toute l'information et l'actualité sur Israel, sur l'Europe, les news sur Israël et le Moyen Orient

.

Abou Mazen est allé à l’Onu pour obtenir « un territoire sans la paix » – Par Charles Krauthammer


Abou Mazen est allé à l’Onu pour obtenir « un territoire sans la paix » –  Par Charles Krauthammer

Malgré que la demande unilatérale d'un état aux Nations Unies du président de l'Autorité palestinienne soit gênante sur le plan diplomatique pour les pays occidentaux, elle a entraîné une large sympathie. Après tout, dit-on, avait-il le choix ? Selon la "narration" acceptée, la paix au Moyen Orient est rendue impossible par l'attitude d'Israël, gouvernée par le Likoud, qui refuse tout état palestinien et continue de "coloniser" le pays.

Il est remarquable que cette grossière inversion de la vérité, c'est ce qui est communément admis. En réalité, c'est bien Benyamin Netanyahou, le premier israélien à avoir amené la coalition menée par le Likoud à reconnaître ouvertement un état palestinien, et ainsi à créer le 1er consensus national pour la solution à 2 états. C'est aussi le seul 1er ministre à accepter de geler les implantations – 10 mois – un fait que ni le parti travailliste Avoda, ni le pari Kadima n'ont jamais réalisé au gouvernement.

A cette ouverture, Mahmoud Abbas, alias Abou Mazen répondit par un boycott des négociations pendant 9 mois, se montrant au 10ème mois, puis s'éclipsant dès la fin du gel.

Il vient de réaffirmer sa volonté de boycotter tout pourparler de paix, à moins qu'Israël n'abandonne au préalable toute revendication de territoire au-delà des lignes d'armistice de 49 ! Cela signifie qu'Israël abandonne même le Quartier Juif de la vieille ville de Jérusalem.

Ceci n'est pas seulement absurde, mais cette demande viole tout précédent accord conclu, qui stipule que tout accord territorial ne peut être obtenu que par négociation, sans condition préalable. De même Mahmoud Abbas, insiste résolument sur le dit "droit au retour" qui, sur le plan démographique" détruirait Israël, en créant le 23ème état arabe. Abou Mazen a bien précisé à New York qu'"il ne reconnaîtrait pas d'état Juif"

Mais ce n'est pas nouveau; ceci est conforme à la longue histoire du rejet par les Arabes palestiniens de tout état juif au Moyen Orient. Un simple rappel des dernières propositions.

- à Camp David, an 2000: au sommet parrainé par les Etats-Unis, le 1er ministre Ehoud Barak offre à Yasser Arafat, un état palestinien en Cisjordanie et à Gaza – et aussi étonnant que cela puisse paraître, la division de Jérusalem. Arafat refuse sans contre-offre, ce qui montre le peu de sérieux dans tout accord de paix. D'ailleurs dans les 2 mois qui ont suivi, Arafat lança une campagne de terreur sauvage qui a tué, blessé et traumatisé des milliers d'Israéliens.

- Taba 2001: un accord encore plus agréable – les paramètres Clinton – est offert. Arafat quitte les lieux sans répondre.

- Israël 2008: le 1er ministre Ehoud Olmert capitule devant les demandes palestiniennes – 100% de la Cisjordanie, via des échanges territoriaux, un état palestinien, Jérusalem divisée, avec les parties musulmanes devenant la capitale du nouvel état, et concession incroyable, la ville sainte y compris le mur occidental, le lieu le plus sacré du judaïsme, seraient gérés par un organisme international et l'Arabie saoudite – Abbas a-t-il accepté ? bien sûr que non ! S'il l'avait fait, le conflit aurait cessé et la Palestine serait déjà membre des Nations Unies.

 

Ce rappel n'est pas de l'histoire ancienne, une dizaine d'années. Et chaque proposition est en totale contradiction avec la soi-disant intransigeance israélienne, obstacle à la paix, ce qui est communément admis et répété (1).

Implantations? Toute implantation restant en territoire palestinien accepté aurait été détruite et vidée de ses habitants, comme à Gaza. Alors pourquoi les Palestiniens disent tout le temps Non ! Parce que dire "Oui" c'est signer un accord de paix en bonne et due forme et accepter un état Juif sur une terre musulmane… (2)

Les Arabes Palestiniens sont prêts à accepter un accord intérimaire, comme celui d'Oslo., des ébauches d'accords comme Annapolis, des cessez-le feu comme en 1949. Mais pas d'accord final. Pas de traité de paix et pas de fin de conflit. Tout doit rester en suspens.

 

Alors pourquoi Abbas est-il allé aux Nations Unies ? Pendant plus d'un ½ siècle les Etats-Unis ont cherché à résoudre le conflit arabo-israélien avec la formule "territoire contre paix". Formule qui a produit un traité de paix avec l'Egypte en 1979 et avec la Jordanie en 1994, formule qui a été proposée aux Palestiniens à 3 reprises, sans résultat. Pourquoi ?

 

Pour la même raison pour laquelle Abbas s'est présenté aux Nations Unies en Septembre 2011, obtenir un territoire sans la paix. Souveraineté sans reconnaissance réciproque d'un état juif, un état sans négociations, une indépendance dans un état de guerre continu avec Israël.

Israël a cédé un territoire au sud du Liban en 2000, et a obtenu en retour une guerre, la guerre de 2006 et 50 000 missiles du Hezbollah sont pointés sur le territoire israélien.

En 2005, Israël céda un territoire sans obtenir la paix à Gaza, avec en retour une guerre continue, des roquettes lancées en permanence sur le territoire israélien, et un mini-état génocidaire sur son flanc sud.

