, tuant 29 personnes et en blessant plus de 200 autres. Le groupe pro-iranien Jihad islamique a affirmé qu’il l’avait fait pour venger l’assassinat par Israël du chef du Hezbollah. Pourtant, comme pour l’affaire de l’AMIA, personne n’a jamais été traduit en justice pour cette attaque.

Contrant l’opposition juive, la présidente argentine Cristina Fernandez, qui entretient des liens avec d’autres nations latino-américaines en bons termes avec l’Iran, a qualifié cet accord « d’historique ». « Il garantit le droit au respect de la loi, un principe fondamental du droit pénal international», a-t-elle soutenu. Sur son compte Twitter, Fernandez a également insisté sur le fait que la commission «analyserait  tous les documents présentés à ce jour par les autorités judiciaires d’Argentine et d’Iran. »

Les parlements des deux pays doivent encore approuver l’accord, dont le statut demeure un «Memorandum  d’entente » signé par le ministre argentin des Affaires étrangères Hector Timerman et son homologue iranien, ministre des Affaires étrangères Ali Akbar Salehi Salehi, à Addis-Abeba, en Ethiopie.

Le Centre Simon Wiesenthal à Los Angeles a accueilli avec satisfaction la massive compilation de preuves de Nisman, affirmant que ce document devrait impulser  l’abandon de la commission de la vérité. « Il n’y a pas de doute que l’attentat à la bombe de l’AMIA  a été une action planifiée et menée par les Iraniens et leurs agents. L’exposé du Procureur Nisman dénonçant  le régime tentaculaire de Téhéran à l’échelle des  continents  doit rendre l’accord de coopération Iran-Argentine  pour l’investigation sur l’attentat  de l’AMIA nul et non avenu », a indiqué un communiqué publié par le rabbin Abraham Cooper, Dr. Shimon Samuels et Sergio Widder, hauts responsables du  Centre.

L’Iran n’a pas d’ambassade en Argentine à l’heure actuelle, mais en a ouvert six nouvelles dans la région depuis 2005, ce qui porte le total régional à 11. L’Iran a également établi 17 centres culturels dans l’hémisphère occidental. Selon les déclarations de Nisman, personne ne répondait au téléphone à l’ambassade d’Iran à Brasilia, au Brésil.

Les efforts de Nisman pourraient renforcer la « Lutte contre l’Iran selon la Loi de l’Hémisphère Occidentale» (Western Hemisphere Act), promulguée le 28 décembre. Cette loi donne au secrétaire d’Etat John Kerry 180 jours pour fournir au Congrès un rapport d’évaluation des activités de Téhéran dans l’hémisphère, afin d’enrayer  les menaces représentées  par « le gouvernement d’Iran,  les Gardiens de la Révolution Islamique d’Iran (CGRI), la Force Qods du CGRI, et le Hezbollah. « 

Ce qui a incité à faire cette Loi est sans aucun doute le complot iranien de 2011 visant à assassiner un diplomate saoudien à Washington, DC, en utilisant les membres d’un cartel de drogue mexicain pour mener à bien l’assassinat. La Loi stipule que «les rapports montrent que des agents de renseignements iraniens sont impliqués dans des activités liées au Hezbollah depuis le début des années 1990 suggérant un soutien direct des activités du Hezbollah par le gouvernement iranien dans la région des trois frontières de l’Argentine, du Brésil et du Paraguay, et dans la dernière décennie, l’Iran a considérablement accru ses missions diplomatiques au Venezuela, en Bolivie, Nicaragua, Equateur, l’Argentine et le Brésil ».

Malheureusement, l’administration reste à la traîne, que ce soit par accident ou à dessein. En Décembre 2012, Ynet News a publié un rapport soulignant que les responsables américains ont eu connaissance d’un « vaste réseau de contacts» reliant les cartels de la drogue au Mexique et d’autres pays sud-américains avec l’Iran, le Hezbollah et Al-Qaïda depuis au moins 2010. C’est alors qu’un rapport commandé par le Comité de la Chambre pour le Renseignement a révélé que  les liens entre le Hezbollah, les cartels mexicains de la drogue et  l’Iran « devenaient plus forts». Des étrangers illégaux associés à ces groupes ont été introduits clandestinement au Mexique par les cartels, « les plaçant virtuellement à un jet de pierre des Etats-Unis », a rapporté le magazine.

On soupçonne que ce rapport, ainsi que celui d’Alberto Nisman, seront minimisés au moins pendant  les deux prochains mois, tandis que ceux dédiés à la « réforme globale de l’immigration » vont tenter d’obtenir l’approbation de leurs travaux par les deux chambres du Congrès. La mise en évidence par Nisman de cellules terroristes iraniennes en Amérique du Sud, ainsi que la présentation de leur implication avec les cartels de la drogue à un « jet de pierre » de la frontière américaine viendraient sans doute compliquer un projet de loi dans lequel les  « mesures » de contrôle des  frontières seraient évaluées par la même administration déterminée à convaincre les Américains que le terrorisme  « s’est barré». Qu’il circule librement en Amérique du Sud et en Amérique Centrale, c’est mieux ainsi.

Par Arnold Ahlert – Traduction Nancy Verdier

À propos de Arnold Ahlert

Arnold Ahlert est un ancien chroniqueur du NY Post. Il contribue actuellement à JewishWorldReview.com, HumanEvents.com et CanadaFreePress.com. Pour le contacter : atahlert@comcast.net.

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  • 3 thoughts on “Des cellules terroristes iraniennes infestent l’Amérique du Sud

    1. Serge Belley

      LA MACHINE DE GUERRE ISLAMIQUE EST EN MARCHE ET LE RÉVEIL VA ÊTRE TRÈS DUR AVEC UN GROS MAL DE TÊTE. LE DRAPEAU NOIR AU DESSUS DE LA MAISON BLANCHE C’EST POUR BIENTÔT, TOUT AU PLUS 20 ANS…et tout cela grâce a l’incompétence d’OBAMA ET DES DÉMOCRATES qui ne voient rien venir et qui crois que tout le monde il est beau et tout le monde est gentil…

    2. Marchini - Oger

      ça devient vraiment inquiétant de savoir que ces terroristes sont a la porte des USA , ce qui me surprend le plus c’est que en Guyanne il puisse y avoir autant ! Que fait ce gouvernement Français ? a part semé le trouble et la HAINE ! Oh bien sûr il sera le premier a déplorer ce qui ci passe , si un jour il y a un attentat visant des innoncents . En attendant il ferme les YEUX , il est imposible qu’il ne soit au courant

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