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Israël, un acteur mésestimé dans les Balkans ?


Israël, un acteur mésestimé dans les Balkans ?

 

Les Balkans sont divisés entre la politique pro-arabe pour certains, et la nécessité sécuritaire et économique ; cet article analyse sous un angle intéressant les ambigüités des relations des différents états  des Balkans avec Israël.

NDLR: l’auteur de l’article utilise le mot Tel-Aviv pour désigner la capitale israélienne oubliant que la capitale est Jérusalem. merci de traduire Tel-Aviv par Jérusalem… Tous les États balkaniques enregistrent ces dernières années un renforcement marqué de leur relation bilatérale avec Israël (à l’exception du Kosovo, dont Tel-Aviv ne reconnaît pas l’indépendance). Bien que leurs objectifs immédiats soient, pour l’essentiel, d’ordre économique ou technologique, Israël insuffle à ces nouveaux partenariats une dimension politique qui, pour partie, introduit des éléments de rupture dans la politique étrangère traditionnelle de la région.

Pour autant, les paramètres récurrents que sont la question palestinienne, les relations avec le monde arabe et la Turquie, ou encore le modèle sociétal multiethnique et pluriconfessionnel restent trop aléatoires pour ancrer véritablement cette évolution. Il en va différemment des questions sécuritaires et énergétiques qui, sous-tendant la relation politique, constituent les facteurs véritablement structurants de ces nouveaux partenariats.

Des intérêts politiques convergents ?

D’une façon générale, les attentes politiques des États balkaniques (Grèce, Albanie et pays de l’ex-Yougoslavie) ne recoupent qu’imparfaitement celles d’Israël. Dans le contexte de relations basées résolument sur du pragmatisme, chacun use des atouts à sa disposition pour consolider ses propres positions.

À l’Ouest, rien que du nouveau

Le coup d’arrêt porté aux relations israélo-turques par l’arraisonnement, en mai 2010(1), du navire Mavi Marmara qui se dirigeait vers Gaza, intervient après un délitement progressif des relations entre Tel-Aviv et Ankara. Cette dégradation est consécutive à l’accession au pouvoir de l’AKP (Parti pour la justice et le développement) en 2002. Durant la seconde moitié des années 2000, ce lent processus a graduellement conduit à une réorientation stratégique d’Israël vers la Grèce et la République de Chypre, deux pays entretenant traditionnellement des relations rivales et complexes avec la Turquie. Mais, alors que ces nouvelles coopérations s’étaient initialement concentrées sur des aspects économiques et militaires, Athènes leur donna un ton plus politique à l’été 2011, en bloquant depuis son territoire l’embarquement de la flotille « Liberté II », une nouvelle fois en partance pour Gaza. Donnant libre cours aux frustrations générées par la stagnation de la relation gréco-turque, Athènes prit ainsi, pour la première fois, un engagement politique clair en faveur d’Israël, à rebours de son positionnement traditionnellement pro-arabe et pro-palestinien(2). Depuis, cette inflexion grecque a été confirmée par le refus d’Athènes de soutenir la demande de reconnaissance d’un État palestinien présentée à l’ONU en septembre 2011, ou par le soutien public apporté aux inquiétudes d’Israël vis-à-vis de potentiels dérapages du « printemps arabe ».

La quête de soutiens à sa politique palestinienne et arabe est d’ailleurs un objectif constant de la stratégie de Tel-Aviv à l’égard des Balkans. Les visites au plus haut niveau s’y sont succédé dans les mois précédant la démarche palestinienne à l’ONU, et cinq des dix-neuf ambassadeurs accrédités auprès de celle-ci invités à se rendre en Israël et en Cisjordanie en août 2011 soit, préalablement au vote décisif provenaient de la région(3). Cette stratégie s’est avérée payante puisque, malgré des liens généralement très forts avec le monde arabe et le Proche-Orient, aucun pays balkanique n’a soutenu la démarche palestinienne, préférant mettre l’accent sur la nécessité d’une « solution négociée ».

