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Lorsque les mensonges coulent de source, dès qu’il s’agit d’Israël !, par Laly Derai


Lorsque les mensonges coulent de source, dès qu’il s’agit d’Israël !, par Laly Derai

Le 13 décembre dernier, la commission des affaires étrangères de l’Assemblée Nationale rendait public un rapport sur la géopolitique de l’eau à travers le monde. Or, il s’avère que les 22 pages de ce document qui concernent Israël et l’Autorité palestinienne pourraient aisément s’apparenter à un véritable pamphlet anti-israélien. En effet, pour son rédacteur, le député PS Jean Glavany, Israël a mis en place en matière de répartition de l’eau, un « nouvel apartheid » entre Juifs et Arabes. Ni plus ni moins. Hamodia a donc décidé d’analyser ce rapport, d’interroger les experts et de vérifier les chiffres. À l’issue de cette enquête, une conclusion s’impose : lorsqu’il s’agit de salir Israël, certains députés français ne s’embarrassent pas de la réalité et n’hésitent pas à colporter des mensonges.

Les 22 pages du volet israélo-palestinien du rapport N° 4070 sur la géopolitique de l’eau dans le monde, déposé devant la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale par Jean Glavany, sont particulièrement éloquentes. Sous divers intitulés (« Le bassin jordanien : l’eau, volet intégré du conflit territorial et la question sécuritaire », « Israël ou la conquête de l’eau », « Le ‘partage’ des eaux entre Israéliens et Palestiniens » , « L’eau, révélatrice d’un nouvel apartheid au Moyen-Orient », l’auteur du rapport accuse Israël de procéder systématiquement à une politique de discrimination par rapport aux Palestiniens, de les priver d’eau potable et courante, de bombarder les puits palestiniens et de détruire leurs forages, pour ne citer qu’une partie de la longue liste de chefs d’accusation qu’ils ont rédigés.

Côté israélien, on rejette des deux mains ce rapport. Tant pour les responsables politiques que pour les scientifiques, il s’agit là d’un ramassis de mensonges et de contre-vérités qu’ils repoussent les uns à la suite des autres.

Voici une partie des arguments mensongers contenus dans le rapport Glavany, suivis par la réponse israélienne.

  1. Le premier sommet des chefs d’États arabes en 1964 avait pour objet de réunir les Arabes contre le détournement des eaux du Jourdain par Israël.

Faux. Lors de ce premier sommet des États arabes, qui aboutira en fin de compte à la création de l’OLP, les participants débattent des moyens de détruire l’État juif. L’une des méthodes évoquées est le détournement des eaux du Jourdain vers la Syrie. Prendre pour argent comptant les calomnies portées alors contre Israël, accusé, en dépit du droit international, de « détourner l’eau des Arabes », est pour le moins surprenant, surtout dans le cadre d’un rapport officiel de l’Assemblée nationale.

  1. La situation à Gaza est critique. 170 millions de m3 d’eau sont pompés chaque année, ce qui est le triple de la proportion renouvelable (55 millions) et provoque une salinisation importante. 90 à 95 % de l’eau fournie à Gaza, après des pertes de l’ordre de 40 %, est contaminée et impropre à la consommation humaine. Les maladies à transmission hydrique sont courantes. L’OMS estime que 26 % des maladies à Gaza sont liées à la mauvaise qualité de l’eau. Pour faire face à la mauvaise qualité de l’eau, les habitants de la bande de Gaza ont développé des puits et des systèmes de dessalement privés qui alimentent un marché parallèle de l’eau, où les prix pratiqués sont très élevés.

Ce que le rapport ne prend pas en compte, c’est que lorsqu’Israël quitte unilatéralement la bande de Gaza en été 2005, il laisse derrière lui un système hydrique en parfait fonctionnement. Citernes, forages, puits, usines d’assainissement : tout est abandonné tel quel. Quatre ans plus tard, ce cadeau d’une valeur de plusieurs centaines de millions de dollars est complètement détruit, suite à une politique irresponsable de pompage massif de l’eau et à la destruction des tuyaux, transformés en roquettes tirées sur le territoire israélien. Malgré ce phénomène, Israël continue aujourd’hui, pour des raisons humanitaires, à livrer de l’eau potable à la bande de Gaza, pour parer aux carences dues à la mauvaise gestion du Hamas.

  1. Les Palestiniens peuvent seulement creuser jusqu’à 300 mètres. À l’inverse, les puits des colons peuvent avoir une profondeur de 1 500 mètres, et utilisent l’épaisseur entière des nappes phréatiques. Ils sont ainsi plus efficaces et plus puissants.

Nous avons posé la question à toutes les personnes concernées et la réponse est limpide : il n’y a pas et il n’y a jamais eu de « puits de colons ». Ce concept n’existe tout simplement pas.

