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« Je dors dans la chambre d’Hitler » : Tuvia Tenenbom, un Juif américain visite l’Allemagne


« Je dors dans la chambre d’Hitler » : Tuvia Tenenbom, un Juif américain visite l’Allemagne

« Inconsciemment, les Allemands pensent que s’ils s’occupent des Palestiniens de Gaza, ils feront effacer de la mémoire des ours bruns de Buchenwald – et projetteront une belle image d’eux-mêmes. »  [Il y avait dans le camp de concentration de Buchenwald une cage avec un ours brun et un aigle. Chaque jour on leur jetait un Juif. L'ours le dépeçait et l'aigle nettoyait les os.]  

Tuvia Tenenbom, fondateur et directeur artistique du Théâtre Juif de New York, a passé plusieurs mois à voyager à travers l’Allemagne en notant ses observations.Un contrat avait même été signé avec Rowohlt, un des plus importants éditeurs allemands, pour la publication d’un livre.  Le manuscrit achevé avait été accepté et devait sortir en avril 2011. Mais Rowohlt a exigé certaines coupures et des changements, principalement dans les références très franches de Tenenbom sur l’antisémitisme allemand. Tenenbom a catégoriquement refusé.  Le livre a paru en Amérique – publié par le Jewish Theater of New York, I Sleep in Hitler’s Room: An American Jew Visits Germany (Je dors dans la chambre d’Hitler: un Juif américain visite l’Allemagne).

Dans la vitrine d’une librairie à Düsseldorf, il raconte avoir vu trois ouvrages : « Un livre sur la Palestine, un livre sur l’Holocauste, et un autre livre écrit par un gauchiste israélien qui est un grand critique du gouvernement israélien. »  Rien de surprenant.  C’est la même chose à Paris, à Bruxelles, à Londres !

Bruce Bawer en parle dans Pajamas Media.  

Nous avons traduit quelques passages.

« Les Allemands sont une tribu, m’a-t-on dit », explique Tenenbom, « et la tribu se protège. C’est quelque chose à laquelle je ne suis pas habitué. Rendez-vous dans n’importe quelle librairie américaine et vous trouverez un bon nombre de livres qui sont farouchement anti-américains … Mais l’Allemagne … n’est pas l’Amérique ». Une lutte désagréable eut lieu, confirmant pour Tenenbom que « la haine allemande du Juif d’alors, et la haine du Juif d’aujourd’hui … c’est exactement la même haine ». [...]

(Entrée du camp de Buchenwald)

Il interviewe un jeune homme qui est responsable de l’éducation à Buchenwald et qui est dévoré par une telle passion pro-palestinienne que, même après avoir perdu un œil et son frère à cause de l’explosion d’une bombe placée dans sa voiture par un Palestinien, il reste un farouche partisan de la cause palestinienne. Tenenbom est brillant quand il dit au jeune homme qu’il a parfaitement le droit d’avoir les croyances politiques qu’il a, mais lui demande comment se fait-il que quelqu’un qui occupe ses fonctions à Buchenwald ne « sent pas le besoin d’être un peu plus sensible aux sentiments des Juifs … Je lui demande si sa haine du Juif est si profondément ancrée que ce sentiment l’a tout simplement déserté ». Le jeune homme écoute Tuvia Tenenbom en silence et ses mains tremblent.

Mais que se passe-t-il donc ?

Un nombre trop élevé d’Allemands, suggère Tenenbom, « veulent effacer la honte d’être les assassins des Juifs hier en faisant cause commune avec les haïsseurs des Juifs aujourd’hui … Paix et amour, disent-ils, un millier de fois par jour, et c’est mille fois creux. Ils font un signe avec deux doigts, en avant et en arrière, pour désigner la paix et l’amour, mais leurs cœurs chantent Sieg Heil ».

Les médias allemands, non seulement ne rapportent pas cette haine du Juif, mais de surcroît, s’efforcent de la cacher. « Quatre-vingt-deux millions d’Allemands », note-t-il avec ironie, et ils « n’ont rien de mieux à faire que d’être obsédés par les 106 000 Juifs qui vivent parmi eux. »

Pourquoi ?

Une des personnes interrogées, un homme d’affaires, a donné cette explication : « Fondamentalement, il n’y a pas de Juifs dans ce pays, juste quelques-uns. La relation que des gens d’ici ont avec les Juifs est théorique, et pas réelle. »

Quant à Tenenbom, il a ces réflexions à vous offrir :

« Les Allemands, et désolé pour la généralisation, feront tout et n’importe quoi pour donner une bonne impression, pour paraître beaux et intelligents. Mais qui sont-ils vraiment ?

Ils sont la nation la plus narcissique de la planète. Ils ont une très bonne opinion d’eux-mêmes et veulent que tout le monde leur donne raison … Plus que toute autre nation dans le monde, les Allemands se concentrent profondément sur la beauté visuelle – et ils obtiennent des résultats. Mais ils ne s’arrêtent pas là. Inconsciemment, les Allemands pensent que s’ils s’occupent des Palestiniens de Gaza, ils feront effacer de la mémoire des ours bruns de Buchenwald – et projetteront une belle image d’eux-mêmes. »

Note : Il y avait dans le camp de concentration de Buchenwald une cage avec un ours brun et un aigle.  Chaque jour on leur jetait un Juif.  L’ours le dépeçait et l’aigle nettoyait les os.

Source : NYT, via Philosémitisme



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Psychosociologue, consultant sur les questions de conflits, crises, violences et débriefing dans tous les secteurs où ces problèmes se posent.


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