Si, en pratique, elle se révèle favorable à la position israélienne, cette formulation sobre traduit néanmoins parfaitement la volonté des États balkaniques de ne pas obérer leurs bonnes relations avec le monde arabe, a fortiori au moment où les pays issus de l’ex-Yougoslavie s’efforcent de réactiver et de capitaliser sur les réseaux créés à l’époque du Mouvement des non-alignés(4). Les visites en Israël des plus hautes autorités se doublent généralement d’une visite dans les territoires occupés, tandis que le Président de l’Autorité nationale palestinienne reste un interlocuteur courtisé. De même, l’action déployée au profit de la cause palestinienne, que ce soit dans un cadre humanitaire(5) ou culturel(6), constitue aussi une façon de rééquilibrer des choix politiques favorables à Israël. La Serbie est probablement le pays de la région le plus embarrassé par ce mouvement de balancier(7) : en effet, l’amélioration de ses relations avec la Turquie, depuis 2009, et les avantages escomptés de la réactivation du Mouvement des non-alignés, rendent moins opérant le soutien d’Israël, du moins sur un plan politique.

D’une façon générale, les attentes politiques des États balkaniques ne recoupent qu’imparfaitement celles d’Israël. Le lobbying anti-palestinien n’est foncièrement soutenu que par l’Albanie qui, ne faisant pas partie du Mouvement des non-alignés, n’entretient pas de liens historiques avec le monde arabe(8). Pour sa part, la rivalité existant désormais entre Israël et la Turquie ne rencontre réellement d’écho qu’à Chypre, en Grèce et en République serbe de Bosnie (les autres capitales entretenant, quant à elles, d’excellentes relations avec Ankara). Dans ce jeu de dupes permanent, chacun use allègrement des atouts à sa disposition pour consolider ses propres positions. Ainsi, la République serbe de Bosnie (RS) joue sur la crainte du séparatisme palestinien pour rallier Tel-Aviv à la défense rigoureuse des Accords de Dayton qui légitiment son existence… tandis que cette dernière avance le risque d’une sécession de la RS pour dissuader le gouvernement bosnien d’apporter son soutien à la cause palestinienne.

L’unité dans la diversité

L’attention portée par Tel-Aviv à Tirana(9) répond à un autre objectif encore : établir de bonnes relations avec un pays majoritairement musulman permet à Israël de ramener ses différends avec ses voisins islamiques à une dimension politique et non pas confessionnelle. De ce fait, supplantant la Turquie, l’Albanie constitue l’un des points d’entrée d’Israël auprès de l’Organisation de la coopération islamique (OCI)(10). De la même façon, l’arrestation en Israël, en janvier 2011, d’un Bosno-serbe inculpé de crimes de guerre lors du massacre de Srebrenica est venue compenser, auprès des Bosniaques, l’étroitesse des relations nouées avec les Bosno-Serbes. De fait, Banja Luka, capitale de la RS, est la seule de la région à avoir soutenu sans réserve l’opération « Plomb durci » de l’armée israélienne en 2008-2009 contre la bande de Gaza (à la différence de la Fédération bosno-croate qui avait connu d’importantes manifestations anti-israéliennes à cette occasion), tandis que Jérusalem accueille l’une des quelques représentations de la RS à l’étranger.

Le modèle national albanais multiconfessionnel retient également toute l’attention de Tel-Aviv, du moins si l’on se réfère aux déclarations11). De son côté, le Monténégro ne manque pas une occasion de louer son propre modèle multiethnique relativement harmonieux. Joignant le geste à la parole, ces deux États ont récemment normalisé leurs relations avec le judaïsme : pour la première fois de son histoire, l’Albanie a procédé à la nomination d’un Grand Rabbin, en décembre 2010. Quant au Monténégro, il a conclu un « concordat » avec la communauté juive en février 2012.