  1. Les 450 000 (sic) colons israéliens installés en Cisjordanie utilisent autant, voire plus d’eau que les quelque 2,3 millions de Palestiniens qui sont prioritairement desservis en période de sécheresse. Cette utilisation s’effectue clairement en violation du droit international qui impose à une puissance occupante de sauvegarder et d’administrer ces ressources conformément à la règle de l’usufruit et de ne pas utiliser les ressources du territoire occupé dans l’intérêt de sa propre population civile.

Selon le bureau de coordination des activités gouvernementales dans les territoires, cette accusation est là aussi dénuée de tout fondement. Tout d’abord parce que la consommation d’eau des habitants des localités juives de Judée et de Samarie n’affecte en aucune manière la quantité d’eau transmise aux Palestiniens en vertu des accords d’Oslo. Secundo, selon les chiffres du gouvernement israélien, les Israéliens vivant en Judée et en Samarie consomment 20 millions de m³ d’eau par an, soit dix fois moins que les Palestiniens qui en consomment 200 millions de m³ !

Quant à la phrase selon laquelle « les Palestiniens sont prioritairement desservis en période de sécheresse », elle est déconnectée de la réalité puisque ce sont justement les agriculteurs juifs de la vallée du Jourdain qui, en période de sécheresse, subissent les quotas imposés par le gouvernement tandis que le même gouvernement continue de transférer à l’AP ses 200 millions de m³ annuels…

5. Israël défend la théorie de la première appropriation, rejetant le principe d’unerépartition équitable des ressources des aquifères. Quand les Palestiniens font appel à la géographie, les Israéliens se réfèrent à l’histoire.

Faux. Israël se réfère au droit international. Les rivières qui coulent vers la Méditerranée sur le territoire israélien dans la zone centrale ont leur source à l’intérieur des lignes d’armistice d’avant 1967, même si elles sont toutes alimentées par les nappes phréatiques de Samarie. La propriété d’Israël sur ces nappes est donc fondée du point de vue du Droit international.

Un autre point gênant et qui concerne cette fois tout le rapport de la commission parlementaire des Affaires étrangères : Il est curieux de constater que lesreprésentants du pouvoir législatif accordent si peu d’importance à la législation et à la loi. En effet, les accords d’Oslo, qui régissent très clairement les droits et les devoirs des Israéliens et des Palestiniens dans ce dossier de l’eau, sont contraignants au regard du droit international. Or, à la lecture du rapport Glavany, on a le sentiment qu’il s’agit d’un texte qui est antinomique à la morale et au Bien.

En passant, voilà bien le seul sujet sur lequel tant les Israéliens de droite que le député PS s’accordent …

6. Les « puits » forés spontanément par les Palestiniens en Cisjordanie sont systématiquement détruits par l’armée israélienne.

Là encore, on retrouve ce mépris du droit en faveur d’une soi-disant morale bien pensante. Si ces « puits » sont détruits, c’est pour deux bonnes raisons : la première, c’est qu’ils ont été forés dans la plus totale illégalité et sans avoir reçu la moindre autorisation de la moindre autorité compétente. Est-il permis, en France, de forer des puits sauvages ? La seconde, c’est parce que ces puits sauvages constituent une des pires menaces pour la nappe phréatique.

7. Tout démontre, même si bien peu nombreux sont ceux qui osent employer le mot, que le Moyen-Orient est le théâtre d’un nouvel apartheid.

Le rapport compare Israël à l’Afrique du Sud de l’époque de l’apartheid. Allons jusqu’au bout de cette comparaison. 50 millions de personnes vivent en Afrique du Sud. 10 % d’entre eux sont blancs, 90 % sont de couleur. À l’époque de l’apartheid, environ 25 millions de la population sud-africaine étaient reliés au réseau national de distribution d’eau potable. Il s’agissait majoritairement des blancs. Avec la montée au pouvoir, en 1994, de Nelson Mandela, il décrète cette loi raciste nulle et non avenue et s’engage à relier toute la population au réseau. Aujourd’hui, 40 millions d’Africains du Sud ont l’eau courante.

Au moment où Israël libère en 1967 la Judée et la Samarie de la présence jordanienne, seuls 4 villages palestiniens sont reliés au réseau jordanien d’eau potable. Depuis, 45 ans ont passé et aujourd’hui, 97 % de la population palestinienne est reliée au réseau israélien ! Ces Palestiniens reçoivent chaque année 200 millions de m³ d’eau, soit 82 millions de m³ de plus que ce que prévoyaient les accords d’Oslo. Si on appelle cela de l’apartheid, alors Daniel François Malan, le créateur de la politique d’apartheid en Afrique du Sud, doit se retourner dans sa tombe …

Source : HAMODIA, par Laly Derai

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Psychosociologue, consultant sur les questions de conflits, crises, violences et débriefing dans tous les secteurs où ces problèmes se posent.



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