Israël est préparé à céder du terrain, mais jamais plus sans une paix réelle et véritable, une paix que les Palestiniens de tout temps, depuis Haj Amin al Husseini jusqu'à Mahmoud Abbas, ont toujours refusé. C'est pourquoi indépendamment de qui a gouverné Israël, il n'y eut jamais de paix.
On peut résoudre les conflits territoriaux, mais pas les conflits existentiels. Territoire contre paix, oui ! Territoire sans paix n'est rien d'autre qu'une invitation au suicide.

Par Charles Krauthammer, journaliste

Washington Post 30/09/11

Traduit par Albert Soued, http://soued.chez.com pour www.nuitdorient.com

 

Notes de la traduction

(1) Comme quoi le mensonge paie de nos jours

(2) Inacceptable pour eux. Ils veulent un état arabe sur la terre d'Israël

 

 

Land without peace: Why Abbas went to the U.N.               

By Charles Krauthammer. –

Friday, September 30, 2011.

 

While diplomatically inconvenient for the Western powers, Palestinian Authority President Mahmoud Abbas’s attempt to get the United Nations to unilaterally declare a Palestinian state has elicited widespread sympathy. After all, what choice did he have? According to the accepted narrative, Middle East peace is made impossible by a hard-line Likud-led Israel that refuses to accept a Palestinian state and continues to build settlements.

It is remarkable how this gross inversion of the truth has become conventional wisdom. In fact, Benjamin Netanyahu brought his Likud-led coalition to open recognition of a Palestinian state, thereby creating Israel’s first national consensus for a two-state solution. He is also the only prime minister to agree to a settlement freeze — 10 months — something no Labor or Kadima government has ever done.

To which Abbas responded by boycotting the talks for nine months, showing up in the 10th, then walking out when the freeze expired. Last week he reiterated that he will continue to boycott peace talks unless Israel gives up — in advance — claim to any territory beyond the 1967 lines. Meaning, for example, that the Jewish Quarter in Jerusalem is Palestinian territory. This is not just absurd. It violates every prior peace agreement. They all stipulate that such demands are to be the subject of negotiations, not their precondition.

Abbas unwaveringly insists on the so-called “right of return,” which would demographically destroy Israel by swamping it with millions of Arabs, thereby turning the world’s only Jewish state into the world’s 23rd Arab state. And he has repeatedly declared, as recently as last week in New York: “We shall not recognize a Jewish state.”

Nor is this new. It is perfectly consistent with the long history of Palestinian rejectionism. Consider:

?Camp David, 2000. At a U.S.-sponsored summit, Prime Minister Ehud Barak offers Yasser Arafat a Palestinian state on the West Bank and Gaza — and, astonishingly, the previously inconceivable division of Jerusalem. Arafat refuses. And makes no counteroffer, thereby demonstrating his unseriousness about making any deal. Instead, within two months, he launches a savage terror war that kills a thousand Israelis.

?Taba, 2001. An even sweeter deal — the Clinton Parameters — is offered. Arafat walks away again.

?Israel, 2008. Prime Minister Ehud Olmert makes the ultimate capitulation to Palestinian demands — 100 percent of the West Bank (with land swaps), Palestinian statehood, the division of Jerusalem with the Muslim parts becoming the capital of the new Palestine. And incredibly, he offers to turn over the city’s holy places, including the Western Wall — Judaism’s most sacred site, its Kaaba — to an international body on which sit Jordan and Saudi Arabia.

Did Abbas accept? Of course not. If he had, the conflict would be over and Palestine would already be a member of the United Nations.

This is not ancient history. All three peace talks occurred over the past decade. And every one completely contradicts the current mindless narrative of Israeli “intransigence” as the obstacle to peace.

Settlements? Every settlement remaining within the new Palestine would be destroyed and emptied, precisely as happened in Gaza.

So why did the Palestinians say no? Because saying yes would have required them to sign a final peace agreement that accepted a Jewish state on what they consider the Muslim patrimony.

The key word here is “final.” The Palestinians are quite prepared to sign interim agreements, like Oslo. Framework agreements, like Annapolis. Cease-fires, like the 1949 armistice. Anything but a final deal. Anything but a final peace. Anything but a treaty that ends the conflict once and for all — while leaving a Jewish state still standing.

After all, why did Abbas go to the United Nations last week? For nearly half a century, the United States has pursued a Middle East settlement on the basis of the formula of land for peace. Land for peace produced the Israel-Egypt peace of 1979 and the Israel-Jordan peace of 1994. Israel has offered the Palestinians land for peace three times since. And been refused every time.

Why? For exactly the same reason Abbas went to the United Nations last week: to get land without peace. Sovereignty with no reciprocal recognition of a Jewish state. Statehood without negotiations. An independent Palestine in a continued state of war with Israel.

Israel gave up land without peace in south Lebanon in 2000 and, in return, received war (the Lebanon war of 2006) and 50,000 Hezbollah missiles now targeted on the Israeli homeland. In 2005, Israel gave up land without peace in Gaza, and again was rewarded with war — and constant rocket attack from an openly genocidal Palestinian mini-state.

Israel is prepared to give up land, but never again without peace. A final peace…. which is exactly what every Palestinian leader from Haj Amin al-Husseini to Yasser Arafat to Mahmoud Abbas has refused to accept. Which is why, regardless of who is governing Israel, there has never been peace. Territorial disputes are solvable; existential conflicts are not.

Land for peace, yes. Land without peace is nothing but an invitation to national suicide.

 



Notez cet article

  • Total Score 0%
User rating: 0.00% ( 0
votes )



Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>