La mémoire morcelée

D’autres – si ce ne sont pas les mêmes – jouent davantage sur leur empathie avec le peuple hébreux. Pour Israël, le lien avec les populations serbes est probablement le plus « naturel ». La faiblesse (relative) des sentiments antisémites(12), le souvenir des traumatismes communs durant la Seconde Guerre mondiale…, constituent un socle sur lequel il est possible de développer une relation de confiance. Les célébrations annuelles de Donja Gradina (sur le territoire de la RS), à l’emplacement des fosses communes où furent enterrées les victimes du camp de concentration de Jasenovac, situé en territoire croate(13), constituent un moment important du devoir de mémoire et de célébration de l’amitié israélo-serbe. En outre, les formulations usuelles du nationalisme serbe définissent volontiers la population serbe comme le « peuple juif » des Balkans (il convient toutefois de noter que l’aspiration à réunir au sein d’un territoire unique l’ensemble d’une même population est un objectif partagé par tous les nationalismes ; il ne se cantonne donc pas au pan-serbisme des années 1990).

Cette « proximité » historique pousse les autres États de la région à mettre en avant leur engagement contre l’antisémitisme. Ainsi, il n’est pas fortuit que le Mémorial de l’Holocauste(14) ait été l’une des premières réalisations achevées du projet urbanistique « Skopje 2014 » de réaménagement du centre de la capitale macédonienne. L’Albanie n’est pas en reste, qui ne manque pas une occasion de rappeler l’aide désintéressée apportée par la population albanaise aux communautés juives du pays et des environs, durant la Seconde Guerre mondiale. Un documentaire relatant cette solidarité a d’ailleurs été projeté au Musée commémoratif de l’Holocauste à Washington DC, en présence du Premier ministre albanais lors de sa tournée nord-américaine de la fin du mois d’avril 2012. Même la Croatie, pourtant peu à l’aise avec cette période de son Histoire(15), a jugé nécessaire d’esquisser un travail de mémoire : en octobre 2001, le premier déplacement d’un président de la République croate en Israël avait été ponctué par une dénonciation des crimes commis par les autorités oustachies (tout en récusant le principe d’une responsabilité collective de la population croate). Le nouveau président croate, Ivo Josipovi? (grand artisan de la réconciliation dans les Balkans), réitéra les excuses croates devant la Knesset, en février 2012. Il poursuivit en cela l’initiative continue de son prédécesseur, Stjepan Meši? (très sensible aux questions touchant à Israël), qui s’était également rendu, en compagnie du président macédonien, à la Conférence israélienne convoquée par Shimon Peres, en octobre 2009.

L’importance et le rôle joué par les diasporas juive et balkanique constituent également un autre point commun, même s’il n’est pas systématiquement exploité. Une première rencontre des diasporas juive et grecque s’est toutefois tenue en mai 2012, sous le patronage des ministères des Affaires étrangères des deux pays. Curieusement, l’œuvre des artistes juifs originaires des Balkans est encore peu mise en avant dans la région, alors qu’elle contribue souvent à la notoriété internationale des pays qui la composent. Les écrivains David Albahari, Elias Canetti, Benjamin Fondane, Danilo Kiš, le peintre Jules Pascin, le photographe Frank Horvat, la chanteuse Esma Redžepova…, témoignent tous de l’apport de la population juive (en tout ou partie) à la culture des Balkans.

Des implications énergétiques et sécuritaires

Bien que les échanges bilatéraux mettent régulièrement en avant la coopération dans le domaine des énergies renouvelables, créneau sur lequel la plupart des pays balkaniques souhaitent se positionner, le principal enjeu de la coopération économique israélo-balkanique concerne sans conteste l’exploitation des gisements gaziers récemment découverts en Méditerranée orientale. Les estimations très prometteuses ont conduit Israël et la République chypriote à délimiter de façon consensuelle leurs zones économiques exclusives (ZEE), dès le mois de décembre 2010. En février 2012, le Premier ministre israélien a formulé une offre d’exploitation commune à son homologue, lors de son déplacement à Nicosie (le premier du genre pour un chef de gouvernement israélien). Après extraction des fonds marins, le gaz naturel pourrait être liquéfié sur le territoire chypriote avant d’être acheminé vers l’Europe ou l’Asie. Forte de ses relations étroites avec Chypre et Israël, la Grèce souhaite s’associer à ce projet, dans lequel elle voit une opportunité de se positionner comme nœud d’approvisionnement énergétique vers l’Union européenne (ce qui lui permettrait aussi bien de diversifier son approvisionnement en hydrocarbures(16) que de rééquilibrer sa position stratégique au regard de la Turquie). Telles sont les raisons pour lesquelles Nicosie comme Athènes, jusqu’à présent à l’écart des principaux circuits d’approvisionnement énergétiques, s’emploient à empêcher l’accès de la Turquie à ces gisements gaziers et à déconnecter leur exploitation du règlement politique de la question chypriote.

Conscientes des risques de dérapages qu’une telle posture occasionne, la Grèce et la République chypriote cherchent à doubler ce partenariat d’une dimension sécuritaire. Pour autant, Tel-Aviv ne souhaite pas accorder trop de visibilité à cet axe de la coopération bilatérale (même si un accord de défense a été signé en janvier 2012 avec Nicosie). Ainsi, les spéculations entourant la proposition chypriote d’octroi à Israël d’une base aérienne (à Paphos) ne font l’objet d’aucune confirmation ni démenti.

Moins exposée que Nicosie, Athènes s’affiche plus ouvertement sur le sujet. La conclusion d’un mémorandum de coopération en matière de sécurité, à l’occasion du premier déplacement d’un ministre grec de la Défense en Israël, en septembre 2011, est venue formaliser une coopération en plein essor depuis 2009 et la dégradation des relations israélo-turques. Subséquemment, Athènes a ouvert son espace aérien à Israël pour des vols d’entraînement et l’accomplissement d’exercices militaires conjoints. Axée sur l’aéromobilité, cette coopération opérationnelle se double d’une coopération en matière d’armement avec la plupart des pays balkaniques.

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Un hélicoptère des Forces aériennes israéliennes atterrit sur une montagne en Grèce à l’occasion
d’exercices militaires conjoints.
© Wikimédia Commons – Forces aériennes israéliennes – 2011

Les relations actuelles entre l’État hébreu et les pays des Balkans frôlent parfois la schizophrénie(17). Elles sont en partie dictées par des paramètres historiques forts et des recompositions à l’œuvre dont la logique n’a pas été poussée à son terme et dont les accomplissements demeurent inachevés. Les efforts conjugués de la quasi-totalité des pays de la région balkanique pour ne pas s’aliéner le monde arabe, ou ceux d’Israël pour se ménager une possible réconciliation avec la Turquie, soulignent, si besoin était, la confiance toute relative placée dans la viabilité des nouveaux partenariats noués. Dans ce contexte, l’efficacité de cette approche pragmatique, non exempte de contradictions flagrantes, demande à être vérifiée dans le temps. Néanmoins, l’intérêt bien compris de chacun des partenaires à la pérennisation de cette relation laisse penser que ces évolutions ne sont pas purement circonstancielles. Naturellement, cette dynamique n’est pas sans accompagner le désengagement relatif de certains acteurs traditionnels (Union européenne, États-Unis, Russie) de cette région pourtant située au cœur de l’Europe.

Renaud Dorlhiac

Notes
(1) L’assaut israélien avait provoqué le décès de neuf ressortissants turcs.
(2) La Grèce fut le premier État européen à accueillir officiellement Yasser Arafat au début des années 1980. En 1982, en pleine guerre, celui-ci fut évacué du Liban en Tunisie sur des navires grecs. La Grèce n’a reconnu l’Etat d’Israël qu’en 1990.
(3) Il s’agissait des ambassadeurs d’Albanie, de Bosnie-Herzégovine (lequel est Bosno-serbe), du Monténégro, de la République de Macédoine et de Slovénie.
(4) Le Mouvement des non-alignés est une organisation internationale officiellement créée à Belgrade le 1er septembre 1961. Les grands principes du non-alignement avaient été énoncés lors de la conférence de Bandung en avril 1955. Dans le contexte de la Guerre froide, il s’agissait pour ces Etats de s’affirmer politiquement en s’affranchissant de la tutelle des États-Unis et de l’URSS.
(5) La Grèce et la Slovénie ont activement contribué à l’aide humanitaire mise en place en janvier 2009 par l’Union européenne au profit de Gaza, après l’opération « Plomb durci » de l’armée israélienne. Le Président slovène lança même une initiative visant à accueillir sur le territoire slovène des enfants blessés de Gaza.
(6) La plupart des pays balkaniques n’ayant pas soutenu la démarche palestinienne à l’ONU, en septembre 2011, votèrent en faveur de son admission à l’UNESCO, le mois suivant.
(7) Les autorités serbes firent profil bas lorsque la présidence en exercice des non-alignés (assurée par l’Égypte) réclama la reconnaissance de l’État palestinien par ceux issus de l’ex-Yougoslavie, à l’ocassion des célébrations du cinquantenaire de ce mouvement, organisées à Belgrade en septembre 2011.
(8) Il est frappant de constater combien, à la différence de la plupart de ses autres contacts bilatéraux, l’Albanie n’évoque qu’a minima avec Israël la question de la reconnaissance de l’indépendance du Kosovo.
(9) Une ambassade israélienne y a été inaugurée, au début du mois d’août 2012, en présence du ministre israélien des Affaires étrangères.
(10) Lors du Sommet de l’OCI de la mi-août 2012, l’Albanie n’a d’ailleurs pas manqué de dénoncer l’illégitimité du régime syrien.
(11) En effet, les autorités israéliennes sont tout aussi promptes à dénoncer et à exagérer la portée du terrorisme islamique dans les Balkans (nommément imputé aux Albanais et aux Bosniaques).
(12) Sangsues, le principal roman du célèbre écrivain juif de Serbie, David Albahari, traite spécifiquement de la montée de l’antisémitisme dans la Yougoslavie des années 1990. Plus récemment, des prises de position publiques ont suscité des réactions de la part de l’ambassadeur israélien à Belgrade.
(13) Les populations juives, serbes et tsiganes furent les principales victimes de ce camp de concentration créé en 1941 par les autorités croates oustachies. Les autorités croates organisent leur propre cérémonie au camp de Jasenovac (sur leur territoire). Il n’y a donc pas de commémoration commune.
(14) Inauguré en mars 2011 en présence de plusieurs dirigeants de la région, celui-ci rappelle la déportation de 7 148 Juifs de Macédoine au camp de Treblinka, en 1943.
(15) La communauté juive fut déchue de sa citoyenneté croate en juin 1941, avant d’être déportée au camp de Jasenovac, l’été suivant.
(16) Les découvertes dans les ZEE israélienne et chypriote sont d’autant plus attractives pour la Grèce qu’Athènes redoute l’impact du durcissement des sanctions européennes à l’égard de Téhéran sur son approvisionnement énergétique (53 % du pétrole acheminé en Grèce est fourni par l’Iran, à des conditions préférentielles).
(17) Ainsi, les convergences affichées entre Israël et les autorités serbes de Bosnie n’empêchent pas ces dernières de refuser de voter la résolution onusienne sur la Syrie (en août 2012) ou d’avaliser une réforme constitutionnelle qui autoriserait un candidat de confession juive à se présenter à l’élection présidentielle (dans son arrêt Sejdi?-Finci de décembre 2009, la Cour européenne des droits de l’homme réclame que la Bosnoe-Herzégovine modifie sa Constitution afin que nul ne se voit interdire d’être candidat à une responsabilité politique en raison de son origine nationale ou ethnique).

* Responsable du bureau Balkans à la Délégation aux affaires stratégiques du ministère de la Défense (DAS) et membre associé du pôle Balkans de l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS)







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  • One thought on “Israël, un acteur mésestimé dans les Balkans ?

    1. maxime

      A l’adresse de l’auteur de cet article, ce n’est pas Tel-Aviv la CAPITAL d’ISRAEL, c’est JERUSALEM.

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